Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

Il ne suffit pas de combattre l'abstention, il faut faire renaître la participation.

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vote blanc  

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Bons conseils

SAUVÉS DE L’OUBLI

Retrouvez les bulletins invalidés dans le département du Rhône aux régionales de 2010 sur le site http://www.bulletinsnuls.fr

Et pensez à aller régulièrement visiter les rubriques 'le vote blanc à l'étranger' et 'Partenaires' qui vous emmèneront hors de France ainsi que la page 'Ils l'ont dit' où vous pourrez lire, en vrac, des pensées de Berroyer, Bourdieu, Raffarin, Dupontel, John Cage, François Bayrou...

http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=99

 

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Le vote blanc en 2010

Régionales

1er tour     756 738 (3,74%)

2nd tour  1 013 554 (4,56%)

 

Rappel

Présidentielle (2007)

 1er tour     0  534 846 (1,44%)

2è tour      1 568 426 (4,20%)

 

 

 

Recherche par un mot clef




CANADA: Coup de gueule d'un électeur canadien

Le texte ci-dessous est la traduction d’une prise de position publiée le 5 avril 2007 sur le site du Parti Libertarien du Canada. Vous pouvez lire la version originale grâce au lien :

http://www.libertarian.ca/english/newsletter/2007-04/LPC-2007-04-zh.html

 

Zork Hun, auteur du texte qui suit, est consultant en technologie de l’information et a beaucoup écrit sur le thème de la liberté. Il habite à Toronto où il a été désigné comme candidat du Parti libertarien pour les élections fédérales. Son texte est une contribution au débat qu’organise l’Assemblée des citoyens du Ontario en vue d’un référendum en octobre 2007 sur le système électoral.

http://www.citizensassembly.gov.on.ca/en-CA/home%20page.aspx

 

« Je pourrais m’adresser à vous pour vous dire combien ce forum est important. Pourquoi nous pouvons dire que le système électoral est en panne, pourquoi la participation baisse régulièrement, pourquoi c’est si important d’agir contre ça. Vous le savez déjà grâce à l’existence de ce forum et c’est pourquoi je ne veux pas vous en parler ici.

 

Je pourrais aussi m’adresser à vous pour vous dire pourquoi ce forum n’est pas important. Pourquoi c’est peu probable que vos suggestions changent quoi que ce soit; et pourquoi, même si elles y parviennent, ça ne changerait pas grand chose dans nos vies parce que ce qui importe vraiment n’est pas comment nous élisons notre personnel politique mais ce que nous leur permettons de faire, de quelle manière nous les laissons sortir indemnes.

 

Je pourrais aussi répondre simplement à vos questions ; vous dire ce que je pense de ces propositions, des différents systèmes de représentation et de mes nombreuses idées pour les améliorer, mais ce n’est pas encore ce dont je voudrais vous parler.

 

Ce que j’aimerais soumettre à votre réflexion est une simple modification, un simple rajout à chacun des systèmes que vos conclusions conseillent. Un simple rajout qui n’altèrerait pas la mise en pratique mais qui représenterait un changement fondamental dans notre attitude face au procédé.

 

Pour mieux faire comprendre le point que j’essaie d’instaurer je voudrais dire un mot sur mes activités passées et vous raconter une expérience personnelle lors d’une élection récente.

 

Je suis sociologue de formation. Quand j’avais vingt ans je travaillais dans la recherche pratique. Une partie de mon travail consistait à réaliser des questionnaires, rédiger les instructions, classer les résultats.

 

En faisant cela, j’ai appris l’importance de poser les bonnes questions. J’ai appris que les questions stupides appellent des réponses idiotes, que les hypothèses incontrôlées peuvent produire des réponses inexploitables.

 

Bref, j’ai compris l’importance de la préparation.

 

J’ai appris que des questions mal préparées aboutissent à des réponses sans signification ou peu fiables.

 

Si je vous demande si vous préférez un truc plus qu’un machin, la première idée que la question sous-tend est que vous connaissez ce de quoi je parle. La deuxième est que vous devez avoir une préférence ; la troisième est que acceptez de partager cette information avec moi.

 

A moins que je ne donne à mes interviewés l’option ‘Je ne sais pas’, ‘Je m’en moque’, ‘Je refuse de répondre’, je ne peut pas prétendre obtenir les vraies réponses à ma question ; je ne peux pas donner légitimement une conclusion aux résultats de mon enquête.

 

Voici quelques années, lors d’une élection fédérale pas si lointaine, j’ai remarqué un avertissement sévère sur ma carte d’électeur. Il me rappelait que faire annuler mon vote est une offense criminelle punissable d’une amende de 5 OOO $­ et/ou d’un emprisonnement d’un an. Une chose effrayante, mais cela m’a fait penser : est-ce que le vote ne suppose pas l’anonymat ? Comment tout le monde pourrait-il savoir ? Comment pourrait-il m’attraper si j’ai marqué tout ou rien ? Personne n’est supposé le regarder et une fois qu’il est dans l’urne, il est mélangé avec les autres. A moins que nous ayons une très mauvaise loi, ou que le principe de l’anonymat soit une honte. Si je pouvais faire une seconde suggestion, ce serait de changer cette stupidité dans la carte d’électeur, mais peu importe cet aparté maintenant.

 

Je suis un bon citoyen, ou du moins j’essaie de l’être. Je sais que voter est important, je sais que je n’ai le droit de me plaindre que si j’ai fait entendre ma voix. Le problème lors de cette élection précise était que je ne savais VRAIMENT pas ce que cette voix souhaitait dire ; je ne savais pas non plus quel genre de compromis faire.

 

Je suis allé voir le responsable des élections et j’ai indiqué qu’il n’y avait pas sur le bulletin d’option qui me permette de choisir en bonne conscience. "Vous devez choisir" dit-il. "Je ne peux pas – lui ai-je répondu – je veux voter ‘pour aucun d’eux’". "Alors, ne cochez rien", dit-il. "Mais ça serait rendre nul mon vote – lui ai-je répondu – et c’est contraire à la loi. " Il commença à s’énerver, me prit le bulletin des mains et le mit dans l’urne. "C’est fait, maintenant partez. " dit-il pendant qu’un autre responsable s’approchait de moi de façon plutôt agressive – sûrement pour m’empêcher de perturber la paix dans ce sanctuaire dédié à l’exercice de la démocratie.

 

Ce responsable électoral avait fait annuler mon vote. Il avait commis un crime, pire que cela, il avait commis un crime en mon nom, faisant de moi, en quelque sorte, un criminel malgré lui.

 

Quand nous calculons les résultats d’une élection, d’abord nous écartons les avis de ceux qui ne sont pas allés voter, même s’ils pourraient affirmer que s’abstenir de voter est à coup sûr l’expression de leur opinion. Puis nous écartons les bulletins qui ne sont pas conformes aux règles – ce qui est très probablement arrivé au mien.

 

Je ne sais pas vous, mais je n’aime pas être éconduit, je n’aime pas que mon vote soit mis au rebut. Je veux être pris en compte, je veux être entendu.

 

C’est pourquoi je suis ici, c’est pourquoi je m’adresse à vous. Je souhaite faire appel à votre aide pour s’assurer que nos vraies opinions ne seront jamais plus mises à l’écart.

 

Ce que je veux proposer c’est d’inclure – quel que soit le système électoral choisi – une ligne ‘pour aucun d’eux’ sur chaque bulletin.

 

Le problème avec le système tel qu’il est c’est que nous ne pouvons pas le considérer officiellement comme légitime.

 

Comment y arriver ? Comment chacun peut-il prétendre donner une réponse légitime à une question qui ne l’est pas ? Une question qui ne propose pas un choix acceptable. Comment pouvons-nous prendre en considération si les propositions sont strictement limitées ?

 

Si je demandais à chaque citoyen de ce pays s’il préfèrerait qu’on lui coupe le bras gauche ou le droit sans lui donner la possibilité d’un troisième choix et en écartant les votes de ceux qui refuseraient de choisir – considèreriez-vous légitime le résultat final ? De même si, pour faire plus démocratique, on proposait quatre réponses incluant vos quatre membres.Cela deviendrait-il plus légitime ?

 

Dans quelle mesure ce serait différent si la question portait sur le choix entre se faire vider la poche gauche ou la poche droite ? Ou vaudrait-il mieux réduire vos droits à faire des choix moraux (politique de droite) ou économiques (politique de gauche) ?

Sur un bulletin qui me donne le choix entre un voleur, un cambrioleur, un violeur et un meurtrier à la tronçonneuse, j’opterai sûrement pour le voleur, parce que lui au moins ne me ferait pas mal. Cela s’appelle un vote tactique. Mon choix serait rationnel – je choisirais le moindre mal – mais ne serait-ce pas un peu abuser de le dire légitime ? Pourtant nous en sommes là à chaque élection.

 

La seule chose acceptable que l’on peut faire face à des choix indésirables c’est de les rejeter tous.

 

Des personnes que je connais disent que nous ne devrions plus voter parce que le vote légitime les pouvoirs qui nous oppressent. Le système est mené de toute manière par des bureaucrates et l’élection ne sert qu’à valider de temps en temps leur droit d’exister comme tel. Avec le système actuel du choix strictement limité cet argument est difficile à combattre.

 

Un système proportionnel à 100% améliorerait légèrement la situation en donnant une meilleure chance aux plus petits partis d’offrir un choix plus large, mais je suis sûr qu’il resterait des personnes se sentant privées du droit de vote.

 

Le système ne supprimerait pas la contestation, il ne ferait que l’ignorer. Nous pouvons ne pas apprécier les options qui nous sont présentées lors d’une élection ; seulement, nous ne pouvons pas exprimer notre aversion par un bulletin officiel et légitime. L’existence de ce forum et la baisse continuelle du taux de participation aux élections prouvent que je ne suis pas seul à ressentir cela.

 

Je suis assez âgé pour savoir que je suis oppressé quand je le suis et je suis assez sage pour savoir qu’il y a très peu de choses que je peux faire pour cela. Je ne cherche pas à me rebeller, je ne cherche pas à faire la révolution. Tout ce que je demande c’est le droit de dire – de façon que ça soit compté – de façon que ça compte – que JE N’AIME PAS CA !!!!!

 

J’ose espérer que ma suggestion ne concerne pas que moi, mes droits et mes déplaisirs, mais que c’est un changement qui pourrait avoir des conséquences positives à long terme.

 

·Il peut à coup sûr faire remonter le taux de participation. Les gens, qui sentent qu’ils n’auront pas le type de représentation dont ils ont besoin, auront la possibilité d’exprimer ce sentiment. Peu de personnes trouveraient le système sans rapport ; le prestige de toute la procédure électorale y gagnerait.

 

·Les élus auraient une très bonne évaluation de la qualité de leur mandat. Un vote blanc est un vote explicite contre eux, pas seulement un vote pour une autre option et pas quelque chose qui peut être méprisé comme une erreur ou manque d’intérêt. On peut espérer que cela les rendrait plus humbles.

 

·Je ne voudrais pas suggérer qu’ils ne soient plus des votes tactiques, mais j’espère Le vote serait plus digne.

 

·Un niveau élevé de votes blancs obligerait tous les partis à être plus attentifs ; les hommes politiques prêteraient plus d’attention à ce que les gens veulent vraiment.

 

Ce petit changement peut à lui seul rendre la politique plus intéressante. Introduire l’option ‘Pour aucun d’eux’ sur les bulletins ne présente pas d’inconvénients et offre plusieurs avantages. Maintenant, la seule question est celle-ci : pouvons-nous, pouvez-vous, cette assemblée peut-elle faire que ce petit changement se concrétise ?

 

PS :

La première question que chacun me pose quand je présente cette idée est "Que se passe-t-il si le vote blanc l’emporte" ?

La première chose que je note avant de répondre à la question est combien de gens trouvent cette hypothèse envisageable. Ce seul constat prouve la nécessité d’une telle option.

Mais la réponse est très simple, rien ne doit se produire. Le vote blanc ne peut pas gagner, s’il obtient le plus grand nombre de suffrages, les candidats suivants occuperaient les sièges – avec on l’espère une plus haute dose d’humilité.

L’esprit de cette proposition est d’améliorer la légitimité – et le respect en faveur – de l’acte électoral, non pas de le détruire.


Date de création : 28.05.2007 @ 22:42
Dernière modification : 28.05.2007 @ 22:42
Catégorie : Le vote blanc à l'étranger
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Le collectif européen

 

L’EUROPE DU

VOTE BLANC

S’UNIT

Siège à Bruxelles

http://www.cevb.org

 

 

 Le collectif réclame  l'obtention par les députés européens du vote blanc lors de l'élection du président de la Commission (lire notre échange épistolaire avec différents responsables au Parlement de Strasbourg en première page du site en cliquant sur le lien ci-dessus) et la mise à disposition des électeurs de bulletins blancs lors des élections européennes.

 

Notre bibliothèque

Bulletins blancs

206 pages
 

Couverture.jpg

 
Ce livre prend la suite de celui publié en 1999. Il défend la comptabilisation des bulletins blancs comme des suffrages exprimés. Il présente l'évolution politique en France et ce qui se passe à l'étranger.
 

 

livre A quoi bon aller voter aujourd'hui ?
Détail de l'ouvrage

A QUOI BON ALLER VOTER AUJOURD'HUI ? Sous la direction de Olivier Durand ; préface de André Gerin

rectoverso Questions contemporaines

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE

Le vote utile est devenu une panacée pour les professionnels de la politique. Il faut à tout prix dégager un vainqueur. Et tant pis si l'électeur se sent floué. On commente énormément les résultats électoraux mais on étudie rarement le rôle et les motivations de l'électeur entré dans le bureau de vote. C'est tout l'objectif de ce livre : retrouver l'esprit de l'acte électoral

http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=315

http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=335

 

 

livre LE VOTE BLANC
Détail de l'ouvrage

LE VOTE BLANC
Pour un suffrage vraiment universel

Olivier Durand
Préface d'Hervé De Charette

Questions contemporaines

Premier livre sur le vote blanc, cet ouvrage se veut avant tout une synthèse engagée. Il défend sans ambiguïté l'idée qu'il faut aujourd'hui donner plus de poids aux individus à l'occasion des consultations électorales en respectant scrupuleusement leur opinion, et donc en intégrant dans la catégorie des suffrages exprimés les bulletins blancs.

ISBN : 2-7384-7628-7 • 1999 • 240 pagesPrix éditeur : 19,85 €

 

La Lucidité

de José Saramago

Le livre du Prix Nobel Saramago où le vote blanc est le héros.

Saramago, José : La Lucidité  (Livre) - Livres et BD d'occasion - Achat et vente

Lire notre commentaire du livre

www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=106

 

The probability broach

de L. Neil Smith

The Probability Broach

Science fiction américaine publiée en 1980 dans un monde parallèle où le vote blanc (none of the above) va de soi.

http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=4348

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