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L’Association pour la reconnaissance du vote blanc a écrit dès l’annonce de la composition du gouvernement à la ministre de l’intérieur. Ne recevant aucune réponse de sa part, elle a décidé de s’adresser directement au Président puisqu’il semble que la nouvelle tendance soit à un chef d’Etat très présent sur tous les chantiers. Voici un extrait de notre lettre : MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE... "...En un mois, aucune réponse. Un second courrier à destination du ministère du Budget est lui aussi resté sans réponse. C’est malheureusement une attitude que nous connaissions avec les autres gouvernements. Mais nous avions cru que depuis le 6 mai nous serions témoins d’une nouvelle façon d’agir. D’où notre déception. Le vote blanc ne mérite pas ce dédain. Le sénateur Détraigne vient de déposer une proposition de loi en ce sens. Il y a quatre points qui nous avaient fait croire qu’effectivement l’UMP, sous votre inspiration, pouvait avoir à cœur de valoriser le vote blanc : -Un républicain ne peut pas admettre que plus de cent vingt ans après les lois de Jules Ferry l’école républicaine ne forme toujours pas des citoyens capables de raisonner et d’utiliser à bon escient le vote blanc. -Un libéral ne peut pas se satisfaire que les partis politiques ne soient pas confrontés à une vraie concurrence qui s’afficherait dans des résultats complets et non manipulés comme aujourd’hui. -Un démocrate ne doit pas accepter que les gens qui n’ont pas les moyens financiers, culturels, de temps libre, pour s’investir pleinement dans un parti ou en créer un ne puissent pas bénéficier, le temps d’une élection, du grand principe d’égalité ‘Un homme, une voix’ quitte à ne pas donner leur voix à une formation en compétition. -Un écologiste, enfin, ne peut pas demander aux citoyens d’être très responsables dans la vie quotidienne en changeant radicalement leurs comportements et les concevoir encore comme des irresponsables quand ils entrent dans l’isoloir. Le vote blanc complèterait idéalement le statut de l’opposition que vous préparez, en l’élargissant à l’ensemble des citoyens Nous avons cru à la promesse contenue par la lettre de Monsieur Woerth. Le silence de Madame Alliot-Marie nous fait craindre d’avoir été une nouvelle fois trompés. Nous attendons une chose simple et légitime, qu’une réponse claire nous soit apportée..."
Date de création : 22.06.2007 @ 19:53
Dernière modification : 09.07.2007 @ 12:33
Catégorie : Le monde politique et le vote blanc
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