Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

«Un vote blanc, pour moi, en tant que photographe, c'est dire noir sur blanc le refus d'être coincé par des choix imposés.   Il est indispensable que l'on mette à la disposition des électeurs des bulletins de vote blanc et essentiel que ces votes soient comptabilisés et non amalgamés aux votes nuls. Où en est-on avec la démocratie ?   Je souhaite que l'on explique pour quelles raisons l'idée du vote blanc est impraticable. »   Henri Cartier-Bresson Le Monde, 1995

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Prix Crétinerie d'Or

Prix Vote Blanc de la Crétinerie d'Or.
CONCOURS 2017

Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont réussi à démontrer que le vote blanc n'a pas lieu d'être.
 Voir plus en détails les lauréats et les candidats

Edition 2017

Lauréat collectif. C'est le slogan "Voter blanc, c'est voter Le Pen" de l'entre-deux-tours de la présidentielle.

abstentionlepen.jpg

« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter pour Marine Le Pen » Manuel Valls BFM.TV 27 avril 2017
« C'est très grave de voter blanc. » Jean-Pierre Raffarin BFM TV
« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter le Pen. » François Bayrou BFM TV 24 avril 2017
« L'abstention ou le vote blanc, c'est un coup de pouce à Mme (Marine) Le Pen », Alain Juppé sur son blog intitulé "Non!".
« Voter ni Macron, ni Le Pen, c’est voter Le Pen » Jean-Christophe Cambadelis 27 avril 2017

Non Messieurs, voter blanc, c'est voter en conscience, pour des convictions, ici contraires autant à celles de Marine Le Pen qu'à celles d'Emmanuel Macron. Pointer du doigt des électeurs en caricaturant leur vote c'est rendre un mauvais service et accélérer le processus que l'on dit combattre.

 

Edition 2016
(pas de prix décerné)

Edition 2015

Le vainqueur est:

LE GROUPE EELV A L'ASSEMBLEE


Même les écologistes, face à des intérêts à court terme -entrer au gouvernement - s'assoient sur leurs convictions:

AVANT: «Nous, élus écologistes, nous continuerons à œuvrer pour la reconnaissance pleine et entière du vote blanc, comme je l’ai déjà dit en commission. » Sergio Coronado (EELV), jeudi 28 novembre 2013, Assemblée nationale.

AUJOURD'HUI: « Certes, les bulletins blancs ne sont toujours pas intégrés aux suffrages exprimés, mais ils sont désormais comptabilisés et communiqués séparément des bulletins nuls lors de la proclamation des résultats.» Proposition de loi du groupe écologiste à l’Assemblée, mars 2015

La réforme électorale du 21 février 2014, jugée très insuffisante par les écologistes pendant les débats au parlement, est considérée suffisante aujourd'hui (!!!).

 

VAINQUEUR 2014

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.


Voir les autres candidats de l'édition 2014

Lauréat de l'édition 2013:

Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence. Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012: «En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011: «Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

Le vote blanc en 2017

Présidentielle

1er tour: 0 944 733 (2,55%)

2nd tour: 4 085 724 (11,52%)


Législatives

1er tour: 0 513 344 (2,21%)
2nd tour: 1 988 549 (9,86%)
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Bons conseils

SAUVÉS DE L'OUBLI !

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Retrouvez les photos de bulletins annulés de Ludovic Lacreuse

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Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

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Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

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UTOPIE POLITIQUE 

 

Notre analyse de ce livre sera consultable sur ce site d'ici fin septembre

 

Le livre a été publié en 1980. C'est de la science fiction américaine non traduite en francais. On part d'un parti anarchiste dans le Colorado pour arriver dans un autre monde le vote 'none of the above' - vote blanc – est d’une évidence essentielle. A suivre en feuilleton.

 

 The Probability Broach

 

L'auteur, L. Neil Smith, était membre du parti libertarien, la troisième formation politique des Etats-Unis loin derrière les Républicains et les Démocrates. Ils sont souvent amenés àdéfendre le vote 'none of the above' lors des présidentielles US. Neil Smith a reçu le prix Promethée. 

 

DEMOCRATIE EN UTOPIE

 

Chapitres 1 et 2

 

Ca commence sans surprise par un cadavre

 

Vaughn L. Meiss est retrouvé mort, baignant dans son sang, au coin de la 16è rue et de la rue Gaylord, près d’une mosquée, à Denver, dans le Colorado. C’est le secteur du lieutenant Edward William Bear, 48 ans, qui préfère se faire appeler Win Bear. Des documents retrouvés sur le mort apprennent à la police que c’était un étudiant en physique à l’université d’Etat du Colorado. Une forme ronde, grosse comme une pièce d’argent, intrigue les forces de l’ordre. Le nom d’Albert Galattin, révolutionnaire du XVIIIè siècle, est gravé dessus. Enfin, une dernière carte de visite apprend que Vaughn L. Meiss était membre du Parti propriétarien du Colorado, placé quelque part entre le Parti ouvrier socialiste et les indépendantistes américains, et dont les locaux se trouvent justement non loin de là.

 

On s’introduit dans un milieu anarchiste

 

Win Bear s’y rend. Dans l’escalier qui monte aux bureaux, on lit des affiches comme ‘Citizens for communal energy’, ‘Mind-power of the cosmos’. Arrivé devant la porte des propriétariens, une autre inscription l’attend : La déclaration des droits britannique est barrée par une affirmation :

Très vite, Win Bear trouve un interlocuteur. Quand il demande à la personne qui lui ouvre s’il peut parler à quelqu’un qui connaît Vaughn Meiss, celle-ci va appeler Jenny. Dans le bureau où il entre, d’autres affiches l’interpellent : « ‘Autorité illégitime’ est une redondance », « L’imposition est le vol ». Une jeune et belle femme ; Jennifer Noble, le rejoint dans la pièce. L’annonce de la mort de Vaughn la trouble. Elle ne le connaissait que très peu mais à la veille de la réunion du comité exécutif qui se tient ce jour-ci, il l’avait appelée au téléphone et d’une voix aux intonations proches d’une conspiration, il avait tenu à lui dire qu’il avait des nouvelles importantes pour le parti et pour ses membres en particuliers à annoncer, même s’il ne faisait pas parti du comité exécutif.

Win demande si Vaughn avait une arme à feu. Jenny lui répond que ‘oui’, parce qu’il avait travaillé dans un service secret du gouvernement et, une fois après l’avoir quitté, il avait gardé un fusil pour se protéger. Vaughn appartenait à une des deux branches des propriétariens : les anarcocapitalistes. Selon cette tendance, qui s’inspire des écrits d’une Mary Ross-Byrd, il ne doit pas exister la moindre trace de gouvernement. C’est l’autre raison qui explique qu’il portait une arme ; chacun doit prendre en charge sa propre sécurité. Mary Ross-Byrd écrit : « Ne prenez rien au gouvernement, ne lui donnez rien ; l’Etat n’existe pas. » L’autre courant, les minarchistes, tolèrent un embryon d’Etat.

Bear n’est pas insensible à ces théories même s’il les trouve un peu proches du fanatisme. Il montre la pièce trouvée sur Vaughn. Un des membres du comité exécutif, qu’il rencontre quelques instants plus tard, Jon Carpenter, sait des choses sur Gaallatin : Suisse arrivé aux Etats-Unis en 1790 ; il calma dans les années 1790, il calma un mouvement de colère en Pennsylvanie contre des mesures de George Washington. Il mourut en 1849. Il fut professeur à Harvard, inventeur de l’ethnologie aux Etats-Unis, magicien financier et secrétaire du Trésor de Thmas Jefferson. Cela n’en fait pas un révolutionnaire et n’explique pas le titre de président que l’on trouve sur la pièce.

 

Chapitres 3 et 4

 

L’affaire se corse

 

Très occupé par l’affaire, Win Bear n’a pas remis les pieds chez lui. Le capitaine Roger MacDonald l’appelle pour lui demander de venir le voir. Il veut savoir où il en est des affaires récentes. MacDonald n’est pas à l’aise. Il invite Win Bear à sortir de la pièce et du bâtiment. Il est persuadé qu’il est sur écoute. Il dit à Bear que des gens haut placés veulent lui retirer l’affaire Vaughn Meiss, qu’elle cache des choses importantes. Il lui propose de le revoir le lendemain. Le matin, Bear est arrivé le premier et de derrière la vitre il voit MacDonald descendre de sa voiture. Quand il traverse la rue, un véhicule démarre brutalement et écrase volontairement MacDonald. Bear ne peut rien faire, tout s’est passé trop vite.

Il finit par rentrer chez lui. A l’intérieur, une chose l’intrigue. La porte de la salle de bain est fermée alors qu’il l’avait toulours laissée ouverte depuis le part de sa femme ; elle avait décidé de le quitter et était morte peu de temps après au point qu’il ne pouvait dire s’il était divorcé ou veuf. En regardant de plus près, il constate qu’un fil est relié à cette porte. Des visiteurs sont venus et ont transformé son appartement en champ de mines. Il sort de chez lui et regagne son bureau. Il comprend qu’il vaudrait mieux qu’il s’éloigne de là. Sur son bureau il trouve une information lui apprenant que la mère de Vaughn vit à Manitou Springs, au sud, à l’opposé d’où il est.

 

 

Un chercheur singulier

 

Win Bear rencontre le directeur du département de physique à l’université du Colorado, Dr Otis Bealls. Il lui apprend la mort de de Vaughn Meiss. Très vite, on comprend que le directeur n’appréciait pas le personnage : « Il écrivait des lettres – des choses terribles, irresponsables, absolutistes, subversives ! Savez-vous, il clame que l’institution devrait être plus efficiente pour dégager des profits. Comme si l’efficacité était un critère valide en domaine d’enseignement ! (...) Il était dangereux, antisocial, une sorte de bolchevik ! Ses collègues se plaignent qu’il fait bande à part dans ses engagements vagues et ésotériques. Il travaillait avec des bourses venant de sources industrielles du privé. Il semblait plus proche de ses étudiants, les appelant par lur prénom, allant boire des verres avec eux. » Quant à ses travaux, le Dr Bealls dit juste qu’il menait des investigations dans le domaine du ‘sensible’.

Win Bear obtient l’autorisation d’aller dans son bureau. La table principale est recouverte de papiers et de livres. Ce qui attire l’attention de Bear, ce sont des livres sur la Révolution avec un intérêt tout particulier pour Alexander Hamilton et Albert Gallatin. Egalement, alors que tous les éléments de la pièce étaient remplis d’objets, un tiroir était presque complètement vide avec seulement une boîte à moitié vide de munitions pour un Norma 357 Magnum, un stylo-feutre avec une inscription étrange faisant référence à la ville de Laporte, une cartouche d’un calibre peu familier et une autre pièce ; d’un côté on retrouvait le nom de Laporte (une banque de Laporte), de l’autre un visage au regard féroce, à la barbe à la Karl Marx : LYSANDER SPOONER, ARCHITECTE DE LA LIBERTE.

Il y a bien une ville de Laporte dans le Colorado, une bourgade plutôt, de moins de 5 000 habitants.

Win Bear descend l’escalier qui mène au laboratoire de Meiss. C’est le stéréotype même de ce que l’on peut imaginer. Seules quelques affiches dénotent. L’une reprend une citation de Ayn Rand : LA SCIENCE GOUVERNEMENTALE EST UNE CONTRADICTION EN SOI. Au stylo a été rajouté : Ayn Rand est une contradiction en soi. Une autre affiche est illustrée par un vieux Boris Karloff et dit : ILS NE M’ONT JAMAIS COMPRIS A L’UNIVERSITE.

Win Bear continue ses explorations quand une explosion retentit, jetant un grand désordre dans le laboratoire. Le policier était penché derrière quand la déflagration a eu lieu et est donc indemne. Il voit un homme avec une arme a feu. Après un échange de tirs, Win Bear arrive à le neutraliser. Suit un mitraillage fourni. Win s’engage dans un passage et se retrouve à l’air libre, comme sorti d’une tombe, sous un ciel bleu. Il se met à courir.

 

 

Chapitres 5 et 6

 

Dans un monde inconnu

 

Win Bear essaie de se repérer dans le lieu dans lequel il se retrouve brutalement. Toutes les affaires qu’il avait juste avant sont toujours là ; tout semble comme un jour normal, presque agréable. Il fait chaud, lourd, mais de grands arbres forment une ombre et donnent des couleurs multiples. Plus loin coule une fontaine. Des enfants jouent avec un freesby mais sont habillés de façon peu coutumière. Un orchestre joue de la musique elle aussi inhabituelle. Des gens dansent. Win s’avance ; une femme noire lui demande si tout va bien. Il lui demande où est la maison des sciences. Elle lui indique l’université. Il avance péniblement, très fatigué. Il sent l’arme de son agresseur qu’il a récupéré dans l’échange tumultueux. Il est écrit dessus Utah & MONTREAL P,Q, MADE IN BELGIUM. De l’autre côté : PROPRIETE DE LA SECURITE DU GOUVERNEMENT AMERICAIN. Les gens qu’ils croisent le regardent avec un certain étonnement. Ils sont habillés à la mode d’un siècle indéterminé. Ils portent des armes, couteaux ou revolvers. Des véhicules qui ressemblent à des overcrafts anglais circulent. Enfin, il arrive à l’université de Laporte. La date donnée sur la plaque ne correspond à notre calendrier. Là, il voit un emplacement marqué du mot ‘TELECOM’. Il n’y a pas de porte et après deux marches le bruit de la ville s’estompe. Il aurait voulu un annuaire mais tombe sur un écran avec des indications pour connaître la marche à suivre. Il choisit la touche ‘Information’. Une voix lui demande ce qu’il veut. Il voudrait avoir la police de Denver. La machine lui répond que rien ne correspond à ce nom. Il insiste. La machine confirme qu’ils ont tous les noms de millions d’individus jusqu’à la lune et Mars mais que le nom demendé ne correspond à rien.Win Bear pense à demander le nom de Otis bealls qu’il considère être le responsable de sa situation actuelle ce qui ne donne pas de mailleur résultat mais en revanche, en poursuivant un peu la liste il tombe sur un Ed Bear, Détective consultant. Il regarde l’adresse et voit où elle se trouve. 626 Genêt place. C’est près d’ici.

Il franchit, suivant une flèche, un escalator qui longe des magasins, puis un tunnel où sont affichées des publicités en 3D. Il arrive de l’autre côté du boulevard de la Confédération. Il passe devant un complexe bain-pressing et en profite pour laver ses vêtements et prendre une douche. Seuls ses pieds ne lui font pas mal et il reprend sa marche. La place Genêt se trouve dans un quartier qui mélange les types architecturaux, allant du baroque au rococo jusqu’au style chalet suisse mais avec des particularités très spéciales.Si Edward Bear habite ici se dit Win c’est qu’il gagne plus que moi. Il regarde les gens qu’il croise. Outre leurs habits très colorés, il ramarque qu’il n’y a pas l’hostilité que l’on pourrait trouver là d’où il vient. Il n’y a pas d’animosité entre eux ; au contraire, ils ont un air poli, ils parlent !, ils se tiennent la tête haute, sans crainte du monde qui les entoure. Le grand nombre d’enfants présents ici le surprend. Mais ces enfants sont un peu bizarres, avec des moustaches. En fait, ce sont des mutants, la ville en est pleine. On voit plein de gens avec des armes, de grosses armes même. Cela ne va pas avec les observations précédentes.
Soudain, un appareil volant essaie d’atterrir derrière lui. On tire sur lui, il riposte. Quand son chargeur est vide il court vers une maison : le 626 Genêt place. Il frappe. La machine l’a suivi. Des tirs éclatent encore, du sang gicle sur la porte.

 

Win Bear se retrouve allongé ; dans un hôpital pense-t-il mais ce mot ne convient pas à ceux qui s’occupent de lui, un mot du passé pour eux. Il est soigné par les particuliers chez qui il a atterri. Il est confirmé que Denver n’existe pas. C’est Ed Bear, le consultant détective le plus fameux pour son âge, qui, ouvrant la porte, l’a récupéré au moment de la fusillade, s’apercevant que l’homme qu’il sauvait était lui-même. Son pare-balle l’a bien protégé.

Win Bear essaie de comprendre où il en est. On est le27 juillet 211 A.L., AL pour Anno Liberatis. A Denver, au même moment, on est en 1987. Cela signifie donc que l’année libératrice a eu lieu en 1776.Que s’est-il passé pendant ces 211 années ? Win Bear demande à celle qui le soigne, Clarissa Olson, si elle connaît Grant, Lee, la guerre de Sécession, l’abolition de l’esclavage, Lincoln, Jefferson Davis. La réponse est ‘non’. L’esclavage a été aboli en 44 par Thomas Jefferson. En 89, soit 1865, pas de Lincoln ou d’Andrew Johnson connu pour être président, mais Lysander Spooner, le plus grand philosophe qui n’ait jamais existé. Un président encore plus important que Gallatin, le deuxième président, celui qui tua George Washington. On vit dans la Confédération Nord-Américaine et Laporte en est une des plus importantes villes.

 

Chapitres 7 et 8

 

Ed et Ed

 

Ed Win est toujours allongé dans son lit de souffrance. Il a la visite de Ed Bill. Les questions se bousculent dans la tête de Win. Dans quels Etats-Unis a-t-il été projeté ? En bons détectives, ils s’intéressent à leurs armes, dont celle que Win a récupéré d’un de ses agresseurs. L’Utah d’où elle vient n’existe pas dans le monde de ED ; et le Quebec, comme le Canada, fait partie intégrante de la Confédération Nord-Américaine. Le révolver de Ed est manufacturé dans un lieu appelé Nauvoo. Il est plus gros que celui de Win mais plus léger, fait entièrement en titane. Pour Win, Nauvoo lui fait penser aux Mormons qui ont dû quitter cette région de l’Illinois. Win demande à Ed s’il connaît Chicago. Celui-ci sort un engin sur l’écran duquel il projette une carte. La Confédération s’étend de l’Arctique aux Caraïbes et forme un seul tout, sans frontières de provinces. Chicago y est une très grande ville (la plus grande ville du monde dit Ed) concurrencée par Los Angeles et Mexico. Laporte fait la moitié de Chicago mais pas de Washington ni de Denver et Manhattan est un village. Win ne connamit pas la moitié des noms qui sont sur la carte.

Ils en arrivent à la question bien plus personnelle : eux. Ils se ressemblent, ont le même nom, le même âge, la même vocation. Chacun est ce que l’autre aurait pu être. Cela change avec leurs parents. Ceux de Ed sont toujours en vie tandis que le père de Win est mort pendant la Seconde guerre mondiale et sa mère en 1957 d’un cancer. Dans les deux cas ils ont du sang indien, des Ute. Le sort des Indiens n’a pas été le même dans les deux histoires, plus pacifique dans le monde de Ed. Win se plonge dans un gouffre de perplexité sur la possibilité de changer les événements en revenant dans le temps.

  

 

Qui a essayé de le tuer dans ce monde-ci ? Les agresseurs de Denver transportés eux-aussi par la machine de Meiss ? Ed fait remarquer à Win que sur les deux armes qu’il porte, il y a des références à des gouvernements (de Denver, des Etats-Unis), plusieurs gouvernements donc, notion inexistante chez lui. Win reconnaît que ces différents échelons créent des conflits au sein même de la police.

Retrouver les agresseurs permettrait sans doute de savoir comment revenir, pour Win, dans son monde.

 

La nuit du long couteau

 

Win a du mal a dormir. Cela va lui sauver la vie. Quelqu’un entre dans la chambre où il repose, un couteau à la main. Une lutte s’engage entre les deux hommes, du sang coule. Win avait un de ses révolvers sous l’oreiller. L’agresseur est obligé de s’enfuir tant bien que mal en brisant la fenêtre. Quand Ed arrive, il n’est plus là. Impossible de le retrouver ; pourtant la chute qu’il a subie depuis la fenêtre aurait dû lui être fatale. C’est la deuxième tentative d’assassinat pour Win alors que la Confédération se caractérise par une sécurité exemplaire, que garantissent peut-être les armes dont sont dotés les gens. La conversation qui suit entre les deux Ed révèle aussi qu’il y a très peu d’accidents de la route. Le manque d’homicide explicite sans doute aussi que les empreintes ne soient pas pratiquées par la police locale. Win explique comment on fait pour relever des empreintes et il prend exemple sur le couteau qu’a laissé l’assaillant. C’est presque un petit sabre, un Rezin ; ce dernier point permet à Ed de reprendre le dessus en connaissances sur Win. Grâce au Telecom de Ed, une base de données est faite. C’est l’occasion pour eux de s’apercevoir qu’ils ont les mêmes empreintes digitales.

Mais l’enquête sur les attaques dont est victime Win fait du surplace.

 

 

Chapitres 9 et 10

 

L’histoire de la Confédération

 

 

Quelques hommes ont été placés autour de la maison pour la sécurité de Win.

Win continue d’être tourmenté par cette bifurcation dans l’histoire américaine, entre celle qui a mené au monde dans lequel il a grandi et celle qu’il découvre ici. Pendant les absences de Clarissa et de Ed, il consulte le Telecom, cet objet qui pourrait être un ordinateur mais qui accomplit des tâches beaucoup plus variées. En effet, ses deux hôtes semblent moins préoccupés par ces questions d’histoire qu’il ne l’est. Dans le monde où il vient, ce qui domine ce sont les batailles, les guerres, les présidents, les rois ; ici ils préfèrent Thomas Edison à Lyndon Johnsons. Le centre de leur intérêt repose sur les inventions, les idées, la philosophie ; les invasions et les élections sont autant d’aberrations. Aux Etats-Unis, c’est la ruée vers l’or en Californie, la cavalerie, la guerre contre les Indiens. Pour la Confédération, c’est le mouvement qui donne aux Indiens l’autonomie, la liberté ; l’achat ou la location aux Indiens de terres pour extraire l’or, l’argent...

Depuis 1776, les gens s’étaient libérés des rois, des gouvernements, ils étaient libres de vivre leur propre vie. Ca ressemblait au paradis des Propriétariens. A partir de 1789, l’Amérique était emporté en arrière, vers l’esclavage comme diraient les gens comme Ed. Le responsable de ce retour en arrière s’appelait Alexander Hamilton. Lui et les Fédéralistes tiraient le pays vers le bas avec leur ‘Constitution’, une charte instaurant un Etat centralisateur et plaçant les 13 anciennes colonies sous son autorité. Ce texte fut adopté lors d’un Congrès illégal à Philadelphie, ce qui ressembla à un coup d’Etat. C’étaient les mêmes événements que ceux de l’histoire des Etats-Unis, mais ici, des figures historiques comme John Jay et James Madison devenaient de terribles autoritaristes. Le Congrès mis en place par la charte multiplia les taxes, notamment sur le whisky ce qui entraîna la colère des paysans de Pennsylvanie qui échangeaient leur encombrante et périssable récolte en ce breuvage. En 1792, ils allèrent à Pittsburg pour contester les taxes, Hamilton et son équipe ainsi que Washington qui était devenu le président de l’Etat fédéral. Dans l’histoire des Etats-Unis, un immigré suisse calme la colère des paysans de Pennsylvanie ? Ici, au contraire, il organisa et mena les fermiers. Il convainquit les soldats fédéralistes. La révolution marcha sur Philadelphie, déclarèrent la Constitution nulle et non avenue et Gallatin fut proclamé président. Il empêcha que la nation américaine ne devienne la première république bananière de l’histoire. Les problèmes économiques furent résolus par la création d’une nouvelle monnaie et les territoires moins développés du Nord-Ouest furent soutenus. Le pouvoir de l’Etat fédéral mais aussi celui des Etats fut réduit. Albert gallatin fit adopter un nouveau calendrier et un nouveau système de poids et mesures. Le troisième fut Edmond Genêt et après lui Thomas Jefferson qui abolit l’esclavage en rendant tout d’abord la liberté à ses propres esclaves. Quatre plus tard il fut victime d’une tentative d’assassinat et resta diminué physiquement jusqu’à la fin de sa vie. Il mourut pendant son mandat. Quelques années plus tard, un indien Cheroquee fut élu président – il y en aura un autre, Osceola – puis une femme – Harriet Beecher – en 1880 et même un franco-canadien d’origine chinoise. En effet, le Canada était entré dans la Confédération avec enthousiasme, ainsi que le Mexique mais là il y avait d’abord eu un court conflit. Sinon, pas trace de guerre civile. La liste des présidents de la Confédération est réduite, plusieurs ayant enchaîné cinq ou six mandats. Petit à petit, ils réduisirent les attributions de la charge.

L’histoire des innovations techniques est rapide elle aussi. Le premier réacteur atomique date de 1922, les téléviseurs couleur de 1947, le premier homme sur la lune deux ans plus tard et le développement des dirigeables. Pas trace de Seconde guerre mondiale, de guerre de Corée, du Viet-Nam ; il y eut juste une petite guerre avec la Russie en 1957 qui coûta le trônr au tsar. Marx, socialisme, communisme sont des mots inconnus et la Révolution française de 1848 s’appelle la ‘Gallatinite’.

Dans cette maison, outre Ed et Clarissa vit aussi Lucy. Elle a 135 ans mais ne les paraît pas du tout et est d’ailleurs très exsentrique.

 

L’état de Win s’améliore et il peut aller sur la terrasse. Il y rencontre une connaissance d’Ed, le capitaine Forsyth. C’est un homme d’arme qui a beaucoup travaillé dans la sécurité, qui a participé à la guerre de l’Antarctique. Sa principale spécifité est d’être un chimpanzé ; ne pas les appeler ‘singes’. Ici, les singes parlent. Est-ce parce que les idées de Darwin furent acquises plus vite de ce côté, parce que la Confédération considère l’innovation comme un honneur et non comme un danger ou parce qu’ils n’ont pas gaspillé leur énergie en guerres ? Ici, la science et la philosophie ne sont pas séparées. Les chimpanzés, les gorilles et deux autres espèces ont pu obtenir et exercer leurs droits. Ils portent sur eux un appareil qui transforme en sons le mouvement de leur bouche. Et pour Gallatin comme pour Spooner, toute créature qui pense est une personne. Si on anticipe, on se dit qu’un jour les ordinateurs parleront et qu’alors ils auront des droits.

Win demande : Est-ce les anarchocapitalistes qui dirigent ici ? Sa question surprend. Ici, personne ne dirige, chacun s’occupe de ses affaires.

 

Justice armée

 

Win se réjouit en apprenant qu’une visite de Laporte et de ses alentours est prévue dans les jours à venir. Pour l’instant, c’est le soir. Ed doit sortir pour une mission. Il rappelle à Win les consignes de sécurité. Avant de partir, ils retombent sur des objets que Win avait dans ses poches, notamment un feutre avec la publicité : PARATRONICS LTD, LAPORTE. Ed travaille justement pour eux cette nuit. Il est sorti depuis peu quand le Telecom avertit Win que des intrus entrent dans la propriété. Il s’arme et descend. Il trouve un garde baignant dans son sang. Ed était sur son dos, les bras tendus. Une créature en combinaison pointait une arme sur son visage. Il se tourne vers Win, l’arme en sa direction. Win tire et le tue de deux balles dans la tête. Les autres intrus se dispersent. Win tire à nouveau et réussit à en blesser un. Le capitaine a été touché et on le transporte à un endroit pour les premiers soins.

Win décide d’interviewer sans ménagement l’intrus blessé. Celui-ci se rebelle, le traite de ‘barbare’ et demande que l’on respecte ses droits. Ed va dans le sens du prisonnier. Il faut d’abord appeler l’Association des libertés civiles.Il y a toute une procédure que les natifs expliquent à Win, qui n’en revient pas. Il n’y a pas véritablement de prison. Les gens qui en blessent d’autres doivent payer une compensation. Le fautif doit faire que sa victime retrouve son état avant le crime. Sinon, la réputation de la personne sera déplorable et par le biais de Telecom ; tout le monde le saura et ne voudra plus faire affaire avec elle. Si la faute est irreversible, la personne est exilée. Les exilés prennent leurs biens et partent. Plusieurs pays acceptent de les recevoir ainsi qu’un certain nombre d’astéroïdes. La folie n’est pas une excuse. Le juge ne s’intéresse qu’à la façon dont vous allez réparer votre erreur. Pour la société, il n’y a que des individus.

Sur ce, Win reprend son interrogatoire, toujours aussi vif. Le prisonnier finit par accepter de parler : « C’était Madison. Il vous aura, il prendra soin de vous. He’ll blast you all to radioactive slag ! ». Et il s’évanouit. Quelques instants plus tard, Clarissa ne félicite pas Win pour ce résultat. Lui-même n’en est pas très fier. Clarissa enfonce le clou en disant que le résultat n’est pas très probant parce que des Madison, il y en a beaucoup. Puis elle s’emporte sur son acte, cette façon de se servir de son arme pour démontrer une certaine virilité, sans réfléchir plus. Il rétorque en disant qu’il est choqué de voir dans cette société des femmes et même des enfants sur-armés. Elle lui explique dans une longue tirade que c’est une façon d’assurer la tranquillité, qu’ainsi une femme moins forte qu’un homme peut elle-même se protéger. Les gens armés sont libres. Les fusils mettent fin à l violence. La société démocratique ne serait qu’une vaste farce sans une population armée pour la faire fonctionner. C’est un droit dès la naissance. Les gens civilisés vont armés pour dire « Je suis auto-suffisant. Je ne serai pas une charge pour vous.» Ils diront aussi : « Si vous avez besoin de mon aide, avec ça je suis prêt. »

Après ce savon, il retrouve Ed, qui lui raconte comment cela s’est passé. Il est descendu dans le garage, prendre sa voiture. Des hommes lui sont tombés dessus. Pour Ed, ils l’ont confondu avec Win. Un a dit : ‘C’est le flic’. On lui a répondu : ‘Tais-toi Bealls’. A partir d’affaires trouvées dans les poches des assaillants tués, on parle de Prusse, d’armes thermonucléaires et des Hamiltoniens, les fameux fédéralistes...

 

 

 

Chapitres 11 et 12

 

Des vols à la Paratronics

 

Enfin Win va pouvoir reprendre son travail d’enqêteur. Ses hôtes lui fournissent une panoplie d’habits, l’armentcomme il faut. Comme les véhicules de Ed ont été endommagés lors de l’attaque, les deux hommes prennent l’hovercraft de Lucy, une pièce d’antiquité, construit au début de la mise au point de ces prototypes. Laporte est une ville assez étendue où vivent entre 2 et 3 millions d’habitants. Il est difficile de l’évaluer parce que les habitants de la Confédération sont très mobiles.Le quartier de Ed est dominé par l’université, entourée d’un grand parc dans lequel Win était passé. Les voies sont propres. Leur véhicule glissede rues en viaducs et en tunnels pour arriver dans la vieille ville, qui n’a rien d’ancien. C’est ici que se trouve Paratronics, Ltd. Le bâtiment a la forme d’une grande construction aztèque. Depuis le parking au sous-sol, Ed et Win montent dans les étages pour arriver dans le bureau du directeur, Freeman K. Bertram. Il est grand, sec, en kilt et à la barbe de style Renaissance italienne. Ed travaille pour lui, au sujet de vols qui ont été faits dans les entrepôts. Mais les deux hommes sont là parce que le nom de Paratronics est mêlé aux mésaventures de Win. Ed dit à Bertram que selon lui quelqu’un de l’intérieur fait passer des choses et il montre le stylo-feutre qui était dans le monde de Win. Bertram prend mal ces conclusions et se met en colère. Le ton monte entre Ed et lui. Bertram reproche à Ed de travailler pour plusieurs personnes sur cette affaire, lui-même et Win, et que ce second mystère, assez rocambolesque, qui ne correspond pas qu sérieux de son centre, n’est là que pour masquer son incompétence. Ed lui rétorque que les deux affaires sont liées et que les avancées dans la seconde feront progresser la première. Les deux hommes finissent par tomber sur un accord ; Ed réinstalle des équipes de surveillance ; Bertram lui conseille d’aller voir le Dr Thorens.

En repartant vers leur véhicule, Ed et Win font des remarques sur la bague que portait Beltram. Elle les intrigue.

 

‘On l’a fait ! On l’a fait !’

 

Encore dans le sous-sol de Paratronics, Ed rappelle Beltram. C’est occupé. Ca leur confirme que leur interlocuteur avait des choses urgentes à communiquer dès leur départ. Par un service du Telecom, ils demandent qu’on leur signale quand la ligne sera libre. 1H30 plus tard, ce ne sera toujours pas le cas.

Ils vont chez le gardien à qui a été confié le prisonnier survivant. La compagnie d’assurance de ce dernier a choisi de le sous-traiter à Valentine Safe and Vault. Valentine est une connaissance d’Ed. Ce Valentine occupe cette fonction par accident, après quelques affaires ratées qui l’ont obligé à prendre ce contrat et comme ça ne s’est pas vraiment arrangé depuis, il y est toujours. Il existe dans la Confédération une science de la peine purgée en prison (‘penology’s scarcely’) mais Valentine a oublié de respecter certaines règles. Et c’est ainsi que le prisonnier a déchiré ses draps et s’est pendu. Win est très mécontent en apprenant la nouvelle ; Ed est plus calme car Valentine est un ami. Ils aimeraient obtenir au moins son identité mais rien ne permet de la connaître. Ils récupèrent toutefois ses armes, dont un plutôt inoffensif pistolet laser. Sur ce ils vont manger. Tout se fait à partir du Télécom où des personnages viennent offrir leurs cartes. Sur le même Telecom est annoncé parmi les nouvelles l’attaque chez Ed. C’est Win qui paie et constate que c’est très peu cher. Lui vient ainsi une interrogation sur la répartition des richesses dans la Confédération. Y a-t-il des pauvres et si oui où sont-ils ? Commence un échange animé entre les deux Bear. Ed lui explique qu’il n’y a pas plus de riches cachés que de pauvres. La science a trouvé le moyen de lutter contre la faim. Tout repose sur l’idée que l’on doit laisser les gens tranquilles et que ce qui pénalise les Etats-Unis se sont les impôts et les taxes. Les forts détournent les lois pour que cet argent les enrichisse tandis que les plus nécessiteux n’en profitent pas et sont pénalisés par ce système. Les riches ont besoin de la pauvreté pour se maintenir et les impôts leur servent à financer la pauvreté.

Après ce repas, ils vont à l’université chercher ce Dr Thorens qu’a cité Beltram. Dora Jayne Thorens, une blonde chef de la recherche en Paratronics. Ils la trouvent dans son laboratoire, occupée. Elle ne prête pas beaucoup d’attention à leurs propos, surtout quand ils lui disent qu’ils ont trouvé un de ses feutres, mais quand ils précisent où il a été trouvé, elle s’empare du feutre et part en courant et en criant : ‘Ooloorie ! Ooloorie ! On l’a fait ! On l’a fait !’

 

Chapitres 13 et 14

 

Où l’on parle (enfin !) de ‘Probability broach’

 

Win Bear raconte son histoire à Dora Thorens et Ooloorie Eckickeck, le dauphin qui est à l’origine des travaux scientifiques aboutissant un peu involontairement à la découverte d’un monde parallèle ; dans la Confédération, les dauphins et les orques sont des citoyens à part entière comme les humains, les chimpanzés et les gorilles. Ils apprennent avec tristesse le décès du Dr Meiss. Mais ils sont satisfaits de savoir dans quelles conditions a terminé leur ‘broach’. Win est très curieux de savoir en quoi consiste la ‘broach’, une sorte de machine à remonter le temps ? C’est un peu ça, mais pour être exact il faut plutôt parler d’une fenêtre qui permet de passer d’un monde à un autre. La paratronique est une science qui étudie le phénomène de l’énergie hors du spectre électromagnétique. En 194, la paratronique essaya malgré des moyens limités de tomber sur la ‘probability broach’. Perçant un trou microscopique dans la fabrique de la réalité, ils espéraient découvrir la profondeur de l’espace depuis un point d’observation différent que leur système solaire. La première photo qu’ils obtinrent montrait : NO PARKING. En réorientant l’angle de vue, ils lirent : LE GRILL D’ARGENT, NOURRITURE DE QUALITE DEPUIS 1935. Cette seconde inscription les intriga tout particulièrement parce que cela faisait plus de 200 ans que la Confédération n’utilisait plus le calendrier chrétien.

Les recherches avançaient lentement. Faire des trous au-delà de la réalité coûte cher. La fusion thermonucléaire elle-même a des limites théoriques que la ‘Probability broach’ approchait. Des microsondes pénétrèrent par le trou : de l’air, du sol et beaucoup de petits insectes purent être analysés. L’atmosphere était dégoûtante, remplie d’hydrocarbone et d’autres produits chimiques, l’eau était de la même façon souillée. Une source permit d’identifier nettement la présence de véhicules à combustion. Pourquoi aucun des responsables n’était envoyé devant un tribunal ?

En 198, la Paratronique finança un nouveau réacteur. A présent, un trou plus stable et plus large fut réalisé. Ils découvrirent un humain inconnu, de langue anglaise, habillé de façon terne, portant des habits tubulaires, conduisant des véhicules primitifs et pollueurs. Une culture inexplicablement pauvre et sombre

En 201, une ‘broach’ portable fut achevée. Ils réussirent à obtenir quelques informations. D’un lieu nommé Al’s Newsstand – bonbons, tabac, journaux, ils trouvèrent un document intitulé : L’almanach du monde – 1977. Ils apprirent ainsi l’existence de la guerre de 1812, d’une guerre civile avec un très grand nombre de morts. Les crises financières succédaient aux guerres : la Première guerre mondiale, la Grande dépression, la Seconde guerre mondiale avec la bombe atomique, la Corée, le Vietnam. Pour la vie politique, c’est un Etat devenant de plus plus grand, demandant plus chaque année, broyant des vies, des fortunes, détruisant l’honneur sacré, capable de n’importe quel acte, se dirigeant vers le désastre. Une petite lueur d’espoir apparaissait avec l’existence du Parti propriétarien.

Vaughn Meiss devint donc le centre de leur espoir et de leur confiance. Il fallait établir une coopération. Mais ils savaient que les propriétariens étaient impopulaires. Nous avons réalisé un document du même type que l’almanach mais racontant nos événements et nous l’avons propulsé sur son bureau. Malheureusement, c’est Bealls qui a récupéré le document. Ils n’avaient pas pu faire autrement parce qu’il était impossible d’ouvrir un trou plus grand plus de quelques secondes sans entraîner une explosion. Ils ont échangé avec Meiss par simples ‘courriers’. Ils lui ont transmis des objets et lui, faisait part de ses recherches en écrivant sur son tableau. Meiss commença à construire la ‘Probability broach’, puis ils n’eurent plus de nouvelles de Meiss. Jusqu’à l’explosion qui projeta Win chez eux. Beaucoup de questions se posent à présent :

La probability broach avait-elle été utilisée auparavant par le Dr Bealls ?

Qui ou quoi a déclenché l’explosion au moment du transfert de Win ?

L’explosion qui a été de faible intensité de ce côté n’a-t-elle pas été beaucoup plus forte de l’autre côté ?

 

Manfred Landgraf von Richthofen

 

Dans l’immédiat, la question à résoudre est de savoir qui a essayé à plusieurs reprises de tuer, ici, Win. Le nom de Madison est cité lequel évoque tout de suite chez Deejay celui de John Jay Madison, chargé de cours au département d’histoire et de philosophie morale. Il parle de la guerre en Europe depuis le point de vue prussien. Ca peut très bien coller avec un engagement du côté des Hamiltoniens. Un rendez-vous avec lui est tout de suite pris. En cherchant les coordonnées, ils tombent sur l’inscription suivante : Alexander Hamilton society avec un numéro de téléphone pour J. J. Madison. Ils se retrouvent devant un lieu qui se veut imposant, avec une allée de séquoias puis un grand escalier aux marches en marbre. Un majordome les accueille, parlant avec un fort accent allemand.

Les deux Bear lui font part tout de suite de leurs soupçons sur sa responsabilité dans les tentatives d’assassinat dont ils ont été victimes. Il nie que les hommes dont parlent Ed et Win aient le moindre lien avec la Société Alexandre Hamilton puisque celle-ci est un lieu de discussion et de débat en philosophie politique. Il poursuit en disant que les Hamiltoniens sont régulièrement traités comme des boucs émissaires. On les condamne facilement parce qu’ils n’ont pas la possibilité de facilement se défendre, ils ne font pas partie du discours historique officiel. Qu’est-ce qui prouve que ces idées sont fausses ? Ils défendent que ce qui est bon pour la société et pour les individus est de reconnaître et d’imposer un Etat. Madison anticipe l’enquête des deux Bear en révélant que J. J. Madison (en l’honneur de John Jay et James Madison) n’est pas son vrai nom. Il s’appelle réellement Manfred Landgraf von Richthofen et est d’origine prussienne, d’une famille influente. Appuyant sur un bouton placé sur son bureau, il lance une visite de son domqine, commençant par la salle Washington pour montrer qu’il n’a rien à cacher. On traverse entre autres un planétarium, un gymnase et un squna pour l’éducation et la récréation des jeunes Hamiltoniens. Pas de salle des complots selon lui. Ils se quittent ainsi mais en sortant Win remarque une arme à feu avec l’inscription WW. 380 AUTO, les deux W pour : Winchestern-Western qu’il avait remarquée au début de son enquête.

 

Chapitres 15 et 16

 

Visite chez les Hamiltoniens

 

Revenus chez eux, les deux Bear exposent ce qu’ils ont récolté sur Madison. A Lucy et Clarissa, se rajoute maintena Deejay. Madison est connu sous le nom du Couteau russe de Prusse. On peut retrouver des traces de lui dans plusieurs épisodes du XXè siècle ; il devrait avoir aujourd’hui 96 ans. Ed et Win sont d’avis qu’il faudrait qu’ils puissent revenir dans le domaine de Madison, à son insu, pour voir ce qui s’y cache vraiment. S’ensuit une discussion sur la légalité de cet acte et sur les conséquences judiciaires que cela pourrait impliquer, soit pour l’inculper s’il y a de quoi à l’intérieur, soit si lui même portait plainte pour intrusion. Les règles de la Confédération vont plutôt contre une telle visite, mais c’est cette initiative qui est retenue.

Ed et Win sont postés devant le domaine de Madison. Après une longue attente, un majestueux hovercraft noir – un Frontenac – arrive. Il fait nuit, mais grâce à des jumelles paratronique ils arrivent à voir la rencontre qui commence à avoir lieu. Le majordome et Madison sont sortis. Il leur faut plus de temps pour reconnaître les deux autres hommes ; Win finit par identifier d’abord le physicien Bealls puis Oscar Burgess, le chef de la police de sécurité de Denver ; deux hommes de son monde. Ed et Win vont se garer dans une allée latérale vers l’arrière du domaine. Ed sort un appareil connecté sur le Telecom qui permet d’anticiper le déclenchement d’une alarme. Si celle-ci est activée, l’ordinateur maîtrise son déclenchement pendant une dizaine de minutes. Dans ce cas, la lumière de la machine devient orange et il faut faire retraite posément. Si elle passe au rouge, c’est que l’alarme s’est vraiment déclenchée et c’est sauve-qui-peut.

Ils entrent facilement dans le bâtiment et circulent dans plusieurs pièces. Ca semble vide. Dans un laboratoire Win se trouve en présence avec une machine de type ‘Probability broach’ ; où irait-il cette fois-ci si il était, depuis ici, happé par le trou ? La lumière de son appareil est rose-pale. De là il retrouve Ed et tous les deux, par une porte dérobée, entrent dans un cabinet de Madison. Ils y trouvent des films d’endoctrinement militaire sur l’arme atomique et la guerilla. La lumière est devenue orange. Ils sortent de là et en passant près de la cuisine ; ils ouvrent une porte derrière laquelle se trouve un corps ; c’est le cadavre de celui qui avait tenté de poignarder Win une nuit. L’alarme s’est déclenchée et la porte de la chambre froide s’est refermée. Heureusement, quelqu’un a réenclenché tout de suite pour la partie incluant le hall et la cuisine. Ils se dirigent vers la sortie, sous les sonneries de l’alarme. Des hommes en uniforme arrivent depuis le coin de l’allée. Win choisit de sortir comme si de rien n’était. Quand la patrouille arrive à eux, ils se présentent comme des détectives venant de traquer un cambrioleur. Le chef de la patrouille est aux anges, répondant à Ed : ‘Je ne savais pas que tu avais un frère’. C’est une sécurité officielle et non les sbires de Madison. Win tremble toutefois en espérant qu’on ne verra pas sous leurs habits les films qu’ils emportent.

Ils peuvent retourner chez eux quand Lucy apparaît au Telecom. « Il est arrivé quelque chose à Clarissa ».

 

Le complot des deux mondes

 

Toute l’équipe, Clarissa compris, regarde les films emportés de chez Madison. On y voit des explosions nucléaires, ses effets immédiats. Tout le monde est horrifié. Les gens de la Confédération constatent que les Etats-Unis ont transformé les techniques de guerre de masse en science, au détriment des autres domaines de la société. S’ils maîtrisent le passage d’un monde vers l’autre, ils transporteront ces armes nucléaires du côté de la Confédération et l’écraseront militairement. Ceci pour étendre leur pouvoir sur un autre monde, riche, plus ses colonies dans l’espace. Deejay rajoute qu’il est possible qu’avec la ‘Broach’, on puisse accéder à d’autres mondes parallèles ; elle et Ooloorie n’ont pas encore creusé cette hypothèse. Heureusement Bealls est encore loin de mettre au point ne serait-ce qu’un embryon de ‘Broach’. Les hommes qui complotent sont prêts à tout. Ils ont attaqué Win et Ed, tué plusieurs de leurs équipiers et ils viennent de s’en prendre à Clarissa. Si elle est parmi eux pour regarder les films, c’est qu’elle a échappé à un guet-apens chez elle où l’attendaient trois hommes. Comme elle était armée, elle a pu les repousser. Win pense que le mieux serait de régler ça par une bonne baston mais ce n’est pas la mentalité des autres. Les armes servent à assurer la sécurité, pas à agresser. Lucy se souvient d’un village de la côte Est où un gang avait voulu prendre les affaires en main mais quatre ou cinq autres s’y étaient opposés. En peu de temps ils s’étaient étripés. Depuis, ils sont devenus de grands défenseurs du respect de la sécurité. Lucy pense se souvenir que ce village s’appelle Manhattan.

La sonnette retentit. C’est la présidente de la Confédération qui est arrivée. Elle salue individuellement tout le monde, semble connaître Ed. On n’a pas à la présenter à Win, il reconnaît tout de suite Jenny Noble, l’activiste propriétarienne de son monde. C’est en fait son alter ego, comme Ed par rapport à lui ; elle s’appelle Jenny Smythe et sera présidente de 1984 à 1996.

La discussion continue sur le ton décontracté qu’elle a d’ordinaire. Jenny Smythe est comme une amie supplémentaire ; aucun protocole. Clarissa raconte en détail l’agression qu’elle a vécue. Elle a tué les trois hommes et est sortie à temps de la maison pour échapper aux dégats d’une violente explosion. Sa maison est détruite mais son assurance va la reloger – et en attendant elle sera hébergée chez Ed - tandis que tous ses dossiers professionnels sont pris en charge. Mais pour le reste, ses biens personnels à l’intérieur de la maison, tout a disparu. Il faut donc penser à la protection de chacun en augmentant le nombre de gardiens. Qui va payer ces dépenses supplémentaires ? Une petite querelle s’engage qu’interrompt la présidente. Elle annonce que c’est la Confédération qui va prendre tout cela en charge. Chacun est étonnée parce que, comme se le dit Win, c’est à peine si l’Etat a de quoi acheter une boîte de munitions. Jenny répond à tous qu’elle a commencé à lancer une collecte à laquelle les gens qui le veulent pourront contribue. Et elle a décidé de réunir en session le Congrès continental. Il y a bien trente ans qu’il n’avait pas été réuni.

La vie peut donc continuer. Win commence à s’ennuyer, confiné chez Ed parce que le capitaine Forsyth a décidé qu’il devait être protégé. Ce qui le ronge dans ces journées où les autres vaquent à leurs occupations pendant que lui attend, c’est qu’il rumine sa jalousie. Il est amoureux de Clarissa et tout porte à croire qu’Ed et elle s’apprêtent à se mettre en couple. Il a la visite régulièrement de Lucy. Dans leurs conversations, ils viennent à parler de ses maris. Elle en a eu six ou sept, elle ne sait plus vraiment. Elle porte le nom de son deuxième ou troisième, Piotr Kropotkine, un aristocrate russe ; elle s’appelle Lucy Kropotkine. Elle voit clair dans les tourments qui assaillent Win et l’éclaire sur la réalité des sentiments en cours. Ed est amoureux de Deejay et ils devraient se mettre en couple et Win ne devrait pas avoir pour principale préoccupation son retour dans son monde s’il veut conquérir Clarissa. Ed arrive à ce moment là. Ses investigations ont avancé dans l’affaire des Hamiltoniens. Il reconnaît aussi que le capitaine Forsyth est un peu trop alarmiste sur la sécurité de Win et qu’il vaudrait mieux qu’il revienne se joindre à lui

 

[Cover of The Probability Broach tradepaperback] 

Couverture de la version graphique du roman (2004)

 

 

Chapitres 17 et 18

 

En route vers le Congrès continental

 

Clarissa, Lucy, Ed et Win prennent un dirigeable pour se rendre au Septième Congrès continental de la Confédération Nord-américaine. C’est un palace flottant. Après avoir passé un contrôle sur le port d’armes – à l’occasion duquel Win demande s’il peut y avoir un détournement terroriste, ce à quoi ses trois amis lui répondent que ce serait un suicide pour ceux qui essaieraient – ils sont menés à leurs chambres. Pour Lucy, c’est l’heure de sa série préférée, qu’elle ne raterait pour aucun congrès au monde et se retire pour la voir ; Ed décide d’aller faire un tour au bar. Win et Clarissa restent seuls là. Jusqu’à présent, depuis le début de ce voyage, Win trouve que Clarissa, de façon assez surprenante a été plutôt tranquille. Mais tout d’un coup une angoisse s’empare d’elle au sujet de ses vêtements. Elle n’est pas habillée comme il faut. Elle décide d’aller chez le coiffeur puis de faire quelques emplettes. Avant de partir, elle dit à Win qu’elle aimerait partager la chambre avec lui. Le coeur de Win fait boum-boum et il rougit. Elle l’embrasse sur le lobe de l’oreille et s’en va. Win décide de rejoindre Ed au bar. Sur le chemin, il passe par la zone où des bassins premettent aux dauphins et aux orques de voyager. Ils sont eux aussi équipés de Telecom. Il regarde l’écran d’eux et voit son nom apparaître. C’est Manfred Landgraf von Richthofen qui l’invite avec ses amis à venir le voir. Win rejoint Ed au bar. Ils conciliabulent et décident de répondre positivement sans en parler aux filles. Et très vite ils sont en visio-correspondance avec Madison, derrière qui on voit Oscar Burgess. J. J. Madison ne joue plus le rôle de celui qui n’est qu’un intellectuel en philosophie politique. Mais il refuse d’abonder dans l’hypothèse de Ed selon laquelle il voudrait importer des armes thermonucléaires. Win lui dit qu’ils ont vu les films ce que savait Madison. La confirmation est faite que Burgess et Beall ont été transportés dans ce monde en même temps que Win. Madison veut discuter en tête-à-tête avec Ed et Win pour que les deux détectives lui rendent les films et pour trouver un compromis qui rendrait caduque la tenue de ce congrès. Il souhaite également que Ed et Win arrêtent d’enquêter sur lui et enlèvent l’équipe de sécurité placée chez lui. Les deux Bear n’apprécient cette base de discussion. Pour les convaincre d’accepter, Madison leur précise que s’ils refusent, il risque d’arriver des choses désagréables à Clarissa et à Lucy, dont il sait qu’une est chez le coiffeur et l’autre en train de regarder sa série préférée. Les deux hommes n’attendent pas plus longtemps. Ed court chez Lucy tandis que Win part trouver Clarissa. Win doit monter au 9è étage, courir à travers les courts de tennis, le bowling pour arriver à l’aire où l’on peut trouver des coiffeurs. Clarissa n’est pas là. Dans une boutique, il trouve ses affaires près de chaises dans la zone d’essayage. Il n’ose pas ouvrir les rideaux pour vérifier si elle est là, sachant que les femmes sont armées et que ce pourrait être dangereux pour lui. Il demande à une personne du magasin. On lui dit que son mari est venu et elle s’est évanouie. Il a dit que c’était courant chez elle et a dû la porter pour sortir. Il part rejoindre Lucy et Ed. Lucy est bien là, en pleine forme, ce qui n’est pas le cas de deux types qu’elle a expulsés du théâtre (un des deux décèdera et l’autre – prisonnier – restera mutique). L’épisode a ameuté plusieurs personnes dont des membres de la sécurité. Ed n’est pas là. Win part vers la suite 1919 qu’a réservée Madison. Quand il y arrive, un robot ménager l’informe qu’elle a été libérée et la famille Snedigar va l’occuper. Mais un mot est resté à l’attention de Win. Madison confirme l’enlèvement de Ed et Clarissa et demande à Win de reconsidérer sa proposition.

 

En attendant de défendre la motion

 

Win et Lucy arrivent à Gallatinopolis. C’est devenu la capitale de la Confédération mais ça ne l’a pas toujours été. Au début ce fut Philadelphie mais avec l’avancée vers l’ouest il fut nécessaire d’en trouver une plus centrale. Plusieurs villes refusèrent l’honneur qu’on leur proposait et pendant plusieurs années ce furent les villes où vivait le président qui furent retenues. Jusqu’au début du XXè siècle où la ville de Gallatinopolis fut choisie définitivement. La ville n’a pas bougé depuis. Elle n’a aucun charme et paraît même misérable, arriérée, rustique, ressemblant plus à une ville minière champignon. Des murs en papier goudron prêts à flamber par temps très chauds forment le paysage même si les extérieurs sont soignés. Les gens se disent que l’on doit sûrement y réfléchir à deux fois avant d’accepter de venir ici ; c’est ce qui en fait la capitale parfaite.

 

L’arrivée dans la capitale est l’occasion de connaître en abrégé l’histoire du monde dans lequel se développe la Confédération au XXè siècle. En 1914, la Prusse chercha à concurrencer la Confédération en créant une fédération européenne, même si les autres pays n’étaient pas forcément d’accord. Après une rapide campagne militaire, les autres Etats germanique, la France, le Bénélux et l’Italie furent englobées dans un même ensemble. L’Espagne et le Portugal tombèrent en cinquième division et l’Angleterre, comme à son habitude, était en difficulté. Un Congrès, le premier depuis 1900, fut réuni. Il fut agité ce qui était un spectacle désolant pour les Européens venus mendier de l’aide : La Scandinavie était terrorisée par le tsar enhardi par les initiatives prussiennes, les Finlandais devant se défendre face à une attaque de Cosaques. L’Angleterre, elle, était menacée par une grande flotte affrétée en Irlande, prête, sous le gouvernement d’un Hamiltonien à prendre sa grande revanche.

Le Congrès vota à une large majorité la neutralité. La Confédération avait été échaudée par les guerres de 1812, 1860 et 1898 ainsi que par les quatre semaines sanglantes qui avaient été conclues par l’entrée du Mexique dans la Confédération. Pourtant, à la seule surprise des Européens, un grand nombre de volontaires réunirent une flotte de dirigeables et parmi eux on pouvait trouver des gens qui avaient voté pour la neutralité. La guerre dura cent jours. Les Hamiltoniens irlandais ne purent rien face à cette armée fraîche, désordonnée, sans commandement. Les volontaires étaient mieux habillés, mieux nourris que les conscrits paysans armés de fourches. Ils tombèrent sous les balles des pistolets que les volontaires maniaient depuis leur naissance. Un officier prussien écrivit dans une lettre inachevée sa stupeur face à ces diables américains qui tiraient entre les deux yeux. Coïncidence ? Il mourut une balle entre les deux yeux.

Partout où ils passèrent, les volontaires semèrent les idées anarchistes qui prirent très vite. Plusieurs aristocrates, quand ils revinrent dans leur château le retrouvèrent transformé en hôtel de villégiature par des entrepreneurs locaux.

Les Allemands et les Italiens restèrent divisés. L’Espagne se morcela en douze entités politiques. La Bretagne se sépara de la France. L’Irlande replongea dans sa tribale anarchie. Dans les Balkans, chaque village était devenu une nation.L’Angleterre tenait bon. L’Ecosse, le Pays de Gale ; les îles de Man et de Wight la quittèrent. L’ancien Royaume-Uni ressemblait à un puzzle mal fait jusqu’à ce qu’un parlement favorable aux idées de Gallatin ne s’instaure et persuade le roi, perplexe, de rajouter dans ses titres celui de ‘anarchie du Commonwealth’. La Normandie, après une pétition, s’y annexa.

En 1918, une épidémie ravagea le monde. Environ quatre cents dirigeables rescapés des combats, aidés par des fonds privés, partirent autour du monde pour dispenser un nouveau remède qui mit fin à cette épidémie.

 

Retour à la mise en route du congrès. Win fait connaissance avec l’esprit démocratique de la Confédération ; et il n’est pas au bout de sa peine.

(Lire la traduction approximative de ces quelques pages sur ce lien: http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=4393).

La présidente Jenny Smythe ouvre le congrès. Au programme, onze motions. Win ne comprend pas pourquoi on intègre ces questions alors que la question de l’état d’urgence qu’ils veulent voir traitée est urgente. Lucy lui explique que donner la parole à ces mouvements était nécessaire pour obtenir le quorum de 90%. Le dernier congrès s’étant déroulé trente ans plus tôt, certains attendent depuis longtemps de pouvoir évoquer leur idée. Ca commence par les Franklinistes qui voudraient qu’il y ait un congrès chaque année. Pour Lucy, derrière ce discours théorique se cache la volonté d’imposer un système gentiment coercitif pour monopoliser certaines concessions.Les dissolutionnistes, au contraire, voudraient qu’il n’y ait plus de congrès. Les prosimiens demandent l’intégration des orang-outans et des gibbons parmi les citoyens de la Confédération. Les néo-impérialistes réclament la destruction de tous les gouvernements de gauche dans le monde. Toutes ces motions sont rejetées après de nombreuses arguties procédurales ce qui a le don d’excéder Win. En revanche, la demande des annexionnistes d’intégrer dans la Confédération le Groenland est retenue, d’autant plus que ceux-ci ont déjà installés un parlement gallatiniste. Enfin, ça va être le tour de la motion défendue par Lucy.

 

 

 

Chapitres 19 et 20

 

La population débat

 

Jenny Smythe, présidente, et le gorille Dr Olongo Featherstone-Haugh, vice-président, dirigent les débats. Jenny expose les motifs. Par le passé, la Confédération eut à reconnaître l’égalité d’animaux comme certains primates et des cétacés avec les êtres humains, aujourd’hui elle commence à entrer en contact avec d’autres mondes, des mondes parallèles. Mais une guerre s’annonce car certains veulent remettre en cause le fonctionnement actuel de la Confédération en profitant de ces nouvelles découvertes. A ce titre, elle demande au congrès de décréter l’état d’urgence. Ses propos sont accompagnés à plusieurs reprises de brouhaha de la part des participants au congrès échangeant avec leurs voisins leur étonnement, leur inquiétude ou leur désapprobation. La séance devient confuse. Lucy n’y tenant plus, dégaine son énorme pistolet et tire trois coups dans le plafond. Le silence se fait. La parole est donnée à Lucy qui confirme les données fournies par la présidente. Olongo soumet la motion à discussion.Le premier à prendre la parole est Madison. Il dit avoir déjà été approché par ces ‘lunatiques’ et demande que leurs phantasmes soient rejetés immédiatement. Des sifflets et des cris d’encouragements accompagnent ses propos ; un des ses acolytes se lève et crie pour essayer de rajouter une motion mais ce n’est pas accepté. Un néo-impérialiste, Beltram,demande si on peut convoquer une session plénière et repousser le vote pour que chacun arrive à comprendre la nature de l’urgence du danger exposé. Jenny ne donne pas suite à cette demande. Il insiste, soutenu par une dissolutionniste. Un chimpanzé frankliniste ajoute qu’en fait il faut des explications supplémentaires. Le majordome de Madison prend à son tour la parole. D’autres interventions se font encore entendre. Finalement, il est décidé de voter la motion du majordome. Ceux qui y sont favorables votent ‘aye’ et une lumière verte s’allume à côté de leur nom sur l’écran, ceux qui s’y opposent votent ‘nay’ et une lumière rouge s’allume. Certaines lumières blanches s’allument. Le vert l’emporte sur l’écran ce qui jète Win dans un grand désarroi. Puis les proportions sont calculées en fonction des voix dont sont en charge les représentants et là tout change, le rouge devient largement majoritaire. L’amendement demandé par les néo-impérialistes est à son tour soumis au vote. Les lumières vertes sont plus nombreuses mais cette fois-ci le calcul des proportions confirment largement ce succès. Le Congrès passe donc en commission plénière. Tout le monde peut s’exprimer, il n’y a plus de limite de temps de parole. Mais cela ne décourage pas Lucy selon qui les Fédéralistes et les néo-impérialistes vont vite ennuyer l’assemblée.

La présidente appelle les chercheurs Thorens et Ooloorie à venir s’exprimer sur l’écran. Ils exposent leurs travaux, comment ils sont tombés sur Vaughn Meiss. Ils s’aperçurent que ses travaux avaient été dupliqués par d’autres. Les personnes qui tuèrent Meiss entrèrent en contact avec les Hamiltoniens de Madison. Celui-ci se défend face à ces accusations en parlant de diffamation, menaçant les deux chercheurs. Puis c’est au tour de Win de parler, représentant les habitants des autres Etats-Unis. Il fait part de la disparition de Clarissa et Ed, de la présence auprès de Madison de Burgess…

Les films pris chez Madison sont prêts à être projetés quand un Hamiltonien, F.K. Bertram, prend la parole, mettant en avant qu’il s’agit de documents privés de l’entreprise Paratronics et qu’il est hors de question de les diffuser au public. Il faut respecter les droits de propriété. Cette intervention déclenche dans l’assistance une grande controverse. Olongo objecte qu’il est actionnaire de cette entreprise et qu’il est curieux de voir le film. Un sondage est demandé auprès des actionnaires de l’entreprise pour savoir s’ils acceptent que soit visionné le document. Une lumière bleue s’allume à côté des noms des délégués actionnaires et ceux qu’ils représentent. Le film est finalement projeté, sur l’utilisation de l’arme nucléaire au XXè siècle. Les images frappent l’assistance. A la fin, le Hamiltonien Bertram vient voir Jenny pour lui demander l’autorisation d’entrer au Parti Gallatinist.

 

 

Duel

 

La nuit fut courte et peu réparatrice pour Win, avant d’affronter la suite du congrès. Auparavant, il fut interviewé par une chaîne de télévision, attirée par l’exotisme que représente le personnage Win Bear et en resta à un niveau très superficiel. Le journaliste lui demanda pourquoi il avait fui son monde. Win dut lui expliquer qu’il était arrivé là contre son gré. Dans un pays où il y a très peu de meurtres, le nombre de personnes qu’il a tuées depuis son arrivée marque les esprits. Il apparut plus comme un semeur de trouble que comme une victime.

Lucy lui apprend que les Hamiltoniens ont chargé en matériel un cargo et que celui-ci est parti sans que Forsyth ait pu lancer une équipe à sa suite.

Le congrès reprend son cours. Des gens veulent savoir si état d’urgence signifie une déclaration de guerre contre ces Etats-Unis. A ce stade, Win décide d’intervenir pour sensibiliser l’assistance aux dangers réels que le monde encourt. Pendant son intervention, Madison entre dans l’assemblée et traite Win d’imposteur. Selon lui, Win Bear ne peut pas prendre la parole parce qu’il n’est pas citoyen de la Confédération. Olongo demande à Win s’il vit et travaille sur le continent. Il répond qu’il y a un compte en banque ce qui suffit. Win peut continuer, et propose un amendement prévoyant de faire de la propagande dans son monde, avec l’aide des propriétariens, pour empêcher la réussite des plans des Hamiltoniens. Son amendement est soutenu par le néo-impérialiste capitaine Couper. Il est d’abord refusé ce qui l’amène à formuler un amendement formel. Jenny lui demande donc de désigner les victimes et les coupables. Win se lance dans un interrogatoire à l’encontre de Madison au sujet de Clarissa et de ED. Comme il n’a pas de preuves, il essaye de le compromettre par la présence de Burgess. Madison s’en sort en affirmant qu’on ne pouvait pas lui reprocher de faire appel à des immigrés. Pour l’arme nucléaire vue dans les films et dont on l’accuse de vouloir importer, il plaide que dans la Confédération, aucune arme n’est interdite, un fusil comme une bombe atomique. Puis il attaque en défendant sa cause, selon laquelle, tôt ou tard, la Confédération devrait avoir besoin d’une autorité pour faire régner l’ordre social. Face à cette morgue, Win décide d’employer un moyen extrême, défier en duel Madison. Mais c’est d’abord Burgess qu’il doit affronter. Le capitaine Couper se porte volontaire pour être l’arbitre. Les deux hommes se font face, et quand Couper laisse tomber le mouchoir, ils tirent. Win est touché à l’avant-bras et tire en second, faisant exploser la tête de Burgess. Le majordome dut vouloir tirer sur Win car c’est l’ex-Hamiltonien Bertram qui tire sur lui et le tue avant de décéder lui-même. Avant de perdre conscience, il arrive à bredouiller quelques mots pour dire à Ed que Clarissa et Ed sont dans la maison de Madison. Madison qui a disparu de la scène.

 

 

Chapitres 21 et 22

 

Délivrance

 

Lucy et Win décident de prendre un véhicule très rapide pour rentrer à Laporte. Il n’est pas de tout confort mais il permet de parcourir le trajet en quelques minutes. C’est un engin entre la fusée et l’obus de canon. On voyage couché. Au décollage comme à l’atterrissage, la pression est si forte que Win se sent comme si un hippopotame invisible s’asseyait sur lui. Lucy aussi bien que lui, dont le bras est blessé, sont fourbus à la descente, mais ils sont rentrés en un clin d’œil.

Win, Lucy et Forsyth avec quelques hommes se rendent sans hésiter au domicile de Madison. Il faut retrouver Clarissa et Ed pour ensuite partir à la recherche du cargo qui doit transporter le matériel mis au point par Bealls. Ils y entrent avec effraction, profitant du fait que personne de l’équipe de Madison ne s’y trouve. Ils se séparent pour parcourir les nombreuses pièces mais en vain. Lucy commence à se décourager quand Win repense à la salle froide au sous-sol où ils avaient retrouvé un cadavre lors de leur première incursion. Et en effet, Clarissa et Ed y sont, vivants. Clarissa avait eu l’idée de s’envelopper d’aluminium pour se protéger. De plus, ils n’avaient pas été mis là tout de suite ; ils avaient d’abord été placés dans deux pièces différentes. Win et Clarissa sont heureux de se retrouver et leur penchant l’un pour l’autre est enfin avoué.

Mais l’affaire n’est pas finie. Une visite dans la cave confirme que du matériel lourd a été emporté. Cela a été fait dans la hâte et le plancher a été rayé, des câbles arrachés.

 

 

 

 

 

 

Impasse

 

Clarissa et Win se rapprochent encore plus l’un de l’autre. Mais Madison court toujours avec un prototype de la ‘probability broach’. Après un bon sommeil, les quatre amis mettent en commun leurs réflexions pour savoir où peut être J. J. Madison. Ils en arrivent à la conclusion qu’il est resté dans la ville de Laporte même s’il n’est pas dans son domaine. A partir d’une carte de Denver que possède Win, ils essaient de localiser l’endroit par où il pourrait essayer de faire transiter d’un monde à l’autre des armes nucléaires. Ils se lancent sur une piste et arrivent près d’une maison assez petite, au jardin bien entretenu. Ils s’avancent subrepticement pour essayer d’entrer sans être vus, prêts à user de leur arme. Ed est le premier à entrer quand un danger semble imminent et une sorte d’explosion se produit. Elle est suivie par le chant « Joyeux anniversaires ». Ils s’aperçoivent que c’est une fête qui réunit une douzaine d’enfants d’environ cinq ans, avec les mères de certains. On est loin du lieu recherché. Les quatre amis se sentent ridiculisés et démoralisés.

 

 

Chapitres 23 et 24

 

Explosion

 

Win n’en poursuit néanmoins pas ses cogitations. Il en arrive à l’idée que leurs adversaires doivent être de l’autre côté, à Denver. Burgess devait agir hors du concours de sa hiérarchie supérieure. Il faut donc partir du local de police auquel il appartenait. Cela fait beaucoup d’hypothèses invérifiables, mais les autres n’ayant pas d’autre lecture des faits plus probante, ils acceptent de suivre son raisonnement. Ils contactent Deejay. Elle leur apprend qu’à partir de leur probability broach, ils peuvent détecter celle que Bealls est en train de mettre au point. Leurs derniers travaux leur ont permis de comprendre qu’en disposant les ‘broach’ d’une certaine manière on peut aussi organiser une interférence. Pour cela, il faut être dans un rayon proche de la machine équivalente. Quand les deux machines sont en parfaite adéquation, l’ouverture entre les deux devient concentrique. Quand Win demande à Deejay ce qui se passe alors, elle se contente de répondre, un peu embarrassée, que c’est comme si deux immeubles étaient construits contigus l’un à l’autre avec les fenêtres face à face. Ils décident donc de partir vers Saint Charles Town qui est au niveau du lieu recherché côté Etats-Unis. La question se pose de savoir que faire quand ils seront à portée de main de Madison et de ses hommes. Win est comme d’habitude favorable à une intervention musclée ; ce que réprouvent cette fois-ci Deejai et Ooloorie.

Ils y vont avec deux véhicules qui vont très vite et équipés de technologies de pointe dont un pilote automatique. Dans un des véhicules se trouve leur ‘broach’. En arrivant près de Saint Charles Town, le véhicule dans lequel se trouvent Win et Ed est accosté par un tiers, appartenant aux Hamiltoniens. Des échanges de tir ont lieu. Le véhicule adverse finit par s’écraser contre un obstacle tandis que les deux autres ont été secoués mais leurs occupants sont indemnes.

Les signaux qui indiquent la ‘broach’ de Bealls les conduit en dehors de la ville. Ils positionnent la ‘broach’ de manière à pouvoir la pièce dans laquelle se trouve Madison et plusieurs de leurs comparses dont certains leur sont, à présent, familiers. Ils ne peuvent pas entendre ce qu’ils disent. Que faire ? Leur faire comprendre qu’ils sont épiés et attendre des jours qu’ils se lassent et décident d’abandonner leur projet machiavélique ? C’est peu crédible. A ce moment de la réflexion, Deejay s’aperçoit que l’ouverture devient concentrique. Une tige sort de la pièce des Hamiltoniens et entre dans leur espace. C’est une simple antenne de talkie-walkie. Ils regardent l’antenne monter, redescendre… A ce moment, Deejay les poussent brutalement à sortir ; du côté Etats-Unis, l’ouverture va être fermée. Ils ont juste le temps de fuir en courant. Une terrible explosion se produit.

 

L’unanimité

 

Win et Clarissa ne sont pas sortis indemnes de l’explosion ; lui a perdu l’usage d’un œil, elle, une grande partie de sa chevelure. Côté Confédération, elle n’aura pas provoqué beaucoup de dégâts parce qu’elle s’est produite dans un lieu inhabité. Mais côté Etats-Unis, le bilan doit être plous lourd. Déjà, Madison et ses acolytes ont disparu.

Le congrès s’est poursuivi et terminé sans avoir connaissance de cet épisode. Jenny et Olongo l’ont mené jusqu’au bout. Ils ont obtenu le droit de riposter ; mais pas par des armes, par des idées. Il s’agit de convertir un monde entier à des valeurs. Des collectes de fonds s’organisent très vite et beaucoup de gens s’enrôlent pour défendre leurs principes. On peut utiliser dans l’autre le parti propriétarien, mais il existe d’autres réseaux. Les simiens, chimpanzés et gorilles, ont préparé une petite armée de volontaires pour aller de l’autre côté. Le Parti progressiste du Danemark et le Parti des Travailleurs d’Australie, hors Confédération, ont fait de même. Ooloorie assure que parmi les siens aussi un mouvement se met en place. D’après elle – c’est une dauphine – la civilisation des cétacés était déjà ancienne quand les homo- sapiens ont découvert l’usage de l’obsidienne. Les cétacés ont découvert les fonds marins et ont protégé les humains et les ont aidés à s’adapter à la civilisation. Enfin, ils ont accepté que les humains les rejoignent dans la Confédération.

Jenny, en tant que présidente, sera amenée à se rendre de l’autre côté. La première personne qu’elle sera amenée à rencontrer sera son équivalente. Elle sera confrontée au même choc que celui qu’eurent à surmonter les deux ED.

Win s’engage dans une discussion avec Lucy sur la réputation qu’on donne aux Etats-Unis. Selon lui, ils ne sont pas aussi belliqueux qu’on le laisse penser. Lucy distingue dans ce verdict entre le peuple et le gouvernement. C’est ce dernier qui pousse aux guerres incessantes. Win lui rétorque que la Confédération en a elle aussi connues. Ce à quoi Lucy lui répond que la dernière faite par la nation de la Confédération est celle contre le Mexique. Depuis, il n’y a plus de nation et la Confédération ne s’est plus lancé dans des agressions militaires ; elle a juste répondu aux attaques de l’Etat prussien puis de l’Etat russe.

 

Win et Clarissa partent se reposer en montagne. Cela ne les empêche pas de toujours essayer de comprendre. Win, notamment, veut comprendre pourquoi la Confédération a choisi le 2 juillet comme date de commémoration alors que c’est le 4 aux Etats-Unis. C’est que le texte de la Déclaration d’indépendance a changé entre ces deux dates ; 480 mots ont été supprimés, ce qui en laissait 1 337. Dans une version… dans l’autre ça faisait 1 338 mots. Sur l’écran de l’ordinateur, Clarissa compare les deux versions. A gauche, c’est celle des Etats-Unis :

« … la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement de… »

C’est la que se trouve la différence, toute la différence : « leur juste pouvoir émane du consentement à l’unanimité des gouvernés. » Par consentement, on entend le plus souvent le résultat d’une élection ; un camp gagne, l’autre perd, commente Win. Et beaucoup d’autres ne sont pas du tout écoutés complète Clarissa. « De la minorité éligible, seuls quelques uns votent actuellement, tout particulièrement ceux qui auraient émis le même vote s’ils avaient eu la liberté complète dans le choix des candidats ou des sujets – choses que l’on ne trouve jamais sur un bulletin, d’une façon ou d’une autre. Et parmi ceux-ci, seuls certains d’entre eux gagnent. La grande majorité perd toujours. ‘Consentement des gouvernés ?... ».

Un seul mot change et tout un état d’esprit est modifié.

 

FIN

 

Date de création : 16.07.2010 @ 00:31
Dernière modification : 30.08.2010 @ 15:03
Catégorie : - Littérature et vote blanc
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par KATIANADIA le 20.06.2015 @ 23:21

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