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VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

« Un homme, une voix. L’équation simple s’impose à nous avec la force de l’évidence. L’égalité devant l’urne électorale est pour nous la condition première de la démocratie, la forme la plus élémentaire de l’égalité, la base la plus indiscutable du droit. »   Pierre Rosanvallon (Le sacre du citoyen)

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Prix Crétinerie d'Or

Prix Vote Blanc de la Crétinerie d'Or.
CONCOURS 2017

Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont réussi à démontrer que le vote blanc n'a pas lieu d'être.
 Voir plus en détails les lauréats et les candidats


Candidats pour 2017

Béatrice Giblin : « Je suis très préoccupée par cet engouement pour le vote blanc. C'est pousser les gens à ne pas essayer de s'engager. C'est au fond une sorte de fuite de ses responsabilités. 'Y en a aucun qui me plait.' Bien sûr puisqu'on est 66 millions et on va avoir in fine à choisir entre deux. Donc on va choisir celui qui va sembler correspondre le plus à nos souhaits. Je suis très hostile à cet engouement sur le vote blanc qui me paraît un peu dangereux. »
François Bujon de L'Estang : « Je comprends et je sympathise. » 9 avril 2017, émission L'esprit public, France Culture.
Béatrice Giblin, géopoliticienne, François Etienne Vladimir Bujon de L'Estang, diplomate français. Deux bourgeois qui, en 1936, se seraient offusqués que les ouvriers aient des congés payés.

"Le risque est grand que, se parant, avec le vote blanc, des atours de la juste expression de la volonté populaire, le peuple soit nu." Anne Levade, juriste, L'Express (si vous avez 1 euro à dépenser), 6 avril 2017.

"Le vote blanc se présente comme un exutoire commode – il n’esquive pas le devoir du vote – à une indécision qui se diffuse. Indécision pour choisir, indécision pour participer." Anne Muxel, politologue du CEVIPOF, Le Monde, 5 avril 2017. Travail à charge. On attend autre chose des universitaires.

"Il revient donc à ceux qui s’abstiennent ou votent blanc pour contester le système, de redoubler d’efforts pour faire vivre la démocratie participative : en s’engageant, par exemple, dans un conseil de quartier ou une association." Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, La Croix, 4 avril 2017
. Mélanger abstention et vote blanc n'est pas sérieux et qui dit que celui qui vote blanc n'est pas très engagé dans sa vie ordinaire ?

"Il y a d'abord le vote blanc rural, qui s'exprime dans les petites communes, où tout le monde se connaît et où il peut être mal perçu de ne pas aller voter. Il recèle donc de l'abstention cachée. Il y a ensuite le vote blanc urbain, dont les utilisateurs sont plus politisés, plus éduqués. Ils délivrent davantage un message politique."  Adélaïde Zulfikarpasic, directrice adjointe de l'institut BVA, L'Express, 29 mars 2017. 15 ans qu'elle répète le même cliché. Les campagnes ont bien changé ces 30 dernières années mais on en reste à une analyse du siècle de La Fontaine !!!

« Je suis toujours un peu sceptique sur ces gens qui estiment que l’offre du moment ne leur va pas. Je ne sais pas si c’est le problème de l’offre ou celui des gens en question." Michel Issindou, député PS, décembre 2016, France Inter .

"Contrairement aux Etats-Unis, la France affiche une volonté d'égalité absolue en matière d'élection. Le suffrage universel est censé y être encore plus pur que l'immaculée conception" Didier Maus, constitutionnaliste anti-vote blanc, 1er novembre 2016, Huffington Post. Quelle égalité absolue quand le principe 1 homme/ 1 voix est bafoué par la non reconnaissance du vote blanc !?

"A quoi servirait la liberté de penser s'il n'est de liberté de choisir. ? D'autant que chez nous, le vote blanc est possible." André Flahaut, ancien ministre PS de la Défense, ancien président de la Chambre, Le Soir, 15 novembre 2016. En Belgique, le bulletin blanc va directement de l'urne à la poubelle. C'est le vote blanc qui donne la liberté de choisir, pas le vote obligatoire.

Une proposition de loi sur le vote blanc en janvier 2016, une autre sur le vote obligatoire un an plus tard (!) - janvier 2017 - qui ne mentionne pas le vote blanc. Tromperie sur la marchandise, travail de sagouin. Stéphane Saint-André, député.

Edition 2016
(pas de prix décerné)

Edition 2015

Le vainqueur est:

LE GROUPE EELV A L'ASSEMBLEE


Même les écologistes, face à des intérêts à court terme -entrer au gouvernement - s'assoient sur leurs convictions:

AVANT: «Nous, élus écologistes, nous continuerons à œuvrer pour la reconnaissance pleine et entière du vote blanc, comme je l’ai déjà dit en commission. » Sergio Coronado (EELV), jeudi 28 novembre 2013, Assemblée nationale.

AUJOURD'HUI: « Certes, les bulletins blancs ne sont toujours pas intégrés aux suffrages exprimés, mais ils sont désormais comptabilisés et communiqués séparément des bulletins nuls lors de la proclamation des résultats.» Proposition de loi du groupe écologiste à l’Assemblée, mars 2015

La réforme électorale du 21 février 2014, jugée très insuffisante par les écologistes pendant les débats au parlement, est considérée suffisante aujourd'hui (!!!).
 

«Je vote blanc, je vote 'rien', je vote nul, je vote 'rien', je m'abstiens, je ne suis pas dans le coup.» François d'Orcival, président du comité éditorial de Valeurs actuelles. Europe 1, 5 mars 2015. L'éditorialiste met dans le même sac ces trois types de réponse à une élection (qui, selon nous ne sont que deux: abstention et vote blanc - bulletins blancs + bulletins nuls) et en conclue qu'il ne faut pas en favoriser une plus que l'autre. Comme le vote blanc a toujours été associé à une abstention, il n'est pas question aujourd'hui de réfléchir à corriger cette anomalie pour donner plus de subtilité à l'acte électoral. Regrettable pour quelqu'un qui se voudrait un 'phare' intellectuel de la presse.

« It would be too complex and feed an unachievable hunger for the perfect candidate.» Tim Sanders, président de la commission électorale pour l'état du Minnesota, février 2015 (cité dans le blog D.C. Clothesline)

 

VAINQUEUR 2014

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.


Voir les autres candidats de l'édition 2014

Lauréat de l'édition 2013:

Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence. Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012: «En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011: «Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

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Le vote blanc en 2017

Présidentielle

1er tour: 0 944 733 (2,55%)

2nd tour: 4 085 724 (11,52%)


Législatives

1er tour: 11 juin
2nd tour: 18 juin
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

caillavet.jpg
 

Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
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Dépouillement 08/05/2012 à 19h18

« Plus confiance » : paroles de dix électeurs qui ont voté blanc

Emilie Brouze | Journaliste Rue89

 

 

 
 
 
1

« Il faut du changement. Je ne voyais pas d’autre choix pour l’exprimer »

 

« Ça m’a fait mal au cul, mais j’ai voté Le Pen au premier tour. Il faut du changement et je ne voyais pas d’autre choix pour exprimer ça. Si, allez, Mélenchon ou Dupont-Aignan peut-être. Là, c’est vote blanc. Pas question de voter pour Sarko, ni pour Hollande. Le Parti socialiste est le parti le plus endormi.

Dans les quartiers, on veut que ça bouge. Pas du laxisme et encore moins de l’assistanat. Et au rayon islam, je ne vois pas ce que les autres partis, en particulier le PS, ont fait pour la condition des musulmans. Donc sur ce point, aucun cas de conscience. »

Jamel Djamel, 22 ans, technicien supérieur au chômage, à Chanteloup-Les-Vignes (Yvelines)

2

« Pas possible de voter pour quelqu’un qui m’inspire si peu »

 

« Je me situe plutôt à gauche sur l’échiquier politique. J’ai voté Eva Joly au premier tour, blanc au second pour exprimer un certain mécontentement.

Le virage très à droite pris par Nicolas Sarkozy me révulse et me fait fuir, alors que la personne de François Hollande ne me convainc pas du tout. Même si son programme et ses idées se rapprochent de mes convictions, je ne le sens pas capable de diriger convenablement la France à l’heure actuelle, au vu des énormes difficultés auxquelles le pays fait face.

Pour moi, il n’a pas la stature d’un homme d’Etat, et il ne m’était juste pas possible d’envisager voter pour quelqu’un qui m’inspire si peu. C’est donc pour toutes ces raisons que j’ai opté pour le vote blanc, et je suis bien contente que son taux soit assez important pour que tous les médias en parlent aujourd’hui. Peut-être cela va-t-il enfin conduire les politiques à s’interroger et à se remettre en question ? »

Charlotte, étudiante en troisième année à l’Institut d’études politiques de Lyon

3

« Je ne fais plus confiance aux socialistes »

 

« J’ai voté Poutou au premier tour, blanc dimanche. J’étais sûre que Hollande passerait et, évidemment, je suis content que Sarkozy s’en aille. Mais vu la campagne, ça va surement être pire dans cinq ans. Je ne fais pas confiance aux socialistes.

Le vote blanc, c’est aussi un geste libertaire : il y a une fatalité depuis des années, je refuse cette opposition entre deux types pas très éloignés l’un de l’autre.

Ce qui est étonnant, c’est que mon entourage, qui a voté Hollande, ne m’a pas fait pression cette année : en 2007, j’avais fini par voter pour Ségolène Royal. Si j’avais senti dimanche que c’était ric-rac, j’aurais fait pareil.

En 1981, j’avais voté Mitterrand mais c’était différent. On arrivait de très loin, il avait ses 100 propositions dont l’abolition de la peine de mort, le vote des immigrés... Le soir, j’étais pas très loin de la Bastille, même si je me faisais aucune illusion. Dans l’Histoire, les socialistes ont toujours trahi leurs électeurs. Mais si Hollande règle certains problèmes, il est possible que je vote pour lui la prochaine fois. »

Louis, 61 ans

4

« J’avais grand espoir en DSK »

 

« Voici plus ou moins dans l’ordre, pourquoi j’ai voté blanc au second tour :

  • ni l’un ni l’autre des candidats ne m’a totalement convaincue durant la campagne ;
  • j’aime la politique économique de Sarkozy mais pas du tout sa politique sociale ;
  • j’aime la politique sociale de Hollande mais pas du tout sa politique économique ;
  • j’ai voté Bayrou au premier tour et il n’était pas au second tour (mais même s’il avait été au second tour, je ne suis pas sûre que j’aurais voté pour lui) ;
  • j’ai voté Sarkozy en 2007 et j’ai passé quatre ans et neuf mois à le regretter pour beaucoup de promesses non tenues, de réformes non faites et d’espoirs jamais assouvis. Même si je suis plus proche de la droite, je ne pouvais pas voter pour lui ;
  • j’ai hésité à mettre les deux bulletins dans l’enveloppe, car finalement, je trouve qu’un mix des deux hommes pourrait être pas mal. Finalement, je n’ai rien mis puisqu’au final le vote blanc compte comme une abstention...
  • j’avais grand espoir en DSK avant que toutes ses affaires avec la justice le sortent de la course à la présidentielle. Dès ce moment, j’ai plus ou moins su que je voterai blanc ;
  • j’ai détesté le mot d’ordre de la gauche pendant la campagne qui, avant un programme, avait pour but battre la droite en général et Sarkozy en particulier ;
  • j’ai détesté le rapprochement de l’extrême droite de Nicolas Sarkozy. »

Marina Failliot, 34 ans, chargée de clientèle à Saint-Aubin-de-Crétot (Seine-Maritime)

5

« Je ne voulais pas que l’écart Sarkozy-Hollande soit trop grand »

 

« C’est la première fois que je votais car j’ai eu 18 ans en mars. Au premier tour, j’ai voté Bayrou. Pour le second tour, j’étais en désaccord avec les programmes de Sarkozy et d’Hollande : Sarkozy, surtout concernant l’immigration, Hollande, parce qu’économiquement, on est dans une situation de crise et qu’il ne propose pas de solutions.

J’avais quand même une préférence pour Hollande. C’est aussi familial : une partie de ma famille est plutôt à gauche. Si j’avais voté pour François Hollande, cela aurait été un vote par défaut et je n’en avais pas envie. Je savais qu’il allait passer. Je ne voulais pas que l’écart soit trop grand et je voulais que la droite conserve une place importante et qu’elle reste forte car la confrontation est essentielle. J’ai hésité jusqu’au dernier moment, même dans l’isoloir.

Mon vote a été utile car j’ai réduit l’écart entre Sarkozy et Hollande. J’ai toujours trouvé que les idées du centre étaient bonnes. Les idées de Bayrou sont les plus en accord avec ma façon de voir la politique. »

Clémentine Scohy, 18 ans, Montpellier, lycéenne en terminale scientifique

6

« Le vote blanc est symbolique »

 

« Je vote par conviction. Je déteste le fait de voter pour s’opposer, j’estime qu’on vote car on adhère aux thèses du candidat. Ici, nous avions le choix entre deux candidats qui ne m’intéressaient pas. Les deux programmes sont très dangereux, ils n’imposent pas une bonne direction pour le pays.

J’ai voté Mélenchon au premier tour car c’est la personne qui me semblait pouvoir imposer une direction plus saine pour l’avenir (même si je n’adhère pas à toutes ses idées, l’important est bien la tendance future et non les mesurettes).

Pour terminer, je considère que le vote blanc est symbolique. Il a perdu (ou n’a jamais eu) sa vraie valeur, à savoir la reconsidération des candidats dans le cas d’un vote blanc majoritaire. Cependant, si nous nous abstenons, le message devient ambiguë... Un vote blanc ne doit pas avoir d’autre sens que : “Virez moi ces gens-là et proposez nous une autre liste”. »

Jérémy, 24 ans, Castelnau-le-Lez (Hérault)

7

« Aucun ne m’a fait reprendre confiance en l’avenir »

 

« Mes idées sont généralement plus orientées à droite qu’à gauche mais monsieur Sarkozy n’a pas su faire taire son instinct de survie pour rassembler les partisans du FN et a eu des paroles inacceptables. Quant à monsieur Hollande, n’étant pas assez informée sur ce qu’il avait fait précédemment, et à la vue de certaines idées délirantes que contenait son programme (60 000 postes dans l’enseignement,etc.), j’ai finalement opté pour le vote blanc.

J’ai voté en premier pour Bayrou, qui me semblait être le plus honnête (même si je ne voyais pas le personnage président de la République). En 2007, si j’avais pu voter, j’aurais choisi Sarkozy : il incarnait un idéal. Plus maintenant.

Aucun des finalistes dimanche ne m’a fait reprendre confiance en l’avenir (surtout celui réservé au jeunes) et je n’en ai trouvé aucun des deux honnête, capable de dire que la France était réellement mal partie face à cette crise. »

Marie

8

« Il faut une refonte de notre système »

 

« J’ai voté nul au second tour car les deux candidats étaient similaires dans leurs projets : l’austérité.

Ce n’est pas des mesurettes qu’il nous faut mais une refonte de nos systèmes, notamment financiers et économiques. Notre système est dans une impasse et on a comme l’impression que les politiciens au pouvoir (UMP et PS mais pas que) essaient de profiter jusqu’au bout de ce système (regardons de plus près leurs rémunérations et les relations très douteuses qu’ils ont avec les décideurs économiques et les médias).

Mais ce qui m’a particulièrement dégoûté, c’est comment la campagne a été orchestrée par les médias qui, dès la primaire, avaient déjà leurs candidats et qui n’ont présenté aucune alternative a Hollande-Sarkozy que Le Pen. Nous avions donc en finale, deux “candidats par défaut”.

Je me considère de gauche, plutôt altermondialiste (j’ai voté Montebourg à la primaire, et je soutenais Melenchon et Joly à la présidentielle). Pour les législatives, je voterai Front de Gauche pour forcer le PS à mettre de l’eau dans son vin et à tenir ses engagements. »

B. Fisher, 19 ans, étudiant en BTS à Nantes

9

« J’en ai marre... »

 

« FN au premier tour, blanc au second. J’en ai marre de recevoir des immigrés pour les traiter comme des esclaves ensuite. C’est inhumain, mais arrangeant pour les politiques. J’en ai marre de l’euro aussi. Tu vas à la boulangerie, le pain dépasse 1 euro.

Pendant le débat, ils ont parlé de tout sauf des “vrais” soucis des Français. Alors oui, Hollande m’a étonné mais en même temps, avec un tel bilan, Poutou aurait pu se défendre contre Sarkozy. »

Kevin, 23 ans, chômeur

10

« Ne pas céder au vote utile »

 

« Je vote Bayrou depuis “toujours”. Le fait qu’il ne soit pas au second tour m’engage à voter blanc. J’avais déjà fait cela sur le coup de Chirac-Jospin.

Bayrou avait dans son programme la reconnaissance et le comptage du vote blanc. Je suis pour une proportionnelle, avec les dangers qu’elle comprend, c’est le seul moyen de sortir de ce marasme et de cet immobilisme et de cette blague géante droite-gauche.

Je pense que le seul moyen de faire évoluer la politique sclérosée de la France est de ne pas céder au vote utile. Ce concept est la plus grande arnaque électorale. La démocratie n’est-elle pas plus de voter pour qui l’on croit que contre celui qu’on ne veut pas ? »

Jean-Noël, 30 ans, publicitaire à Saint-Denis (La Réunion)

Chers riverains, si vous aussi avez voté blanc ou nul, expliquez-nous pourquoi dans les commentaires !


Date de création : 14.12.2012 @ 00:30
Catégorie : Pour approfondir - Témoignages
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(De quoi s'agit-il ?)


Episode 6: Le vote, une prise de décision (Daniel Gaxie)
Episode 5: Le vote obligatoire, quel progrès ? (Gisèle Jourda, Georges-Louis Bouchez, Charles-Edouard Sénac)
Episode 4 : La légitimité de l'élu face au pouvoir à affirmer de l'électeur (Corinne Lepage, Alexandre Malafaye)
Episode 3: Mieux voter, c'est possible. (Michel Balinski, Irène Inchauspé)
Episode 2: Un autre électeur est-il envisageable pour le XXIè siècle ? (Alain Garrigou, Frédéric Lefebvre)
Episode 1: Vivre et voter sur un territoire (Jean Lassalle, Aurélia Troupel, Sylvain Manternach).

 
Le vote blanc en 2017

Présidentielle

1er tour: 0 944 733 (2,55%)

2nd tour: 4 085 724 (11,52%)


Législatives

1er tour: 11 juin
2nd tour: 18 juin
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Contre le vote obligatoire
« Lorsque les peuples, il y a cinquante ans, élevaient des barricades et renversaient les gouvernements pour obtenir le droit de suffrage, ils auraient cru à une plaisanterie si on leur avait dit que, par un retour imprévu des choses, les souverains voudraient à leur tour mettre à l’amende ou jeter en prison tous ceux qui n’useraient pas du droit conquis ». thèse signée de Francis Sauvage, intitulée De la nature du droit de vote et soutenue en 1903
Version 'personnel politique'
Version 'universitaires'
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Le livre défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Il démontre que cette évolution est indispensable dans une démocratie qui se veut moderne.
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Comme le volume 1, ce volume défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Notre république se dit laïque mais c’est une laïcité chrétienne. L’acte électoral est sacralisé et l’électeur profane ne peut y accéder qu’en respectant des formes précises. Le vote blanc qui est une tentative de certains électeurs de s’approprier ce moment démocratique est rejeté parce que sacrilège.
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Bulletins blancs

de Olivier Durand

206 pages
 

 Ce livre prend la suite de celui publié en 1999. Il défend la comptabilisation des bulletins blancs comme des suffrages exprimés. Il présente l'évolution politique en France et ce qui se passe à l'étranger. Présentation

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  A QUOI BON ALLER VOTER AUJOURD'HUI ?
Sous la direction de Olivier Durand     préface d'André Gerin

Questions contemporaines

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE

Le vote utile est devenu une panacée pour les professionnels de la politique. Il faut à tout prix dégager un vainqueur. Et tant pis si l'électeur se sent floué. On commente énormément les résultats électoraux mais on étudie rarement le rôle et les motivations de l'électeur entré dans le bureau de vote. C'est tout l'objectif de ce livre : retrouver l'esprit de l'acte électoral

Préface du livre

Couvertures


 LE VOTE BLANC
Pour un suffrage vraiment universel

Olivier Durand
Préface d'Hervé De Charette

Questions contemporaines

Premier livre sur le vote blanc, cet ouvrage se veut avant tout une synthèse engagée. Il défend sans ambiguïté l'idée qu'il faut aujourd'hui donner plus de poids aux individus à l'occasion des consultations électorales en respectant scrupuleusement leur opinion, et donc en intégrant dans la catégorie des suffrages exprimés les bulletins blancs.

ISBN : 2-7384-7628-7 • 1999 • 240 pagesPrix éditeur : 19,85 €    


  La Lucidité

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   The probability broach

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Science fiction américaine publiée en 1980 dans un monde parallèle où le vote blanc (none of the above) va de soi.

Notre analyse du système démocratique présenté dans le roman:


Long résumé du roman: