Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc 

« Un homme, une voix. L’équation simple s’impose à nous avec la force de l’évidence.
L’égalité devant l’urne électorale est pour nous la condition première de la démocratie,
la forme la plus élémentaire de l’égalité, la base la plus indiscutable du droit. »
(Le sacre du citoyen)
.
  Pierre Rosanvallon


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Le vote blanc en 2013

 Pas d'élection annoncée pour 2013

 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2è tour: 2 154 956 (5,82%)

 

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Le vote blanc en deuil

IL N’A PAS VOULU VOIR CA

caillavet.jpg
 

Le 27 février, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

Analyses et prises de position - Analyse: le vote obligatoire n'est pas français


VOTE OBLIGATOIRE N’EST PAS FRANÇAIS
 
 
Ce n’est pas Napoléon qui aurait pu prononcer cette sentence puisque, pendant son règne, il recourut au vote ‘forcé’ pour ses plébiscites. Tous les autres régimes ont préféré rejeter cette drôle de conception de la démocratie.

 
« Etablir le principe du vote obligatoire, l’assortir de sanctions juridiques, c’est accorder à ‘l’indifférence du peuple’ un statut permanent, justifiant de mettre en œuvre une réforme qui contredit explicitement les postulats d’une citoyenneté révolutionnaire participative car correspondant aux attentes d’une souveraineté nationale enfin émancipée du joug de l’Ancien Régime. C’est encore revenir sur le postulat d’un consensus général entourant la Révolution et mettre en lumière la nature proprement politique de la montée de l’abstention pendant la période révolutionnaire. En d’autres termes, publiciser le comportement de ceux, qui volontairement et de manière réfléchie, optèrent pour un comportement déviant de non participation voire pour une attitude de boycott des procédures électorales. C’est enfin douter gravement de la capacité  du ‘peuple’ à s’intéresser spontanément à la chose publique et, à l’inverse, stigmatiser son indifférence et sa passivité naturelles. »
En 1848, au moment du premier vote au suffrage universel, on allait voter en groupes. Par la suite, l’acte électoral s’est de plus en plus individualisé. De 1876 à 1900, la participation a du mal à dépasser la majorité. Les conservateurs attribuent cette désaffection à cet individualisme. Pour eux, instaurer le vote obligatoire c’est faire revenir aux urnes les modérés anti-républicains. « Si le thème du vote obligatoire est si peu présent dans le discours républicain, c’est aussi peut-être parce qu’il devint, dès les débuts de la IIIè République, un axiome important de la science électorale conservatrice. Par science électorale conservatrice, il faut entendre ici l’ensemble cohérent des études juridiques, des discours et des prises de position publique qui, à la droite de l’échiquier politique français, vont prétendre moins contester un suffrage universel jugé désormais irréversible que l’organiser dans un sens conservateur et anti-individualiste. » Aujourd’hui, si la classe politique sera réticente à imposer le vote obligatoire, c’est plutôt parce qu’elle ne sait pas qui sont ces gens qui viendraient si on les forçait et pour qui ils voteraient.

 

 
Une république religieuse
Dans un encart, Yves Déloye évoque une déclaration d’un grand pédagogue de la IIIè République, dont plusieurs écoles aujourd’hui portent le nom. En lisant cette déclaration, on se dit que la thèse défendue dans le second volume de notre manifeste – Tartuferies – n’est pas si farfelue que cela : « Lors du discours qu’il prononce le 6 août 1882, à la veille de la première rentrée scolaire où s’appliquent les nouveaux programmes d’enseignement primaire, Paul Bert évoque en ces termes cette responsabilité majeure du futur citoyen : ‘Surtout, et avant tout, il faut inspirer à l’enfant un respect quasi religieux pour ce grand acte de vote qui, jusqu’à présent, est par tant de personnes encore traité si légèrement, il faut éloigner avec horreur de son esprit cette idée qu’on peut se déterminer au vote par des considérations tirées de l’amitié ou de la haine personnelles. Il faut que cela devienne chez lui comme une sorte d’instinct acquis, si bien que lorsque ce jeune citoyen s’approchera de la simple boîte en bois blanc déposée sur la table de vote, il éprouve quelque chose de cette émotion que ressentent les croyants lorsqu’ils s’approchent de l’autel.’ Au-delà de sa dimension religieuse, le vocabulaire employé par Paul Bert témoigne de la dignité et de la grandeur que les républicains accordent à l’acte électoral considéré comme acte libre et un devoir sacré. »

Extraits du chapitre Chronique d’une allergie républicaine au vote obligatoire (XIXe-XXe siècles), Yves Déloye dans Le vote obligatoire (voir ci-dessous)
Professeur des Universités (section 04), membre honoraire de l’Institut Universitaire de France (IUF)
Chercheur au Centre Émile Durkheim


 
Le vote obligatoire
Anissa Amjahad, Jean-Michel De Waele et Michel Hastings
Editions : Economica
Collection : Politiques comparées
Année : 2011
Pages : 168 pages
ISBN : 978-2-7178-6049-8

 

Date de création : 09.01.2013 @ 00:07
Dernière modification : 09.01.2013 @ 00:07
Catégorie : Analyses et prises de position
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Prix de la Crétinerie d'Or

Prix Vote Blanc 2013 de la Crétinerie d'Or.
Le grand vainqueur est: l'UDI


Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont permis au vote blanc, et à travers lui la démocratie électorale, de progresser.
Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence.
Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012:
«En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011:
«Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

 



Notre bibliothèque


Le livre défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Il démontre que cette évolution est indispensable dans une démocratie qui se veut moderne.
Pour l'acheter


Comme le volume 1, ce volume défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Notre république se dit laïque mais c’est une laïcité chrétienne. L’acte électoral est sacralisé et l’électeur profane ne peut y accéder qu’en respectant des formes précises. Le vote blanc qui est une tentative de certains électeurs de s’approprier ce moment démocratique est rejeté parce que sacrilège.
Pour l'acheter

Bulletins blancs

de Olivier Durand

206 pages
 

 Ce livre prend la suite de celui publié en 1999. Il défend la comptabilisation des bulletins blancs comme des suffrages exprimés. Il présente l'évolution politique en France et ce qui se passe à l'étranger. Présentation

Pour l'acheter

 

 


 

 

 

 

 

  A QUOI BON ALLER VOTER AUJOURD'HUI ?
Sous la direction de Olivier Durand     préface d'André Gerin

Questions contemporaines

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE

Le vote utile est devenu une panacée pour les professionnels de la politique. Il faut à tout prix dégager un vainqueur. Et tant pis si l'électeur se sent floué. On commente énormément les résultats électoraux mais on étudie rarement le rôle et les motivations de l'électeur entré dans le bureau de vote. C'est tout l'objectif de ce livre : retrouver l'esprit de l'acte électoral

Préface du livre

Couvertures

 

 


 

 

 

 

 

 LE VOTE BLANC
Pour un suffrage vraiment universel

 

Olivier Durand
Préface d'Hervé De Charette

Questions contemporaines

Premier livre sur le vote blanc, cet ouvrage se veut avant tout une synthèse engagée. Il défend sans ambiguïté l'idée qu'il faut aujourd'hui donner plus de poids aux individus à l'occasion des consultations électorales en respectant scrupuleusement leur opinion, et donc en intégrant dans la catégorie des suffrages exprimés les bulletins blancs.

ISBN : 2-7384-7628-7 • 1999 • 240 pagesPrix éditeur : 19,85 €    

 

 


 

 

 

 

 

  La Lucidité

 
 de José Saramago

Le livre du Prix Nobel Saramago où le vote blanc est le héros.

Saramago, José : La Lucidité  (Livre) - Livres et BD d'occasion - Achat et vente

Lire notre commentaire du livre

 

 


 

 

 

 

 

   The probability broach

de L. Neil Smith

 The Probability Broach

Science fiction américaine publiée en 1980 dans un monde parallèle où le vote blanc (none of the above) va de soi.

Notre analyse du système démocratique présenté dans le roman:


Long résumé du roman:
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