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José Saramago, prix nobel portugais de littérature en 1998, s’engage. En 2004 il est interviewé pour Attac France par Yamid Amat et il prend position pour le vote blanc à la veille d’élections en Colombie. A la question, que faire face à ce chaos politique, il répond : « Je dirai qu’en guise de consolation, aux grands maux les grands remèdes : voter blanc. Il faut arrêter avec cette fatalité qui consiste à dire on va voter pour un homme ou pour cet autre sans que rien ne change : la police et ses attaques, les bandes armées et leurs enlèvements, le peuple avec la faim et le chômage. Le peuple doit dire : ça suffit ! Mais il ne suffit pas de dire stop et de voter blanc. Je vous assure qu’on s’en apercevrait et que le système commencerait à trembler. "Arrêter avec la fatalité" Vous avez déjà voté blanc ? Non, jamais. Si vous ne l’avez pas fait, pourquoi le prônez-vous ? Je n’en fais pas la promotion ni l’apologie. Je dis seulement que le vote blanc existe et qu’il se peut qu’il soit, dans certaines circonstances, la seule réponse possible. Mais vous le justifiez ? Non, mais je vais vous dire ceci : si j’étais Colombien et avais l’occasion de voter, je voterais blanc pour la simple et bonne raison que les conditions ne me satisfont pas . J’exprimerais ainsi mon mécontentement. Si le vote blanc gagnait, ce serait un échec pour la démocratie ? 40 ou 50% d’abstention, ce n’est pas un échec pour la démocratie ? Et ceci nous conduit à la pire des conclusions, celle des politiciens qui préfèrent l’abstention parce qu’ils y sont habitués et nous avec.
Date de création : 06.08.2006 @ 13:15
Dernière modification : 14.08.2006 @ 10:06
Catégorie : Le vote blanc à l'étranger
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