Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

«Un vote blanc, pour moi, en tant que photographe, c'est dire noir sur blanc le refus d'être coincé par des choix imposés.   Il est indispensable que l'on mette à la disposition des électeurs des bulletins de vote blanc et essentiel que ces votes soient comptabilisés et non amalgamés aux votes nuls. Où en est-on avec la démocratie ?   Je souhaite que l'on explique pour quelles raisons l'idée du vote blanc est impraticable. »   Henri Cartier-Bresson Le Monde, 1995

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Prix Crétinerie d'Or

Prix Vote Blanc de la Crétinerie d'Or.
CONCOURS 2017

Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont réussi à démontrer que le vote blanc n'a pas lieu d'être.
 Voir plus en détails les lauréats et les candidats


Candidats pour 2017

Béatrice Giblin : « Je suis très préoccupée par cet engouement pour le vote blanc. C'est pousser les gens à ne pas essayer de s'engager. C'est au fond une sorte de fuite de ses responsabilités. 'Y en a aucun qui me plait.' Bien sûr puisqu'on est 66 millions et on va avoir in fine à choisir entre deux. Donc on va choisir celui qui va sembler correspondre le plus à nos souhaits. Je suis très hostile à cet engouement sur le vote blanc qui me paraît un peu dangereux. »
François Bujon de L'Estang : « Je comprends et je sympathise. » 9 avril 2017, émission L'esprit public, France Culture.
Béatrice Giblin, géopoliticienne, François Etienne Vladimir Bujon de L'Estang, diplomate français. Deux bourgeois qui, en 1936, se seraient offusqués que les ouvriers aient des congés payés.

"Le risque est grand que, se parant, avec le vote blanc, des atours de la juste expression de la volonté populaire, le peuple soit nu." Anne Levade, juriste, L'Express (si vous avez 1 euro à dépenser), 6 avril 2017.

"Le vote blanc se présente comme un exutoire commode – il n’esquive pas le devoir du vote – à une indécision qui se diffuse. Indécision pour choisir, indécision pour participer." Anne Muxel, politologue du CEVIPOF, Le Monde, 5 avril 2017. Travail à charge. On attend autre chose des universitaires.

"Il revient donc à ceux qui s’abstiennent ou votent blanc pour contester le système, de redoubler d’efforts pour faire vivre la démocratie participative : en s’engageant, par exemple, dans un conseil de quartier ou une association." Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, La Croix, 4 avril 2017
. Mélanger abstention et vote blanc n'est pas sérieux et qui dit que celui qui vote blanc n'est pas très engagé dans sa vie ordinaire ?

"Il y a d'abord le vote blanc rural, qui s'exprime dans les petites communes, où tout le monde se connaît et où il peut être mal perçu de ne pas aller voter. Il recèle donc de l'abstention cachée. Il y a ensuite le vote blanc urbain, dont les utilisateurs sont plus politisés, plus éduqués. Ils délivrent davantage un message politique."  Adélaïde Zulfikarpasic, directrice adjointe de l'institut BVA, L'Express, 29 mars 2017. 15 ans qu'elle répète le même cliché. Les campagnes ont bien changé ces 30 dernières années mais on en reste à une analyse du siècle de La Fontaine !!!

« Je suis toujours un peu sceptique sur ces gens qui estiment que l’offre du moment ne leur va pas. Je ne sais pas si c’est le problème de l’offre ou celui des gens en question." Michel Issindou, député PS, décembre 2016, France Inter .

"Contrairement aux Etats-Unis, la France affiche une volonté d'égalité absolue en matière d'élection. Le suffrage universel est censé y être encore plus pur que l'immaculée conception" Didier Maus, constitutionnaliste anti-vote blanc, 1er novembre 2016, Huffington Post. Quelle égalité absolue quand le principe 1 homme/ 1 voix est bafoué par la non reconnaissance du vote blanc !?

"A quoi servirait la liberté de penser s'il n'est de liberté de choisir. ? D'autant que chez nous, le vote blanc est possible." André Flahaut, ancien ministre PS de la Défense, ancien président de la Chambre, Le Soir, 15 novembre 2016. En Belgique, le bulletin blanc va directement de l'urne à la poubelle. C'est le vote blanc qui donne la liberté de choisir, pas le vote obligatoire.

Une proposition de loi sur le vote blanc en janvier 2016, une autre sur le vote obligatoire un an plus tard (!) - janvier 2017 - qui ne mentionne pas le vote blanc. Tromperie sur la marchandise, travail de sagouin. Stéphane Saint-André, député.

Edition 2016
(pas de prix décerné)

Edition 2015

Le vainqueur est:

LE GROUPE EELV A L'ASSEMBLEE


Même les écologistes, face à des intérêts à court terme -entrer au gouvernement - s'assoient sur leurs convictions:

AVANT: «Nous, élus écologistes, nous continuerons à œuvrer pour la reconnaissance pleine et entière du vote blanc, comme je l’ai déjà dit en commission. » Sergio Coronado (EELV), jeudi 28 novembre 2013, Assemblée nationale.

AUJOURD'HUI: « Certes, les bulletins blancs ne sont toujours pas intégrés aux suffrages exprimés, mais ils sont désormais comptabilisés et communiqués séparément des bulletins nuls lors de la proclamation des résultats.» Proposition de loi du groupe écologiste à l’Assemblée, mars 2015

La réforme électorale du 21 février 2014, jugée très insuffisante par les écologistes pendant les débats au parlement, est considérée suffisante aujourd'hui (!!!).
 

«Je vote blanc, je vote 'rien', je vote nul, je vote 'rien', je m'abstiens, je ne suis pas dans le coup.» François d'Orcival, président du comité éditorial de Valeurs actuelles. Europe 1, 5 mars 2015. L'éditorialiste met dans le même sac ces trois types de réponse à une élection (qui, selon nous ne sont que deux: abstention et vote blanc - bulletins blancs + bulletins nuls) et en conclue qu'il ne faut pas en favoriser une plus que l'autre. Comme le vote blanc a toujours été associé à une abstention, il n'est pas question aujourd'hui de réfléchir à corriger cette anomalie pour donner plus de subtilité à l'acte électoral. Regrettable pour quelqu'un qui se voudrait un 'phare' intellectuel de la presse.

« It would be too complex and feed an unachievable hunger for the perfect candidate.» Tim Sanders, président de la commission électorale pour l'état du Minnesota, février 2015 (cité dans le blog D.C. Clothesline)

 

VAINQUEUR 2014

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.


Voir les autres candidats de l'édition 2014

Lauréat de l'édition 2013:

Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence. Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012: «En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011: «Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

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Le vote blanc en 2015

Départementales

1er tour: 1 007 518 (4,86%)

2nd tour: 1 412 590 (8,38%)


Régionales

1er tour: 0 901 571 (3,99%)
2nd tour: 1 287 644 (4,87%)
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

caillavet.jpg
 

Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
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 Nous vous invitons à lire ce témoignage du peintre turc Omer Kaleşi sur les réactions face à certaines de ses oeuvres où une partie de la toile est restée blanche, sans la moindre couche de peinture blanche dessus. Pour certains, ce n'est plus de la peinture.
Pour beaucoup de gens, le vote blanc ne dit rien puisque c'est un bulletin blanc et vierge. Ils en restent à la surface de ce qu'ils voient. 
Dans les deux cas - les tableaux d'Omer Kaleşi et les bulletins blancs - il faut savoir aller au-delà. C'est ce parallèle que nous vous proposons de creuser, en commençant par le témoignage du peintre puis en faisant une correspondance avec le vote blanc.


Omer Kalesi 'Têtes', Editions Ikon (Skopje).
 
 

« BLANC SANS BLANC »


 
« Mon travail peut se diviser en trois périodes ‘coloristes’ : rouge, noir sans noir et blanc sans blanc. Le rouge est un mélange de plusieurs rouges, foncés ou clairs, jaune et vert foncé. Le noir est un mélange de vert foncé et de rouge foncé. Ce mélange donne une couleur foncée presque noire. Le blanc est le blanc vierge de la toile. Le noir et le blanc, comme couleur, ne sont jamais utilisés dans ma peinture.
J’ai commencé à utiliser le rouge pendant mes études aux Beaux-Arts à Istanbul et au début de ma carrière. Le noir a commencé en 1993 avec le thème « Drame balkanique » et continué durant toute la durée de la guerre en ex-Yougoslavie (Croatie, Bosnie-Herzégovine et Kosovo). J’ai commencé à utiliser le ‘blanc de toile’ vers 1985 avec Le Derviche et les Bergers et continué jusqu’à aujourd’hui avec les cent têtes dans les vingt dernières grandes toiles.
Au sujet du blanc dans ma peinture, je vais raconter maintenant quatre petites anecdotes :
En 1985 à Ankara, j’avais une exposition à la galerie Artizan. Un collègue des Beaux-Arts est venu, et quand il a vu quelques toiles  à moitié blanches, il m’a dit : ‘‘D’habitude, on remplit cette surface blanche, tu fais blanc cassé ou n’importe quelle couleur mais il ne faut pas laisser ça comme ça, en plus cela donne l’impression que le tableau est inachevé.’’
Au début de mes études aux Beaux-Arts, mon professeur Bedri Rahmi est parti un an aux Etats-Unis. Il a été remplacé cette année-là par un jeune professeur, Neset Günal. Des années plus tard, ce dernier est venu à Paris avec sa 2 CV et il passait de temps en temps me voir à son atelier. C’était après 1985, je lui montrais une dizaine de mas nouvelles toiles presque à moitié blanches. En regardant, il m’a dit : ‘‘Pour faire ça il faut un grand courage, c’est vrai que Cézanne, Matisse et Picasso ont utilisé le blanc de la toile, mais pas autant ni de cette façon ; à ce sujet je vais te raconter une histoire :


‘‘Quand j’allais en Anatolie avec ma 2 CV, pour arriver chez moi, je traversais des villes et des villages, et les vitres de ma voiture étaient devenues toutes poussiéreuses. Le lendemain, qu’est-ce que je vois ? Sur les vitres, les enfants avaient écrit avec leurs doigts : LAVE-MOI. J’ai peur que les clients, quand ils verront ces tableaux dans la galerie, écrivent sur le blanc de la toile : PEINS­-MOI.’’
Un jour, Besi Cecan – ma galeriste depuis plusieurs années – m’a raconté comment certains clients, à la vue de mes tableaux moitié, parfois plus qu’à moitié blancs, lui disent : ‘‘Madame, si l’on achète cette toile, on ne paie que la surface peinte, on ne va pas payer pour la partie blanche parce que le peintre n’a rien fait sur ce blanc !’’
(…) Dans tous les arts, peinture, littérature, musique, beaucoup moins en poésie, on a l’habitude de remplir. On ne peut pas laisser la toile à moitié blanche, la page à moitié blanche, la partition à moitié vide.
Dans la poésie, il y a beaucoup de blanc dans une page. J’ai devant moi le livre Trajectoires de Jacques Lacarrière avec le texte et vingt-cinq poèmes sur ma peinture : les pages de texte sont remplies, comme à l’habitude, mais les pages des poèmes sont presque blanches, quelque part sur la page, il y a trois ou quatre lignes écrites.
Le blanc de la toile est utilisé dans ma peinture avec un très grand respect. Comme il est propre et blanc comme neige, je le prends comme il est, sans mettre sur lui aucune tache, signature, ni date. Le blanc de la toile dans ma peinture remplace l’habitude de remplir. »

Omer Kaleşi. Peintre considéré comme Turc mais arrivé à Istanbul à l’âge de 24 ans sans connaître la langue parce que né en Macédoine yougoslave en 1932 d’une famille albanaise.


Extension au domaine du vote blanc
 
Utilitarisme, peur du vide. Un tableau doit-être rempli, peint entièrement, sinon c’est du gaspillage, du travail inachevé. Si une partie du cadre représente une étendue de neige, il faut que de la peinture blanche recouvre la toile même si celle-ci était déjà blanche. L’électeur qui vote blanc est un artiste contemporain qui s’ignore. Génie ou imposteur ? Il envoie au personnel politique une carte blanche. A ce dernier de l’interpréter pour à son tour devenir créateur et modifier son discours ou sa façon d’être.
Mais le plus souvent, si ce n’est tout le temps, les spécialistes du politique (acteurs politiques, chroniqueurs, universitaires…) sont comme ces visiteurs de la galerie qui disent ‘on prend le tableau de l’élection mais on ne garde que la partie où il est écrit quelque chose et on jette le bout du tableau laissé en blanc’. L’élément que l’on retient a du sens, on le comprend, alors que celui mis au rebut ne veut rien dire, n’a même pas été fait. On veut en avoir pour notre argent ; on a beaucoup investi dans la campagne alors on veut quelque chose de tangible. Ca nous plait si c’est nous qui gagnons, ça nous tire une grimace si c’est l’adversaire, mais au moins on se retrouve avec quelque chose qui justifie notre existence.

 

L’électeur qui vote pour un candidat devient juste un élément d’un tableau d’Andy Warhol, dupliqué à l’infini, lequel représentait la superficialité d’une époque. Une élection ne peut pas être de l’art figuratif. Avec le nombre majoritaire on obtient bien l’apparition d’un visage le soir du second tour à 20H pétantes. Ce n’est qu’une très pâle copie des suffrages exprimés dans la journée – contradictoires, subtils, hors sujet - une sérigraphie faite à la chaîne, en série. Le résultat final devrait être beaucoup plus proche d’un tableau comme La femme qui pleure de Picasso. Mais ‘Maryline Monroe’ est plus facile à commenter – on relit l’ersatz de programme du vainqueur – que cette femme.

 


Si les décideurs ont pour leur part décrété que l’électeur qui vote blanc est un imposteur, il ne faut pas, par surenchère, vouloir en faire un génie. Chaque électeur est une composante de l’œuvre à venir. Elle peut contenir plus ou moins de blanc mais elle a besoin du nom imprimé des candidats pour jouer sur les nuances. Carré blanc sur fond blanc de Malévitch, ce serait une élection à près de 100% de bulletins blancs ; rarissime, inatteignable, même dans la ville du roman de Saramago. Beaucoup d’électeurs, d’ailleurs, savent alterner vote blanc et vote pour un candidat.
Le blanc, c’est aussi le vide. L’absence d’élu à la fin de la consultation. Pour les commentateurs, c’est un gouffre qui s’ouvrirait et qui engloutirait tout ce que nous sommes. Le législateur français a accepté qu’à partir du 1er avril 2014 une ‘touchette’ de blanc figure distinctement, sans salissure, sur le tableau final, très discrètement au point d’être pratiquement invisible. Accepter le vote blanc comme suffrage exprimé ce serait courir le risque d’avoir un quart ou un tiers du tableau peint en blanc mais, pire, d’avoir plus de la moitié de la toile en blanc sans peinture blanche pour donner l’impression de travail fini. Un siège resterait vacant, vide pendant un laps de temps, et pour les décideurs c’est inacceptable. Même nous, à l’Association pour la reconnaissance du vote blanc, comme tous les autres défenseurs du vote blanc à travers le monde avons peur d’aller jusqu’au bout de la logique. Nous demandons l’organisation d’une nouvelle élection comme si le tableau était raté à cause du blanc et qu’il fallait recommencer jusqu’à obtenir une peinture conforme avec un motif occupant l’essentiel de la toile pour être satisfaits. Ce que nous Omer Kaleşi, c’est que l’œuvre est terminée et qu’il faut l’exposer. Seul le roman américain de science fiction écrit dans les années 1980, The probably broach (Cf N° spécial d’août 2010 + N°91 pages 9 à 11 ou, sur le site, dans la colonne de droite ‘Notre bibliothèque’) accueillait cette probabilité avec joie et sérénité. Le livre imagine que les Etats-Unis auraient suivi une autre évolution de l’histoire depuis sa création et dans cette version, l’option None of the above a eu été majoritaire et personne n’a été désigné pour assurer le mandat de président. Tout se passe bien parce que l’auteur qui est libéral considère que l’Etat doit avoir un rôle minime et que l’on peut donc se passer de dirigeants un temps si c’est le vœu des électeurs.
On n’en est pas encore là en France. Mais avec cette réflexion d’Omer Kaleşi sur son travail, on est en mesure d’affirmer que le blanc, le non rempli, n’est pas inepte, inexistant, inutile, infondé, il est en revanche la garantie de faire appel à toutes les sensibilités qui existent.

Date de création : 01.08.2014 @ 11:38
Catégorie : Pour aller vite - Extensions du vote blanc
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Approfondissement du domaine du vote
(De quoi s'agit-il ?)


Episode 5: Le vote obligatoire, quel progrès ? (Gisèle Jourda, Georges-Louis Bouchez, Charles-Edouard Sénac)
Episode 4 : La légitimité de l'élu face au pouvoir à affirmer de l'électeur (Corinne Lepage, Alexandre Malafaye)
Episode 3: Mieux voter, c'est possible. (Michel Balinski, Irène Inchauspé)
Episode 2: Un autre électeur est-il envisageable pour le XXIè siècle ? (Alain Garrigou, Frédéric Lefebvre)
Episode 1: Vivre et voter sur un territoire (Jean Lassalle, Aurélia Troupel, Sylvain Manternach).

 
Le vote blanc en 2015

Départementales

1er tour: 1 007 518 (4,86%)

2nd tour: 1 412 590 (8,38%)


Régionales

1er tour: 0 901 571 (3,99%)
2nd tour: 1 287 644 (4,87%)
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Contre le vote obligatoire
« Lorsque les peuples, il y a cinquante ans, élevaient des barricades et renversaient les gouvernements pour obtenir le droit de suffrage, ils auraient cru à une plaisanterie si on leur avait dit que, par un retour imprévu des choses, les souverains voudraient à leur tour mettre à l’amende ou jeter en prison tous ceux qui n’useraient pas du droit conquis ». thèse signée de Francis Sauvage, intitulée De la nature du droit de vote et soutenue en 1903
Version 'personnel politique'
Version 'universitaires'
Notre bibliothèque


Le livre défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Il démontre que cette évolution est indispensable dans une démocratie qui se veut moderne.
Pour l'acheter


Comme le volume 1, ce volume défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Notre république se dit laïque mais c’est une laïcité chrétienne. L’acte électoral est sacralisé et l’électeur profane ne peut y accéder qu’en respectant des formes précises. Le vote blanc qui est une tentative de certains électeurs de s’approprier ce moment démocratique est rejeté parce que sacrilège.
Pour l'acheter

Bulletins blancs

de Olivier Durand

206 pages
 

 Ce livre prend la suite de celui publié en 1999. Il défend la comptabilisation des bulletins blancs comme des suffrages exprimés. Il présente l'évolution politique en France et ce qui se passe à l'étranger. Présentation

Pour l'acheter


  A QUOI BON ALLER VOTER AUJOURD'HUI ?
Sous la direction de Olivier Durand     préface d'André Gerin

Questions contemporaines

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE

Le vote utile est devenu une panacée pour les professionnels de la politique. Il faut à tout prix dégager un vainqueur. Et tant pis si l'électeur se sent floué. On commente énormément les résultats électoraux mais on étudie rarement le rôle et les motivations de l'électeur entré dans le bureau de vote. C'est tout l'objectif de ce livre : retrouver l'esprit de l'acte électoral

Préface du livre

Couvertures


 LE VOTE BLANC
Pour un suffrage vraiment universel

Olivier Durand
Préface d'Hervé De Charette

Questions contemporaines

Premier livre sur le vote blanc, cet ouvrage se veut avant tout une synthèse engagée. Il défend sans ambiguïté l'idée qu'il faut aujourd'hui donner plus de poids aux individus à l'occasion des consultations électorales en respectant scrupuleusement leur opinion, et donc en intégrant dans la catégorie des suffrages exprimés les bulletins blancs.

ISBN : 2-7384-7628-7 • 1999 • 240 pagesPrix éditeur : 19,85 €    


  La Lucidité

 de José Saramago

Le livre du Prix Nobel Saramago où le vote blanc est le héros.

Saramago, José : La Lucidité  (Livre) - Livres et BD d'occasion - Achat et vente

Lire notre commentaire du livre


   The probability broach

de L. Neil Smith

 The Probability Broach

Science fiction américaine publiée en 1980 dans un monde parallèle où le vote blanc (none of the above) va de soi.

Notre analyse du système démocratique présenté dans le roman:


Long résumé du roman: