Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

«Un vote blanc, pour moi, en tant que photographe, c'est dire noir sur blanc le refus d'être coincé par des choix imposés.   Il est indispensable que l'on mette à la disposition des électeurs des bulletins de vote blanc et essentiel que ces votes soient comptabilisés et non amalgamés aux votes nuls. Où en est-on avec la démocratie ?   Je souhaite que l'on explique pour quelles raisons l'idée du vote blanc est impraticable. »   Henri Cartier-Bresson Le Monde, 1995

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Prix Crétinerie d'Or

Prix Vote Blanc de la Crétinerie d'Or.
CONCOURS 2017

Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont réussi à démontrer que le vote blanc n'a pas lieu d'être.
 Voir plus en détails les lauréats et les candidats

Edition 2017

Lauréat collectif. C'est le slogan "Voter blanc, c'est voter Le Pen" de l'entre-deux-tours de la présidentielle.

abstentionlepen.jpg

« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter pour Marine Le Pen » Manuel Valls BFM.TV 27 avril 2017
« C'est très grave de voter blanc. » Jean-Pierre Raffarin BFM TV
« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter le Pen. » François Bayrou BFM TV 24 avril 2017
« L'abstention ou le vote blanc, c'est un coup de pouce à Mme (Marine) Le Pen », Alain Juppé sur son blog intitulé "Non!".
« Voter ni Macron, ni Le Pen, c’est voter Le Pen » Jean-Christophe Cambadelis 27 avril 2017

Non Messieurs, voter blanc, c'est voter en conscience, pour des convictions, ici contraires autant à celles de Marine Le Pen qu'à celles d'Emmanuel Macron. Pointer du doigt des électeurs en caricaturant leur vote c'est rendre un mauvais service et accélérer le processus que l'on dit combattre.

 

Edition 2016
(pas de prix décerné)

Edition 2015

Le vainqueur est:

LE GROUPE EELV A L'ASSEMBLEE


Même les écologistes, face à des intérêts à court terme -entrer au gouvernement - s'assoient sur leurs convictions:

AVANT: «Nous, élus écologistes, nous continuerons à œuvrer pour la reconnaissance pleine et entière du vote blanc, comme je l’ai déjà dit en commission. » Sergio Coronado (EELV), jeudi 28 novembre 2013, Assemblée nationale.

AUJOURD'HUI: « Certes, les bulletins blancs ne sont toujours pas intégrés aux suffrages exprimés, mais ils sont désormais comptabilisés et communiqués séparément des bulletins nuls lors de la proclamation des résultats.» Proposition de loi du groupe écologiste à l’Assemblée, mars 2015

La réforme électorale du 21 février 2014, jugée très insuffisante par les écologistes pendant les débats au parlement, est considérée suffisante aujourd'hui (!!!).

 

VAINQUEUR 2014

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.


Voir les autres candidats de l'édition 2014

Lauréat de l'édition 2013:

Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence. Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012: «En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011: «Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

Le vote blanc en 2017

Présidentielle

1er tour: 0 944 733 (2,55%)

2nd tour: 4 085 724 (11,52%)


Législatives

1er tour: 0 513 344 (2,21%)
2nd tour: 1 988 549 (9,86%)
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Bons conseils

SAUVÉS DE L'OUBLI !

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Retrouvez les photos de bulletins annulés de Ludovic Lacreuse

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Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

caillavet.jpg
 

Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

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APPROFONDISSEMENT
DU DOMAINE DU VOTE

 
Episode 1 (12 juillet 2016)
 


Olivier Durand, Association pour la reconnaissance du vote blanc, Aurélia Troupel, science politique à Montpellier, Sylvain Manternach, cartographe, Jean Lassalle, député et Alexandre Malafaye, président de Synopia.
 


Vivre et voter sur un territoire

Les campagnes sont-elles les nouvelles conquêtes du Front National ou bien est-ce en leur sein que le dynamisme républicain est encore réel ?
 
 
 
Olivier Durand : Approfondissement du domaine du vote : c’est la collection sonore que lancent le think tank Synopia et l’association pour la reconnaissance du vote blanc. Il s’agit de réfléchir sur ce que pourrait devenir notre démocratie électorale si elle se donnait les moyens d’être plus ambitieuse. Sachez que nous voterons en 2017 comme nos arrière-grands pères en 1914. Sommes-nous partis pour 100 ans de plus de démocratie représentative timide et peu efficace quand les temps sont durs ou bien donnerons-nous plus de force à notre vie électorale ?
Il faudra bien un jour accorder plus de confiance au citoyen électeur et donc plus de pouvoir lors du vote. Tous ces gens appelés aux urnes certains dimanches devront eux-mêmes se faire entendre pour avoir plus de poids dans le choix de leurs représentants. Il n’en reste pas moins que les universitaires devraient avoir un discours moins conventionnel sur ces questions, les ténors éditorialistes et autres faiseurs d’opinion être moins en connivence avec les gouvernements, se montrer plus hardis et le personnel politique penser qu’il ne légifère pas que pour lui quand il débat sur le code électoral.
Aujourd’hui, nous allons faire un constat, un constat qui va peut-être bousculer certaines certitudes. Quelles peuvent être les motivations profondes des gens quand ils votent ? Et si l’endroit où ils viventf avait une importance sur leur vote ? Les campagnes sont elles déjà les nouvelles conquêtes du Front National ou au contraire est-ce en elles que le dynamisme républicain est encore réel ?
Pour en parler, nous avons demandé à Aurélia Troupel, spécialiste en science politique à l’université de droit de Montpellier, à Sylvain Manternach cartographe qui travaille régulièrement avec l’institut IFOP et à Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques, peut-être candidat à la présidentielle de 2017, de nous faire partager leurs travaux et leur expérience.

Je me tourne tout de suite vers Sylvain Manternach puisqu’il va pouvoir nous parler de la façon dont on peut définir aujourd’hui ce qui amène les gens à voter. Ces dernières années, on commence à voir d’autres critères pour comprendre pourquoi telle personne vote, notamment des critères liés à la vie quotidienne et à l’endroit du territoire où la personne se trouve ; on parlera par exemple d’éloignement par la route du lieu de décision, il peut y avoir aussi les équipements administratifs, les équipements ludiques… Ce serait bien que vous cartographe qui travaille régulièrement sur les élections vous amenez comme éléments pour essayer de comprendre pour quoi les gens ont voté


 
Sylvain Manternach : Récemment, sur les régionales de 2015 et les européennes de 2014, avec l’IFOP on a pu apporter un certain nombre d’analyses. Les européennes sont plus anciennes et un travail statistique assez éclairant a déjà pu être mené à partir d’une base de données sur des communes de moins de 500 ou entre 500 et moins de 1 500 habitants. On travaille plus particulièrement sur le Front National et on constate un lien de corrélation très fort et linéaire en fonction des communes qui disposent ou pas d’un certain nombre d’équipements et de commerces. La liste comportait les médecins, les bureaux de poste, les pharmacies, les boulangeries, les boucheries, les épiceries, les cafés-restaurants, les banques ou caisses d’épargne… On voulait tester l’idée que moins on bénéficie de ces équipements et plus on peut avoir le sentiment de relégation - qui va entrer en résonance avec des discours qui sont très forts au Front National - et plus on va adhérer à un certain nombre de représentations, notamment une des problématiques centrales du FN et de ses électeurs qui est la préoccupation de l’immigration alors qu’elle n’a pas d’effets dans les petites communes étudiées. La question de l’isolement marche à plein. On a constitué deux groupes : pour les moins de 500 habitants, quand aucun des neuf services cités précédemment n’est présent, le Front National obtient des scores à 30,8% ; chaque fois qu’un de ces services s’ajoute, le FN diminue, jusqu’à arriver à 23% quand tous sont présents, ce qui fait un différentiel de 7,2 points. Pour le second groupe, celui des communes entre 500 et 1 000 habitants, on part de 31,8% quand tous les services sont absents pour descendre à 25,6%. Le coût du logement sera plus bas dans ces communes où de nombreux services manquent, ce qui fait que l’on y trouve une sociologie plus populaire.


OD : Jean Lassalle, quand j’ai lu votre livre, je n’ai pas été dépaysé par rapport aux études que mènent l’IFOP et Sylvain Manternach. Vous avez relevé lors de votre tour de France à pied les remarques que les gens vous faisaient et tout ceci se retrouve. Quelqu’un vous dit : « Partout dans la région, pas de boulangerie, pas d’épicerie, très peu de commerces, voire aucun. » On vous interpelle encore : « Monsieur le Député, la vie nous a déjà tout pris : le curé, l’instituteur, le gendarme, le médecin, l’épicier, le facteur… Laissez-nous le maire ! » C’était à l’époque où l’on voulait faire des concentrations de communes. J’ai l’impression que vous avez retrouvé sur le terrain ce que nous disent les cartographes.

Jean Lassalle : Oui, totalement. Il y a une seule chose qui varie, c’est l’intensité. J’ai retrouvé la notion d’équipement, de service, qui vient atténuer ce sentiment d’isolement et, pire, de ne plus faire partie de la même France.