Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

«Un vote blanc, pour moi, en tant que photographe, c'est dire noir sur blanc le refus d'être coincé par des choix imposés.   Il est indispensable que l'on mette à la disposition des électeurs des bulletins de vote blanc et essentiel que ces votes soient comptabilisés et non amalgamés aux votes nuls. Où en est-on avec la démocratie ?   Je souhaite que l'on explique pour quelles raisons l'idée du vote blanc est impraticable. »   Henri Cartier-Bresson Le Monde, 1995

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Prix Crétinerie d'Or

Prix Vote Blanc de la Crétinerie d'Or.
CONCOURS 2017

Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont réussi à démontrer que le vote blanc n'a pas lieu d'être.
 Voir plus en détails les lauréats et les candidats

Edition 2017

Lauréat collectif. C'est le slogan "Voter blanc, c'est voter Le Pen" de l'entre-deux-tours de la présidentielle.

abstentionlepen.jpg

« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter pour Marine Le Pen » Manuel Valls BFM.TV 27 avril 2017
« C'est très grave de voter blanc. » Jean-Pierre Raffarin BFM TV
« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter le Pen. » François Bayrou BFM TV 24 avril 2017
« L'abstention ou le vote blanc, c'est un coup de pouce à Mme (Marine) Le Pen », Alain Juppé sur son blog intitulé "Non!".
« Voter ni Macron, ni Le Pen, c’est voter Le Pen » Jean-Christophe Cambadelis 27 avril 2017

Non Messieurs, voter blanc, c'est voter en conscience, pour des convictions, ici contraires autant à celles de Marine Le Pen qu'à celles d'Emmanuel Macron. Pointer du doigt des électeurs en caricaturant leur vote c'est rendre un mauvais service et accélérer le processus que l'on dit combattre.

 

Edition 2016
(pas de prix décerné)

Edition 2015

Le vainqueur est:

LE GROUPE EELV A L'ASSEMBLEE


Même les écologistes, face à des intérêts à court terme -entrer au gouvernement - s'assoient sur leurs convictions:

AVANT: «Nous, élus écologistes, nous continuerons à œuvrer pour la reconnaissance pleine et entière du vote blanc, comme je l’ai déjà dit en commission. » Sergio Coronado (EELV), jeudi 28 novembre 2013, Assemblée nationale.

AUJOURD'HUI: « Certes, les bulletins blancs ne sont toujours pas intégrés aux suffrages exprimés, mais ils sont désormais comptabilisés et communiqués séparément des bulletins nuls lors de la proclamation des résultats.» Proposition de loi du groupe écologiste à l’Assemblée, mars 2015

La réforme électorale du 21 février 2014, jugée très insuffisante par les écologistes pendant les débats au parlement, est considérée suffisante aujourd'hui (!!!).

 

VAINQUEUR 2014

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.


Voir les autres candidats de l'édition 2014

Lauréat de l'édition 2013:

Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence. Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012: «En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011: «Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

Le vote blanc en 2017

Présidentielle

1er tour: 0 944 733 (2,55%)

2nd tour: 4 085 724 (11,52%)


Législatives

1er tour: 0 513 344 (2,21%)
2nd tour: 1 988 549 (9,86%)
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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SAUVÉS DE L'OUBLI !

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Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

caillavet.jpg
 

Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

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Lire après la traduction de l'article de Christine Jacobsen notre commentaire

LE KIRGHIZISTAN,
JEUNE REPUBLIQUE MODERNE


Le vote blanc est un suffrage exprimé
 

Depuis 2010, le Kirghizistan s'est lancé dans une république démocratique. Deux élections législatives et deux présidentielles plus tard, le système marche et semble admis.
 
Le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 a eu lieu un 15 octobre. Un candidat a obtenu la majorité absolue et a été élu. Ce qui nous intéresse bien sûr, c’est le sort réservé au vote blanc. Il est très faible comme depuis 2010 et la mise en place de la nouvelle république ; moins de 1% (0,73%). Mais ce qui nous importe, c’est que ce vote ‘Contre tous’, à la russe, est inclus dans les suffrages exprimés. Il ne nous est pas possible de dire si le Code électoral prévoit un quelconque pouvoir de sanction à ce choix protestataire. Avec de si faibles résultats, peu de gens doivent se poser cette question. C’est malgré tout, avec la Mongolie, le monde ex-soviétique qui montre la voie.
Une étudiante américaine a déployé en 2012 une belle énergie pour l’étudier et il est l’heure de retrouver le fruit de son analyse.

Un mot tout de même sur le contexte. L'élection présidentielle kirghize de 2017 se déroule le 15 octobre 2017 au Kirghizistan. De par sa nature libre, dénuée de candidat connu à l'avance assuré de l'emporter, et de la possibilité réelle d'un recours à un second tour, cette présidentielle est considérée comme sans précédent parmi les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale. Sooronbay Jeenbekov l'emporte finalement au premier tour avec près de 55 % des suffrages.
Initialement prévue le 19 novembre 2017, l'élection est avancée au 15 octobre sur la demande de parlementaires de l'opposition afin qu'un éventuel second tour n'aboutisse pas à une période de flou institutionnel, le mandat du président en exercice Almazbek Atambaev, qui ne peut pas se représenter, prenant officiellement fin le 1er décembre.


Traduction de l'article de Christine Jacobson:




Pour obtenir sur le texte anglais, cliquer sur VESTNIK, THE JOURNAL OF RUSSIAN AND ASIAN STUDIES  / "AGAINST ALL": PROTEST VOTING IN POST-SOVIET KYRGYZSTAN    26.06.2012

 
Christine Jacobson est une étudiante en sciences politiques et en russe à l'Université de Stetson. Elle cherche à poursuivre une maîtrise en études russo-eurasiennes ainsi qu'une carrière dans le développement mondial. Elle a étudié les relations internationales avec SRAS à Saint-Pétersbourg et a effectué un stage politique à Bichkek, au Kirghizistan.

  "Contre tous":
Vote protestataire dans le Kirghizistan post-soviétique
de Christine Jacobson


Dans les mois précédant les dernières élections à la Douma[1] [assemblée nationale russe – NDLR], Sergeï Mironov, chef du parti « Russie juste », président à ce moment-là du Conseil du Parlement, chambre haute du parlement russe, avait exigé que le pays ait la case ‘Contre tous’ sur les bulletins, décrivant cette option de « baromètre de la société » (Ria Novosti, 2011). Cinq ans plus tôt, la case ‘Contre tous’ avait été retirée des bulletins russes, malgré sa popularité. Dans les circonscriptions à candidat unique lors des élections législatives de 2003, plus de 7 millions de Russes avaient voté ‘Contre tous’. Avec presque 13% des suffrages en 2011, ‘Contre tous’ a obtenu plus de votes que les autres partis sauf un. En fait, depuis 1991, les Russes manifestaient de plus en plus leur mécontentement en choisissant l’option ‘Contre tous’ ; les élections où «contre tous» a reçu plus de voix que tout autre candidat ont été déclarées invalides et répétées. Bien que l'intégrité des élections dans la Russie post-communiste ait clairement diminué au cours des dernières années, d'autres pays post-communistes ont démontré leur engagement en faveur d'élections démocratiques en adoptant le baromètre «contre tous».
 
Cette étude examine le vote «contre tous» des élections législatives kirghizes de 2010 comme un exemple de vote de protestation lors des élections post-soviétiques. L'analyse se poursuit en examinant d'abord s'il existe des caractéristiques communes chez les personnes qui votent «contre tous». Pour ce faire, les caractéristiques communes trouvées parmi les Russes qui ont voté «contre tous» aux élections russes jusqu'en 2005 sont testées dans le cadre de cette élection kirghize. Plus précisément, cette étude teste la relation entre les votes «contre tous» et l'urbanité, l'éducation, l'ethnicité et l'exposition à la violence. L'analyse se poursuit ensuite pour examiner si les votes «contre tous» dans les élections kirghizes étaient très dispersés ou s'ils étaient concentrés dans de petites poches du pays, et quelles raisons pourraient expliquer cette répartition des voix.
 
Christine Jacobson avec de jeunes diplômés kirghizes d'un camp d’enseignement à distance de l’anglais, financé par le département d'État pour les jeunes.


 
I. Vote protestataire
L’option ‘Contre tous’ cherche à combattre le type de comportement de vote de protestation dans lequel certains électeurs choisissent de soutenir les partis radicaux afin de punir les partis traditionnels pour lesquels ils ressentent du ressentiment en fournissant un exutoire plus ciblé et moins radical à ce ressentiment. Grigore Pop-Eleches a examiné le phénomène du vote de protestation pour les partis radicaux dans les élections post-communistes d'Europe de l'Est et a constaté que des gains électoraux importants ont été réalisés par les partis radicaux au fil du temps. Cela était particulièrement vrai dans les élections de «troisième génération» - les élections qui ont lieu après que deux camps idéologiques différents ont eu une chance de gouverner. Pop-Eleches conclut que les partis radicaux ont commencé à bénéficier des électeurs insatisfaits et que, par conséquent, le système des partis est devenu instable.

 

Grigore Pop-Eleches  Professor of Politics and Public and International Affairs
 
Johannes Bergh, en revanche, a examiné le vote de protestation comme une forme d'«expression de la méfiance politique à l’égard des sondages» et a essayé de vérifier si le vote de protestation est relatif à la méfiance du système politique ou à celui des élites (2004). Bergh a constaté que ces phénomènes en Autriche, au Danemark et en Norvège se produisent principalement en raison de la méfiance envers les élites et a conclu qu'il s'agit d'un phénomène positif, car cela signifie que le vote et la méfiance sont dirigés contre les autorités individuelles. La démocratie parlementaire kirghize est peut-être trop jeune pour dire si les votes "contre tous" sont dirigés contre le système ou les élites politiques. Cependant, il est intéressant de noter que dans les pays postcommunistes comme la Russie et le Kirghizistan, les personnalités conduisent la politique et que les deux sont tellement entrelacés que peut-être un vote de protestation dans le monde post-communiste est un vote contre l'individu et le système.


 Johannes Bergh, Head of the Norwegian National Election Studies Program at the Institute for Social Research
 
II. ‘Contre tous’
Le vote "contre tous" est unique en ce qu'il est fondamentalement différent de la simple abstention, mais aussi plus formel que d'autres formes de vote de protestation. L'électeur assume le fardeau du vote et légitime le processus électoral en participant, mais au lieu de contribuer à l'élection de tout candidat ou parti spécifique, l'électeur enregistre sa protestation en votant «contre tous». Derek Hutcheson décrit cela comme un «vote négatif positif» (2004).
Notre compréhension du rôle du vote «contre tous» dans les élections post-communistes russes provient de trois études majeures réalisées par Derek Hutcheson (2004), Ian McAllister et Stephen White (2008), et Hans Oversloot, Van Holteyn et Ger P Van Den Berg (2002). Oversloot, Holteyn et Van Den Berg enrichissent le sous-champ en pesant le pour et le contre de l'option «contre tous». D'une part, ils soutiennent que le fait d'avoir l'option peut augmenter le taux de participation, maintenir la légitimité et fonctionner comme une «soupape de sécurité» démocratique. D'un autre côté, ils soulignent que dans les scrutins de liste, les votes «contre tous» peuvent avoir l'effet pervers de répartir les sièges entre moins de listes de partis, consolidant ainsi le pouvoir entre les mains des candidats dont les «électeurs sont insatisfaits. Cela, selon les auteurs, rend le système de représentation proportionnelle moins proportionnel et rappelle à son auditoire que l'option du vote ne peut que servir à enregistrer le mécontentement - et non à y remédier. Parce que la République kirghize se fonde uniquement sur les élections à scrutin de liste [mais pas l’élection présidentielle – NDLA] , ces derniers arguments sont importants à considérer.
Hutcheson offre le profil le plus complet de l'électeur «contre tous» (2004). Dans son étude sur les individus qui ont voté «contre tous» lors des élections parlementaires russes, il a testé la relation entre la probabilité d'utiliser cette option de protestation et l'urbanité, l'âge et l'éducation. Son étude révèle que ceux qui sont situés dans une grande ville ou plus proches, ou qui ont un niveau d'éducation plus élevé, sont plus susceptibles de voter «contre tous» que ceux qui sont en milieu rural et qui ont atteint un niveau d'éducation inférieur. Cet article examinera si ces caractéristiques sont trouvées parmi les électeurs kirghizes qui ont choisi de voter "contre tous" et découvrira également si l'ethnicité et l'exposition à la violence augmentent le vote "contre tous".


 Derek Stanford Hutcheson, Visiting Professor School of Politics & International Relations IRELAND



III. Le cas du Kirghizistan

Les élections législatives de 2010 ont eu lieu dans le cadre de la nouvelle constitution du Kirghizstan. Plus tôt cette même année, le pays avait connu une révolution qui avait entraîné plusieurs répercussions: le renversement du président Kurmanbek Bakiev; l'installation d'un gouvernement intérimaire sous la présidence de Rosa Otunbayeva; une explosion de violence interethnique entre citoyens kirghizes et ouzbeks causant la mort de centaines, voire de milliers de personnes [3] au Kirghizistan, les minorités ethniques ouzbèkes ayant été les principales victimes de la violence; et enfin, un référendum qui a adopté la nouvelle constitution qui a transformé l'Etat kirghize en une république parlementaire - la première en Asie centrale. Il est donc remarquable que cette élection parlementaire ait été considérée comme la plus libre et la plus équitable de l'histoire de la région (Huskey 2011). Le tableau 1 montre le pourcentage de votes obtenus par chaque parti et le nombre de sièges remportés par chaque parti.


 
Table 1. Results by Party for the 2010 Kyrgyz Parliamentary Election [4]
Parties Votes % Votes
by Eligible Voters
Seats Gained
  Ata–Jurt 257,100 16.1% 28
  SDPK 237,634 14.55% 26
  Ar-Namys 229,916 14.02% 25
  Respublika 210,594 13.12% 23
  Ata-Meken 166,714 10.13% 18
  Butun-Kyrgyzstan 139,548 8.76%
  Akshumkar 78,673 4.76%
  Zamandash 55,907 3.82%
  Other Parties 230,829 7.6%
  Against All 10,839 .65%
  Not Voting/Casting Invalid Vote 43.41%
Total 1,617,754 120
 
Comme le montre le tableau 1[2], le parti nationaliste populaire dans le Sud, Ata-Jurt, a gagné l’élection avec près de 16,1% des voix nationales. Deux partis associés au gouvernement intérimaire, le SDPK et Respublika, sont arrivés en deuxième et quatrième position avec environ 14% des voix chacun. Ar-Namys, un ancien parti interdit favorisant la démocratie de marché libre et populaire dans le Nord, a pris la troisième place avec un autre 14%. Enfin, le pourcentage de l'électorat qui a voté «contre tous» était de 0,65%. Ce nombre peut sembler plutôt faible comparé aux votes gagnés par d'autres options de vote, mais cette moyenne de district national dissimule des pourcentages plus élevés de votes «contre-tous» dans divers secteurs. Le reste de l'analyse examine où, par qui, et pour quelle raison ces votes "contre tous" ont été exprimés.
Ce document s'appuiera sur les résultats des élections parlementaires de la République kirghize de 2010 fournies par le Dr Eugene Huskey et le Dr David Hill de l'Université Stetson, ainsi que sur les données démographiques du recensement de la République kirghize de 2009 obtenues par un collègue en République kirghize, traduit et systématisé par les Drs. Huskey et Hill. Le Kirghizistan comptait 56 circonscriptions électorales, mais l'ensemble des données électorales utilisées ici comptabilise également la ville d'Osh comme son propre district. Il est important de noter que la ville de Bichkek est divisée en quatre districts distincts en raison de sa taille. Enfin, les données d'enquête pour le Kirghizistan n'étaient pas disponibles au moment de cette étude, ce qui limite la capacité à tirer des conclusions au niveau individuel. Cette étude s'appuie sur les résultats des élections au niveau de la Cité et au-dessus. Toutes les données démographiques sont au niveau du district.
 
V. Votes "Against All" and the Importance of Localism
Because the national percentage of total voters who voted "against all" was only 0.65%, and yet in some precincts the vote "against all" made up as much as 17% of the total votes, it seems the "against all" vote was not highly dispersed; rather, it was concentrated in small parts of the country. Out of 2,335 precincts, less than a quarter of them experienced votes "against all" equal to or higher than 1%. Table two displays the 15 precincts that had votes "against all" equal to or higher than 5%. Because the votes "against all" that came out of these 15 precincts accounted for more than 9% of the total votes "against all," it is clear that protest voting was concentrated in just a few districts. Seven of the precincts with the highest votes "against all" were located in the Kara-Suu district of Osh oblast, adjacent to the Uzbek border. Four of the precincts were in the Suzak district, located in the Jalal-Abad oblast Two other southern precincts in the Uzben and Aravan districts of the Osh region had unusually high "against all" voting. The only northern areas to have a high percentage of votes "against all" were the Alamudun and October districts in Chui and Bishkek, respectively.

 
 
Table II. List of Precincts Where 5% of the Vote or Higher Went to Against All
Precinct Region District Raw Votes Turnout VotesAgAll % AgAll
5059 Osh Uzgen 983 44% 48 5%
7164 Chui Alamudun 1126 59% 56 5%
5169 Osh Kara-Suu 870 59% 42 5%
2125 Jalal-Abad Suzak 1000 45% 58 6%
5176 Osh Kara-Suu 1259 77% 79 6%
2392 Jalal-Abad Suzak 624 94% 36 6%
5269 Osh Kara-Suu 718 42% 48 7%
2391 Jalal-Abad Suzak 904 0.49 64 7%
1154 Bishkek October 908 105%[5] 66 7%
5521 Osh Aravan 1357 76% 109 8%
5267 Osh Reg Kara-Suu 899 4% 83 9%
5265 Osh Reg Kara-Suu 596 41% 77 13%
2364 Jalal-Abad Suzak 90 101% 12 13%
5503 Osh Kara-Suu 693 45% 95 14%
5266 Osh Kara-Suu 842 45% 144 17%
 
IV. Les caractéristiques des électeurs ‘Contre tous’ au niveau du district
 Afin d'obtenir un profil clair de ceux qui votent "contre tous", cette étude testera les caractéristiques retrouvées parmi les électeurs russes "contre tous" dans le contexte des élections législatives kirghizes de 2010. Comme le Kirghizistan compte deux groupes minoritaires majeurs, les Russes et les Ouzbeks, qui représentent respectivement 8% et 14% de la population totale du pays, il est important de tester la variation entre les ethnies. En outre, comme mentionné précédemment, plusieurs régions du pays ont connu d'intenses violences interethniques entre les Kirghizes et les Ouzbeks quelques mois seulement avant les élections. Pour cette raison, il est impératif de vérifier si les violences interethniques pré-électorales entre les Kirghizes et les Ouzbeks ont eu un effet sur les votes «contre tous» non seulement au niveau régional, mais aussi parmi les électeurs ouzbeks qui ont perdu un nombre disproportionné de membres de leurs communautés pendant la tourmente. Basé sur la littérature étudiant les électeurs "contre tous" en Russie, ainsi que sur d'autres littératures de protestation, cet article propose les hypothèses suivantes pour le vote "contre tous" au Kirghizistan:

1) Dans une comparaison des districts, ceux qui ont une population urbaine plus élevée auront probablement un pourcentage de votes «contre tous» plus élevé que les districts ayant une population urbaine plus faible.
2) Dans une comparaison des districts, ceux qui ont une population ethnique russe ou ouzbek plus élevée auront probablement un pourcentage de votes «contre tous» plus élevé que les districts ayant une population kirghize plus élevée.
3) Dans une comparaison des districts, ceux qui ont un pourcentage plus élevé de la population ayant un niveau d'éducation plus élevé seront susceptibles d'avoir un pourcentage de votes «contre tous» plus élevé que les districts ayant un taux d'enseignement supérieur plus faible.

4) Dans une comparaison des districts, ceux qui ont été victimes de violences lors des affrontements ethniques de juin 2010 entre Kirghizes et Ouzbeks auront probablement un pourcentage de votes «contre tous» plus élevé que les districts qui n'ont pas connu la violence ethnique.


 
Figure I. Le lien entre le niveau moyen de population urbaine et les votes ‘Contre tous’


Y = .003 + .004; P= .000
 

Pour cette étude, les diagrammes de dispersion placent les districts kirghizes en tant que cas individuels. La ligne de régression fournit la valeur prédictive pour chaque cas. Le diagramme de dispersion de la figure I indique qu'il existe une relation positive entre la population urbaine et les votes «contre tous», ce qui suggère qu'une augmentation de la population urbaine a entraîné une augmentation des votes «contre tous». De plus, le coefficient de régression, utilisé pour indiquer la variation de la variable dépendante pour chaque augmentation d'une unité de la variable indépendante, indique que pour chaque point d'augmentation de la population urbaine, il y a eu une augmentation de tout. « Compte tenu du fait que cette étude travaille dans une petite gamme de valeurs, cet impact ne peut être considéré comme minime. En fait, le R2 (qui prédit dans quelle mesure le résultat peut être expliqué par n'importe quelle variable indépendante proposée) indique que la population urbaine d'un district peut expliquer un peu moins de 22% de la variation des votes «contre tous». Conformément aux conclusions de Hutcheson, on peut conclure que les districts ayant un pourcentage plus élevé de citadins ont aussi des pourcentages plus élevés de votes ‘contre tous’.
 
 
Figure II. The Relationship between the Percentage of Those with
Higher Education at the District Level and Votes "Against All"



Y = -.001 + 6.256E-6; P = .000

 
La figure II montre le diagramme de dispersion de la régression linéaire entre le pourcentage de la population ayant une éducation supérieure au niveau du district et les votes «contre tous». Le coefficient de régression montre une relation modérément positive entre ces deux variables. Cela devient plus clair lorsque nous considérons que la valeur de R2 nous dit que le pourcentage de résidents ayant une éducation supérieure dans un district peut représenter près de 60% de la variation des votes "contre tous". Parce que l'urbanité et l'enseignement supérieur semblent être de forts indicateurs de votes «contre tous», nous pouvons supposer qu'au moins à certains égards, les électeurs kirghizes «contre tous» ressemblent à leurs homologues lors des précédentes élections en Fédération de Russie.
 

Figure III: The Relationship between District-level Russian
Populations in Kyrgyzstan and Votes "Against All"



 Y = .003 + 3.915E-6, P = .000


La figure III montre la relation entre les populations russes au niveau du district et les votes «contre tous». Une relation positive modérément forte existe clairement entre les deux variables; plus la population de russes du district était élevée, plus le nombre de voix ‘contre tous’ était élevé dans le district. Le coefficient de régression reflète une relation modérément positive. La valeur R2 indique en outre que la population russe d'un district peut expliquer environ 61% de la variation des votes ‘contre tous’, une indication assez forte que si la concentration de Russes dans les zones urbaines et instruites peut expliquer une partie de ce nombre, l’origine ethnique joue également un rôle.
La population russe du Kirghizistan et ses opportunités pour l'enseignement supérieur sont concentrées à Bichkek, la capitale du Kirghizistan et la ville la plus urbaine. Les Russes représentent 28% de la population de Bichkek. Bichkek a eu un taux de participation de 55% et a reçu 1,123 voix contre tous, soit environ 2% des voix. Si nous comparons cela au district de Chon-Alai, dont la population est presque 100% ethnique kirghize, nous voyons que même avec une participation électorale de 61 pour cent, il n'y avait pas un seul vote "contre tous". Nous pouvons utiliser un diagramme de dispersion pour nous assurer que cela est vrai dans d'autres districts fortement peuplés d'ethnies kirghizes.

 
Figure IV. The Relationship between
District-level Kyrgyz Populations and Votes "Against All"



Y = .017 -1.506E-6; P =.000


La figure IV montre une relation inverse modérément forte entre la population kirghize des districts et les votes «contre tous». De la pente descendante abrupte de la droite de régression, ainsi que du coefficient de régression, il est clair qu'une relation négative modérément forte existe entre les deux. En fait, le R2 indique que le pourcentage de Kirghizes dans un district peut expliquer près de 40% des la variation des votes "contre tous". Il est sûr de conclure que les districts les plus peuplés avec l'ethnie kirghize sont moins susceptibles de voter "contre tous". À partir de cela, il est possible de conclure que la population ethnique kirghize jouit d'un certain niveau de satisfaction à l'égard de l'ordre existant, qui célèbre souvent l'identité nationale kirghize.
 
Figure V. The Relationship between
District-level Uzbek Populations and Votes "Against All"



Y= .005 + .2.185E-7; P = .590



La figure V montre la relation entre les populations ouzbeks au niveau du district et les votes «contre tous». La ligne de régression montre qu'il n'y avait pratiquement aucune relation entre les deux. L'amplitude du coefficient de régression est très faible et la valeur p suggère qu’il y a peu de probabilité pour que la pente diffère en réalité de zéro. Ceci est encore démontré par le fait que le R2 indique que la population ouzbèque du district ne peut représenter que 0,5% de la variation des voix "contre tous". On pourrait s'attendre à ce que ce groupe ethnique, qui a supporté le poids de la violence pré-électorale, aurait été plus motivé pour s'engager dans un comportement de vote de protestation. Un test de la façon dont l'exposition à la violence est un facteur d'influence pourrait être illustratif.
 
 
 
Figure VI. Difference of Means between Votes "Against All"
in Districts that Experienced Violence in June 2010 and Those That Did Not


La distinction devient un peu plus claire si nous évaluons le régionalisme parce que la violence était concentrée dans le sud.
 
Figure VII. Difference of Means between Votes "Against All"
in Southern Districts that Experienced Violence in June 2010 and Those That Did Not


La figure VI indique que l'estimation moyenne des votes «contre tous» dans les districts qui n'ont pas connu de violence était d'environ 0,5%, ce qui la rend inférieure à la moyenne globale pour le pays. L'estimation moyenne des votes «contre tous» dans les districts ayant connu une violence ethnique en juin (comme on le voit dans les deux graphiques) était plus proche de 0,6% et de la moyenne générale. De plus, le test t indique que cette différence n'est pas statistiquement différente de 0, et il semble donc que la probabilité qu'une relation entre la violence et les votes «contre tous» soit faible. Cependant, comme il s'agit d'une évaluation effectuée au niveau du district et que seuls quelques districts ont été victimes de violence, il est probablement possible de procéder à un examen plus approfondi au niveau de la circonscription. Ceci est étudié dans la section suivante.


V. Les votes ‘Contre tous et l’importance du localisme
Parce que le pourcentage national des électeurs totaux qui ont voté ‘Contre tous’ était seulement de 0,65%, bien que dans certaines circonscriptions le vote "contre tous" représentait jusqu'à 17% du total des voix, il apparaît que le vote "contre tous" n’a pas été très dispersé; au contraire, il était concentré dans de petites parties du pays. Sur 2 335 circonscriptions, moins d'un quart d'entre elles ont connu des votes ‘contre tous’ égaux ou supérieurs à 1%. Le tableau 2 montre les 15 circonscriptions qui avaient des votes ‘contre tous’ égal ou supérieur à 5%. Parce que les votes ‘contre tous’ issus de ces 15 circonscriptions représentaient plus de 9% du total des voix ‘contre tous’, il est clair que le vote de protestation était concentré dans quelques circonscriptions. Sept des circonscriptions les mieux cotées ‘contre tous’ étaient situées dans le district de Kara-Suu, dans l'oblast d'Osh, à proximité de la frontière ouzbèke. Quatre des circonscriptions se trouvaient dans le district de Suzak, situé dans la région de Jalal-Abad. Deux autres circonscriptions du sud dans les districts d'Uzben et Aravan de la région d'Osh avaient un taux de vote ‘contre tous’ inhabituellement élevé. Les seules régions du nord à avoir un pourcentage élevé de votes ‘contre tous’ étaient les districts d'Alamudun et d'Octobre à Chui et Bichkek, respectivement.

 
Table II. List of Precincts Where 5% of the Vote or Higher Went to Against All
Precinct Region District Raw Votes Turnout VotesAgAll % AgAll
5059 Osh Uzgen 983 44% 48 5%
7164 Chui Alamudun 1126 59% 56 5%
5169 Osh Kara-Suu 870 59% 42 5%
2125 Jalal-Abad Suzak 1000 45% 58 6%
5176 Osh Kara-Suu 1259 77% 79 6%
2392 Jalal-Abad Suzak 624 94% 36 6%
5269 Osh Kara-Suu 718 42% 48 7%
2391 Jalal-Abad Suzak 904 0.49 64 7%
1154 Bishkek October 908 105%[5] 66 7%
5521 Osh Aravan 1357 76% 109 8%
5267 Osh Reg Kara-Suu 899 4% 83 9%
5265 Osh Reg Kara-Suu 596 41% 77 13%
2364 Jalal-Abad Suzak 90 101% 12 13%
5503 Osh Kara-Suu 693 45% 95 14%
5266 Osh Kara-Suu 842 45% 144 17%
 (…)
‘Contre tous’ a reçu 7% des voix dans le district d'October à Bichkek, alors que l'enceinte du district Alamudun de Chui (l'oblast qui entoure Bichkek) a reçu 5% des voix "contre tous". Il n’est pas surprenant que deux circonscriptions de la région de Bichkek soient en tête de liste pour les votes ‘contre tous’, parce que Bichkek a la population urbaine la plus élevée du Kirghizistan et un meilleur accès à l'enseignement supérieur. Il a déjà été établi que les districts ayant une population urbaine plus élevée et des niveaux d'enseignement supérieur voient un plus grand nombre de votes ‘contre tous’. Il a également été établi que les districts où la population de Russes est la plus nombreuse devraient voir des voix plus élevées ‘contre tous’, et les Russes représentent 28% de la population de Bichkek. Les résultats de ces deux circonscriptions ne sont pas difficiles à comprendre.

Plus déconcertants sont les résultats de Kara-Suu et Suzak. Ces districts sont à la fois ruraux et situés le long de la frontière que le Kirghizistan partage avec l'Ouzbékistan dans la vallée de Fergana. Parce que ces régions n'ont pas une population urbaine élevée, un pourcentage élevé de la population ayant un niveau d'éducation supérieur, ou une population russe élevée, il semble que le modèle explicatif établi ne tient pas pleinement compte de ce qui s'est passé dans ces deux régions. Au lieu des caractéristiques démographiques, nous devons plutôt prendre en compte l'histoire politique récente afin de comprendre pourquoi les gens de Kara-Suu et Suzak ont ​​pu voter en si grand nombre "contre tous".
(…)
 
[1] Il s’agit des élections législatives de 2011.
[2] Aux élections législatives de 2015, le vote ‘Contre tous’ a été à peine plus élevé avec 12 428 suffrages, soit 0,78% des votants.






Notre commentaire:

‘CONTRE TOUS’ DES VILLES CONTRE
VOTE BLANC DES CHAMPS
 
Cette étude du tout récent vote ‘Contre tous’ en Kirghizie est intéressante. C’est le contrepoint du vote blanc en France. On choisit cette option plutôt dans les villes dans le cas du Kirghizistan alors que c’est dans les régions peu densément peuplées et dans les zones rurales que le vote blanc prospère en France. Ce qui peut permettre d’expliquer cette constatation contradictoire, c’est le fait que la population la plus instruite a plus recours au ‘Contre tous’. On est encore dans une société où l’élite est en ville et les campagnes accueillent encore des populations qui seront certes allées à l’école mais à des niveaux moins élevés. Ce n’est plus le même découpage en France. On a certes la capitale qui concentre les catégories socioprofessionnelles les plus élevées et où le vote blanc est régulièrement bas et même souvent ridiculement bas. Avec un écart moins marqué, les autres métropoles régionales françaises comptent une part plus grande de gens au niveau d’instruction élevé que les campagnes environnantes. Mais ce n’est pas dans ces campagnes que se trouve l’échec scolaire le plus flagrant. Il est dans les banlieues, les zones périurbaines.
Si les Kirghizes instruits et au niveau de vie élevé sont plus nombreux que d’autres à utiliser le ‘Contre tous’, celui-ci ne représente pas forcément chez eux des scores très importants. Christine Jacobson note que dans les régions les plus urbaines et instruites du pays, à Bichkek, la population russe prend une part non négligeable aux 5 ou 7% de votes ‘Contre tous’. Si on ne gardait que les Kirghizes, cela donnerait très probablement des résultats modestes. Ce qui manque encore au Kirghizistan, c’est une classe moyenne ou une population rurale plus instruite. Les populations aisées qui fournissent pour l’instant les petits bataillons du vote contestataire sont bien intégrées dans la nouvelle société qui prend forme, y trouvent leur intérêt, et elles n’ont pas une vraie nécessité de réclamer d’autres candidats ou d’autres forces politiques, d’opposition notamment. Tout comme à Paris.
La démocratie se construit actuellement au Kirghizistan. Le vote blanc y cherche sa voie mais il la trouvera puisque le législateur lui a donné du sens, ce que la France n’arrive toujours pas à faire.

 

Date de création : 21.10.2017 @ 22:41
Catégorie : Pour approfondir - Le vote blanc à l'étranger
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2nd tour: 1 988 549 (9,86%)
 

Rappel

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

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2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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