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Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

«Un vote blanc, pour moi, en tant que photographe, c'est dire noir sur blanc le refus d'être coincé par des choix imposés.   Il est indispensable que l'on mette à la disposition des électeurs des bulletins de vote blanc et essentiel que ces votes soient comptabilisés et non amalgamés aux votes nuls. Où en est-on avec la démocratie ?   Je souhaite que l'on explique pour quelles raisons l'idée du vote blanc est impraticable. »   Henri Cartier-Bresson Le Monde, 1995


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Prix Crétinerie d'Or

Prix Vote Blanc de la Crétinerie d'Or.


Le prix honore chaque année des personnalités qui, par la profondeur de leur pensée, la pertinence de leurs remarques, ont réussi à démontrer que le vote blanc n'a pas lieu d'être.
 Voir plus en détails les lauréats et les candidats


EDITION 2019

Premier candidat: Laurent Joffrin. " Que veulent-ils ? Dans quel sens amender l’action gouvernementale pour les écouter ? Mystère. Un bulletin blanc est un bulletin muet. Quand on ne dit rien, peut-on obtenir quelque chose ? " Libération 10 janvier 2019
Deuxième candidat: Jean-Louis Bourlanges, député MoDem: "La popularité croissante du vote blanc est significative de la puissance grandissante de deux pulsions psychosociales à l'oeuvre dans notre pays: l'égocentrisme et le négativisme" L'Obs, 17 janvier 2019.
Troisième candidate, une candidate ! Julia de Funes (philosophe): « Descartes se trompait en disant "Cogito ergo sum " En France, c’est " Deploro ergo sum " ». FigaroLive, 12 février 2019.
Quatrième candidat. Olivier Duhamel (politologue): Les bulletins nuls sont le vote des "alcooliques graves". FigaroLive, 12 février 2019.
Cinquième candidat. Philippe Moreau-Chevrolet (communicant): " Institutionnaliser le vote blanc revient à dire que l'on va voter pour ce que l'on croit vraiment, c'est-à-dire pour rien." RTL, 3 mars 2019
Sixième candidat: Eric Ciotti, député LR. Le vote blanc, "est-ce que ça va apporter du pouvoir d'achat à ceux qui en manquent ?", RTL 10 mars 2019. Est-ce que le droit de voter accordé aux femmes a-t-il augmenté le pouvoir d'achat de qui que ce soit. Les "Gilets jaunes" n'ont pas simplement demandé plus de pouvoir d'achat mais aussi d'être entendus.


EDITION 2018

Lauréat: Richard Ferrand. "Le vote blanc pourrait être un mouvement de dévoiement de la démocratie où tous les ronchons de la terre pourraient venir tout simplement s'opposer à tout et faire vivre leur insatisfaction perpétuelle. Ne souhaitons pas cela à notre démocratie et à nos citoyens. Ne les incitons pas démissionner ou à nier au fond la capacité à choisir, faisons-en plutôt des candidats." Les électeurs  sont, pour celui qui depuis est devenu président de l'Assemblée, de mauvais citoyens, des aigris, des déserteurs, des frustrés qu'il faut éduquer.
 

Edition 2017

Lauréat collectif. C'est le slogan "Voter blanc, c'est voter Le Pen" de l'entre-deux-tours de la présidentielle.

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« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter pour Marine Le Pen » Manuel Valls BFM.TV 27 avril 2017
« C'est très grave de voter blanc. » Jean-Pierre Raffarin BFM TV
« S’abstenir ou voter blanc, c’est voter le Pen. » François Bayrou BFM TV 24 avril 2017
« L'abstention ou le vote blanc, c'est un coup de pouce à Mme (Marine) Le Pen », Alain Juppé sur son blog intitulé "Non!".
« Voter ni Macron, ni Le Pen, c’est voter Le Pen » Jean-Christophe Cambadelis 27 avril 2017

Non Messieurs, voter blanc, c'est voter en conscience, pour des convictions, ici contraires autant à celles de Marine Le Pen qu'à celles d'Emmanuel Macron. Pointer du doigt des électeurs en caricaturant leur vote c'est rendre un mauvais service et accélérer le processus que l'on dit combattre.

 

Edition 2016
(pas de prix décerné)

Edition 2015

Le vainqueur est:

LE GROUPE EELV A L'ASSEMBLEE


Même les écologistes, face à des intérêts à court terme -entrer au gouvernement - s'assoient sur leurs convictions:

AVANT: «Nous, élus écologistes, nous continuerons à œuvrer pour la reconnaissance pleine et entière du vote blanc, comme je l’ai déjà dit en commission. » Sergio Coronado (EELV), jeudi 28 novembre 2013, Assemblée nationale.

AUJOURD'HUI: « Certes, les bulletins blancs ne sont toujours pas intégrés aux suffrages exprimés, mais ils sont désormais comptabilisés et communiqués séparément des bulletins nuls lors de la proclamation des résultats.» Proposition de loi du groupe écologiste à l’Assemblée, mars 2015

La réforme électorale du 21 février 2014, jugée très insuffisante par les écologistes pendant les débats au parlement, est considérée suffisante aujourd'hui (!!!).

 

VAINQUEUR 2014

«Si le menu de la cantine ne te plaît pas, passe de l’autre côté du zinc et cuisine toi-même! Et si tu ne veux pas accepter de prendre des responsabilités, milite pour le système politique le plus exigeant du monde: l’anarchie.» Charb, Charlie Hebdo, 13 décembre 2013.


Voir les autres candidats de l'édition 2014

Lauréat de l'édition 2013:

Pour la première fois, l'Association remet un prix à un collectif. L'UDI a amplement mérité le titre 2013 suite à sa magistrale initiative parlementaire, préparée de longue date et criante de cohérence. Lire le détail de cette candidature.

Lauréat de l'édition 2012: «En tout état de cause, même s'il y avait 40 millions  de votes blancs, il faudrait bien que quelqu'un soit élu.» Guy Carcassonne, constitutionnaliste vénéré, France-Info, 8 mai 2012. 39 999 999 bulletins blancs, un vote X: c'est X qui est élu !!!

Lauréat de l'édition 2011: «Ceux qui souhaitent comptabiliser les bulletins blancs ont une idée derrière la tête : démolir la république et l'Etat, mais sans dire au profit de qui ou de quoi.... » Michel Charasse, clown politique que l'on ne présente plus, La Montagne.fr, 19 août 2011.

Le vote blanc en 2019

Européenne

26 mai: 1 076 833 (4,5%)

Rappel

Européennes 2014
792 132 blancs et nuls (4,1%)
Présidentielle 2017

1er tour: 0 944 733 (2,55%)
2nd tour: 4 085 724 (11,52%)

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

1er tour: 0 534 846 (1,44%)

2è tour: 1 568 426 (4,20%)

 

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Le vote blanc en deuil
IL N’A PAS VOULU VOIR CA

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Le 27 février 2013, Henri Caillavet est mort, âgé de 99 ans. Le 28, les socialistes et les centristes se ridiculisaient au sénat en se glorifiant de prendre la mesure électorale la plus inepte, le vote blanc séparé des bulletins nuls mais toujours censuré et toujours invisible dans les bureaux de vote, le citoyen étant encore, pour ces élus, un être mineur, inapte à l’indépendance.

Le sénateur radical socialiste Caillavet, lui, en 1980, avait déposé la proposition de loi la plus complète sur le vote blanc.
Lire les propositions de loi

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Caroline Abadie, 13 juin 2018
 
« TO BE CONTINUED. »
 
 
Olivier Durand. « Expression, vote blanc », c’est la nouvelle collection de l’Association pour la reconnaissance du vote blanc. Elle a pour objectif de poursuivre la réflexion sur l’avancée de la démocratie électorale dans les décennies à venir en prenant le biais du vote blanc. Nous sommes en présence de Madame Caroline Abadie, députée de La République en marche, qui a fait connaître son intérêt et son soutien pour la question du vote blanc. Nous avons souhaité la rencontrer pour qu’elle puisse nous dire comment elle voit cette problématique. Quel intérêt aurait pour vous, Madame la Députée, la reconnaissance du vote blanc ?


Caroline Abadie. Je peux commencer par expliquer quelle est mon histoire avec le vote blanc. Quand nous sommes arrivés pour la première fois dans l’hémicycle, il y a moins d’un an, une première loi visant à restaurer la confiance en la vie politique était soumise à débat à l’Assemblée. Elle passait par toute une série de mesures que je ne détaillerai pas ici parce que vous les connaissez bien afin de donner plus de cadre pour que les politiciens ne retombent pas dans les travers que l’on a connus par le passé. Je précise toujours que c’était pratiqué par une minorité de personnes alors que cela a entaché toute le classe politique. Au milieu de cette loi, en plein débat parlementaire – je crois qu’il était assez tard dans la nuit, vers minuit ou une heure du matin – un amendement arrive sur le vote blanc pour les élections présidentielles. Il avait été déposé par l’opposition. J’ai pris la parole ce soir-là parce que dans l’ADN des Marcheurs – les gens qui adhèrent au mouvement de La République en marche – il y a un fort attachement à la démocratie, à tout ce qui peut être participatif et à tout ce qui peut inciter tout citoyen à s’engager (engagement associatif, citoyen, politique… peu importe à partir du moment où cela remet de l’engagement dans la vie de tout le monde). Tel qu’était formulé l’amendement de notre collègue député Vigier, il m’a semblé que l’on était en présence d’une peau de banane : un piège politique classique du député de l’opposition qui se dit qu’il va mettre tout ce qui ferait plaisir à ses électeurs alors que lorsqu’il se retrouve dans la majorité on ne le fait pas. J’étais donc intervenue pour dire que l’on allait pas voter cet amendement parce qu’il n’était pas raisonnable tel que proposé là. C’est suite à cette prise de parole que j’ai été contactée par France Inter pour m’exprimer sur le sujet. Quand le député Philippe Vigier et moi-même en avons parlé au micro de France Inter, on est tombés d’accord sur le fait que, oui, il faut réfléchir au vote blanc. On ne peut pas laisser grandir comme elle grandit depuis des décennies l’abstention sans réfléchir à comment mieux reconnaître le vote blanc et comment lui donner du poids politique. Pour l’instant on le reconnaît puisque, depuis 2014, on le chiffre, on le distingue du vote nul sans lui donner du poids. Après, cela devient une question très épineuse, qui nécessite beaucoup de réflexion parce qu’il ne faut pas se retrouver dans certaines impasses du type “on annule une élection et on se retrouve sans pouvoir”. Qu’est-ce que l’on fait dans le cadre d’une élection présidentielle ? Est-ce que le président en place continue son mandat ou non en attendant que l’on refasse des élections ? Les candidats ont-ils le droit de se représenter ? Il y a énormément de questions que vous, association militant pour cette cause, avez buché depuis des années, mais moi, depuis un an, je n’ai pas eu le temps de me poser toutes ces questions ni d’y répondre. Je le répète, je suis favorable à ce que l’on prenne en compte cette question et que l’on aille au bout de la réflexion pour voir si quelque chose est réalisable pour endiguer l’abstention par la reconnaissance du vote blanc.


 
Abadie1.jpg
 

OD. C’est une prise de position que nous apprécions et que nous souhaitons voir menée le plus loin possible mais vous n’êtes pas soutenue par l’exécutif. Quand on lit la réponse du ministère de l’intérieur, on s’aperçoit qu’elle est très technocratique. D’où la nécessité de ramener les gouvernements – ce n’est pas un type nouveau de réponse aux questionnements que nous soulevons puisqu’on le retrouve depuis 2000 – à nous faire part de leur vision de l’acte électoral, ce que faisaient les ministères dans les années 90, de Chevénement à Debray. Ces contre-arguments ne nous satisfaisaient pas puisque leur vocation était de démontrer que le vote blanc était néfaste mais cela les amenait à dire ce que pour eux était une élection. Cela nous permettait de voir où était le mal. On nous disait : « Une élection sert uniquement à désigner un vainqueur. » Pour nous, là est l’erreur, de là vient la désaffection de l’électorat. A partir du moment où une élection devient systématiquement utilitariste, je peux ne pas me déplacer parce qu’automatiquement il y aura un vainqueur. En transformant l’élection en opération qui va avant tout arranger les affaires d’états-majors de partis politiques, on comprend que depuis trente ans les électeurs se détournent de ce type de consultations qui n’en sont pas vraiment. Et avec les gouvernements Sarkozy, Hollande et maintenant Macron cela n’apparaît plus. On ne nous rétorque que des aspects très techniques que l’on pourrait résoudre sans problème ; je leur donne la solution s’ils me la demandent. Pour eux, un rien bloque. Si vous reconnaissez le vote blanc, vous allez rendre plus difficiles d’accès des seuils, comme celui-ci pour attribuer le remboursement des frais de campagne ou tel autre pour désigner les candidats qui peuvent accéder à un second tour. C’est pour cela qu’il nous semble que la réflexion doit être relancée et que les parlementaires doivent y contribuer ; pour que dans l’exécutif, dans les états-majors des cabinets ministériels, on se remette à réfléchir sur le sens profond d’une élection.
Vous-même, quand vous voyez venir la réforme de révision constitutionnelle, quelle grande mutation vous apprêtez-vous à défendre ? Récemment, sur le plateau d’une télévision, vous avez été confrontée à une députée et un sénateur LR à ce sujet et seules la limitation des amendements – vous-même avez mentionné l’abus de cette pratique –, la réduction du nombre de parlementaires et l’introduction d’une part de proportionnelle étaient annoncées. Cela suffit-il pour dire que l’on va passer au XXIè siècle, à une nouvelle façon de consulter électoralement les citoyens ? Ou ai-je oublié une mesure fondamentale et très novatrice ?

 

« Le vote blanc me paraît comme un levier »


 
CA. Tout d’abord, pour revenir à la question du détournement des citoyens du fait électoral, la désaffection n’est pas liée seulement au mode de scrutin. Sinon nous aurions eu les mêmes taux d’abstention depuis 1958. Je ne pense pas que ce soit uniquement sur ce levier qu’il faille agir même si je comprends que pour vous il soit important. Si vous avez une réponse technocratique du ministère de l’intérieur c’est qu’eux, baignés dans la machine électorale, ils connaissent toutes les forces et les faiblesses de tous nos scrutins à tous les échelons et je serais incapable de vous répondre sur ces questions parce que je ne me suis pas suffisamment penchée dessus. J’ai juste un intérêt pour la question parce que le vote blanc me paraît comme un levier. S’il n’a pas été actionné depuis des décennies alors que tout le monde est prêt à la voter quand il est dans l’opposition*, c’est qu’il doit y avoir quelque chose de techniquement compliqué. La réforme constitutionnelle fait partie de notre programme sur lequel nous avons fait campagne sur les réformes que nous allons mettre en œuvre. Que je sois la seule à me dire favorable au vote blanc ou que nous soyons des dizaines ou des centaines, il n’en reste pas moins que ce n’était pas spécifiquement dans notre programme. Il ne faut donc pas attendre de nous que nous le fassions passer dans une réforme qui ne l’annonçait pas : qui plus est le faire sans se préparer, ce serait irresponsable. Dans cette réforme constitutionnelle, on limite le nombre d’amendements mais ce n’est pas vraiment comme cela qu’il faut dire. On filtre mieux les amendements qui aujourd’hui sont retoqués parce qu’ils ne sont pas dans le cadre. On ne va pas fixer un nombre, un quota et le principe d’amendement ne sera pas bridé. Et je trouve que la proportionnelle ainsi que le nombre de parlementaires sont des leviers intéressants pour faire évoluer notre démocratie. On essaie de faire bouger certaines choses et ceci on l’avait annoncé dans notre campagne et on va s’atteler à le mener jusqu’au bout.


OD. Prenons l’exemple de la proportionnelle, qui a déjà eu été appliquée notamment à l’époque de François Mitterrand. Pour nous, c’est une réforme du statut de l’élu. Cela arrange les manipulations des partis politiques. L’électeur est prisonnier de la proportionnelle tout comme il est prisonnier du scrutin majoritaire. Si un état-major a décidé – comme cela se passe depuis longtemps pour les élections européennes – qu’il faut recaser un cadre du parti qui a été battu à des élections précédentes, on le place dans les premières positions même s’il ne s’intéresse pas à l’institution dans laquelle il va siéger. On pourrait prendre le cas de Rachida Dati mais bien d’autres aussi. L’électeur de ce courant de pensée peut vouloir voter pour cette liste mais sans pour autant envoyer tous les noms en premières positions. Ce qui permettrait à cet électeur de mieux exprimer son opinion, ce serait le panachage. Il a disparu de
nos consultations nationales depuis un moment, il existait encore jusqu’en 2008 aux élections municipales pour les communes de moins de 3 500 habitants mais depuis 2014, les communes de 1 500 à 3 500 habitants votent comme toutes les autres, c’est-à-dire sans pouvoir modifier le bulletin. On laisse de moins en moins de liberté aux électeurs. Les électeurs cités, avant 2014, pouvaient écrire, barrer. On considérait cet électeur comme quelqu’un de responsable, à qui on fait confiance. Aujourd’hui c’est fini parce qu’on veut un électeur muselé, à qui on ne laisse qu’un choix très limité. Je ne pense pas que la proportionnelle qui vient prévoit la moindre marge de liberté aux électeurs. Si on envisageait cela, on pourrait dire que l’on est en train de concevoir une autre façon d’impliquer l’électeur. Depuis 1913 on n’a plus réfléchi au statut de l’électeur. Pendant trente ans on a dit qu’instaurer dans les bureaux de vote un isoloir et une enveloppe mettrait en danger la démocratie. La loi est passée en 1913 et depuis personne ne s’est plaint de ces innovations. Dans ce que vous me dites, j’ai l’impression que cela va faire progresser sur des points intéressant les élus mais en aucun cas modifier la façon de penser l’électeur.

 
Abadie2.jpg
 

CA. Dix millions d’électeurs qui votent Front National, pas de groupe parlementaire FN, huit députés. Vous croyez que les dix millions d’électeurs qui ont voté Front National trouvent normal que leur courant de pensée – que je combats sur le plan des idées – ne soit pas représenté à l’Assemblée nationale ? Franchement. Je trouve très intéressant votre réflexion sur le statut de l’électeur et j’ai très envie d’en discuter avec vous. Mais dire que rien n’est fait pour que notre démocratie soit un peu plus représentative des courants de pensée qui traversent notre pays, je dis que nous avons le courage de le faire. On va le faire alors que peu l’ont fait. Après, cela ne résout pas le problème de personnes. Les partis politiques envoient aux Européennes les personnes à récompenser dans des cages dorées – je ne sais pas si c’est une récompense ou un piège – même si elles s’y sont très peu intéressées. Cela fait partie des pratiques, cela relève de la responsabilité de femmes et d’hommes politiques d’envoyer quelqu’un qui s’intéresse à l’Europe. C’est ce que nous allons faire. Nous ne sommes pas en train de nous dire qui on récompense ou qui on punit. Jusqu’ici, on s’est toujours demandé si c’était une récompense ou une punition. Très franchement, ce n’est ni l’un ni l’autre ; c’est une mission qui est hautement plus importante que les autres élections. L’élection européenne est la plus importante de toutes puisque l’on sait aujourd’hui qu’il faut réformer l’Europe sinon on va au casse-pipe. Par rapport à ce que vous évoquez, je trouve que l’on en fait beaucoup.


 
OD. Nous ne sommes pas, à l’Association pour la reconnaissance du vote blanc, contre une dose de proportionnelle, voire bien plus importante que celle qui est annoncée – 15%, je pense que le Front National trouvera que ce n’est pas assez - mais on se limite à ceci et ensuite on oublie ce qui concerne directement l’électeur. Cette révision constitutionnelle approche. Il est fort probable que des parlementaires proposeront des amendements relatifs au vote blanc et ils vont être retoqués comme ils l’ont été en juillet 2017. Je ne sais pas si vous-mêmes dans le groupe LREM vous pensez mener une initiative de ce type, mais une fois ce projet de loi adopté, jusqu’à 2022, il n’y aura plus véritablement d’occasions d’en parler. Cela veut-il dire que pour le vote blanc le quinquennat 2017-2022 aura été une page blanche ?


CA. Ce n’était pas dans le premier programme. Mais si le deuxième programme est un copié-collé du précédent, cela ne servira à rien de revenir une deuxième fois au pouvoir. J’ai envie de dire : To be continued.


OD. Merci.

 
* Amendement de Philippe Vigier (LR). Voir la banque de donnée du site vote-blanc@orange.fr

Date de création : 22.06.2018 @ 09:43
Catégorie : -
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Le vote blanc en 2019

Européenne

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Européennes 2014
792 132 blancs et nuls (4,1%)
Présidentielle 2017

1er tour: 0 944 733 (2,55%)
2nd tour: 4 085 724 (11,52%)

Présidentielle (2012)

1er tour : 0 701 190 (1,92%)

2nd tour: 2 154 956 (5,82%)

Présidentielle (2007)

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(De quoi s'agit-il ?)



 
Contre le vote obligatoire
« Lorsque les peuples, il y a cinquante ans, élevaient des barricades et renversaient les gouvernements pour obtenir le droit de suffrage, ils auraient cru à une plaisanterie si on leur avait dit que, par un retour imprévu des choses, les souverains voudraient à leur tour mettre à l’amende ou jeter en prison tous ceux qui n’useraient pas du droit conquis ». thèse signée de Francis Sauvage, intitulée De la nature du droit de vote et soutenue en 1903
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Le livre défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Il démontre que cette évolution est indispensable dans une démocratie qui se veut moderne.
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Comme le volume 1, ce volume défend la prise en compte comme suffrages exprimés des bulletins blancs. Notre république se dit laïque mais c’est une laïcité chrétienne. L’acte électoral est sacralisé et l’électeur profane ne peut y accéder qu’en respectant des formes précises. Le vote blanc qui est une tentative de certains électeurs de s’approprier ce moment démocratique est rejeté parce que sacrilège.
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Bulletins blancs

de Olivier Durand

206 pages
 

 Ce livre prend la suite de celui publié en 1999. Il défend la comptabilisation des bulletins blancs comme des suffrages exprimés. Il présente l'évolution politique en France et ce qui se passe à l'étranger. Présentation

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  A QUOI BON ALLER VOTER AUJOURD'HUI ?
Sous la direction de Olivier Durand     préface d'André Gerin

Questions contemporaines

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE

Le vote utile est devenu une panacée pour les professionnels de la politique. Il faut à tout prix dégager un vainqueur. Et tant pis si l'électeur se sent floué. On commente énormément les résultats électoraux mais on étudie rarement le rôle et les motivations de l'électeur entré dans le bureau de vote. C'est tout l'objectif de ce livre : retrouver l'esprit de l'acte électoral

Préface du livre

Couvertures


 LE VOTE BLANC
Pour un suffrage vraiment universel

Olivier Durand
Préface d'Hervé De Charette

Questions contemporaines

Premier livre sur le vote blanc, cet ouvrage se veut avant tout une synthèse engagée. Il défend sans ambiguïté l'idée qu'il faut aujourd'hui donner plus de poids aux individus à l'occasion des consultations électorales en respectant scrupuleusement leur opinion, et donc en intégrant dans la catégorie des suffrages exprimés les bulletins blancs.

ISBN : 2-7384-7628-7 • 1999 • 240 pagesPrix éditeur : 19,85 €    


  La Lucidité

 de José Saramago

Le livre du Prix Nobel Saramago où le vote blanc est le héros.

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   The probability broach

de L. Neil Smith

 The Probability Broach.jpg

Science fiction américaine publiée en 1980 dans un monde parallèle où le vote blanc (none of the above) va de soi.

Notre analyse du système démocratique présenté dans le roman:


Long résumé du roman: