Texte à méditer :  

VB Association pour la reconnaissance du vote blanc

Il ne suffit pas de combattre l'abstention, il faut faire renaître la participation.

.

   
vote blanc  

[fr]

[en]

Bons conseils

SAUVÉS DE L’OUBLI

Retrouvez les bulletins invalidés dans le département du Rhône aux régionales de 2010 sur le site http://www.bulletinsnuls.fr

Et pensez à aller régulièrement visiter les rubriques 'le vote blanc à l'étranger' et 'Partenaires' qui vous emmèneront hors de France ainsi que la page 'Ils l'ont dit' où vous pourrez lire, en vrac, des pensées de Berroyer, Bourdieu, Raffarin, Dupontel, John Cage, François Bayrou...

http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=99

 

Pour aller vite

+ Découpez votre bulletin blanc
+ Partenaires
+ Petits trucs sur le vote blanc
+ Présentation de l'association et du collectif européen

Si vous voulez approfondir

+ Analyses et prises de position
+ Et Dieu dans tout ça ?
+ Le monde politique et le vote blanc
+ Le vote blanc à l'étranger
+ Littérature et vote blanc
+ Témoignages
+ Vote blanc et élections professionnelles

Le vote blanc en 2010

Régionales

1er tour     756 738 (3,74%)

2nd tour  1 013 554 (4,56%)

 

Rappel

Présidentielle (2007)

 1er tour     0  534 846 (1,44%)

2è tour      1 568 426 (4,20%)

 

 

 

Recherche par un mot clef




Ils l'ont dit

«Ah oui, moi je vote tout le temps blanc. Depuis que j'ai une carte de presse je me suis accordé ce confort personnel qui est aussi une démarche professionnelle de ne pas choisir.» Jean-Michel Aphatie, journaliste, RTL, Les grosses têtes, 4 décembre 2006.

http://videos.lesoir.be/video/iLyROoafte39.html

 

« Le vote blanc, s’il était décompté comme un suffrage exprimé, aurait un poids politique, il réduirait la taille de la victoire alors que l’abstention est politiquement stérile. » Christophe Barbier, L’Express, émission C dans l’air (France 5) du 8 juin 2009 (lendemain des européennes 2009).

 

« Je voudrais évoquer le projet de loi que nous avons étudié en commission des lois, qui vise à comptabiliser les votes blancs. Au bout d'une heure de débat, nous nous sommes aperçus qu'il ne servait à rien de légiférer, mais qu'il convenait de se poser les vraies questions : pourquoi les électeurs votent blanc ? Pourquoi s'abstiennent-ils ? C'est peut-être parce que nous, les partis politiques, nous avons à nous remettre en question sur le bon choix des candidats, sur la lisibilité des programmes et sur l'intérêt que nous devons susciter auprès des électeurs. » Brigitte Barèges, députée, Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, audition de Guy Carcassonne, 29 janvier 2003.

 

« Se rendre dans l’isoloir pour voter blanc est une expression et un acte civique. Les citoyens attendent légitimement sa reconnaissance. Nous portons cette idée. » François Bayrou, Changer de république : un régime politique équilibré. Projets partagés, UDF ; 2002

 

« Sans vouloir faire notre Machiavel ou Hobbes de comptoir, on se demande s’il faut vraiment lui demander son avis à Dupont car on remarque que l’électeur qui dit ‘Tous pourris’ ne vote pas blanc pour autant. Il se dit : ‘Pourquoi voter blanc ? A quoi ça sert de voter à ce moment-là !’… Il raisonne presque comme dans les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio. Le recueil 1995 est en vente dans tous les bons bistrots : ‘On vend des armes aux Africains mais ils finissent toujours par se tuer à coups de machette comme des animaux…’ C’est là un des pièges de la démocratie, elle ne peut rien contre la psychologie infantile qui donne l’impression à Bébert que s’il vote blanc c’est comme s’il jouait au loto ou au tiercé en ne mettant que des zéros… » Jackie Berroyer, Libération, 24 avril 1995.

 

« Il existe même – mais n’existe-t-il pas une association pour toute chose aujourd’hui – une association ‘pour la reconnaissance du vote blanc’. » Christian Bonnet, ancien ministre de l’Intérieur, débat au Sénat, 7 février 2001.

 

« Je suis pour une plus juste répartition des richesses. Je n'aime pas les clivages. La gauche a de bonnes idées, la droite aussi. Et il y en a des mauvaises chez les deux. J'ai voté blanc au second tour de la présidentielle. Parce que ni Nicolas Sarkozy, ni Ségolène Royal ne me convainquaient », Jean-Alain Boumsong, Journal du dimanche, 1er mars 2009.

 

« On ne verra sans doute jamais un ‘philosophe politique’ poser, avec la très grande solennité d’un Heidegger demandant ‘que signifie penser ?’, la question de savoir ‘que signifie voter’. » Pierre Bourdieu, « Le mystère du ministère », page 7, Actes de la recherche en sciences sociales, N° 140, décembre 2001.

 

 

« La question fondamentale, quasi métaphysique, étant de savoir ce que c’est que de parler pour des gens qui ne parleraient pas si on ne parlait pas pour eux ; qui ne peuvent avoir de stratégies efficaces que collectives, et fondées sur un travail collectif de construction et de son expression. On ne peut vraiment sortir de l’addition mécanique de préférences qu’opère le vote qu’en traitant les opinions non comme des choses susceptibles d’être mécaniquement et passivement additionnées, mais comme des signes qui peuvent être changés par l’échange, par la discussion, par la confrontation, le problème n’étant pas celui du choix, comme dans la tradition libérale, mais celui du choix du mode de construction collectif des choix (quand un groupe, quel qu’il soit, a à produire une opinion, il est important qu’il sache qu’il a à produire d’abord une opinion sur la manière de produire une opinion). » Pierre Bourdieu, ‘Le mystère du ministère’, Actes de la Recherche en sciences sociales, décembre 2001.

 

 

« L’indifférence des politiques et des commentateurs à l’égard du million six cent mille électeurs, dont les suffrages ont été comptabilisés et pas pris en compte sous prétexte que le blanc figure sur notre drapeau mais pas dans les urnes, frise la non assistance à citoyen en danger. Un million six cent mille bulletins : davantage qu’Olivier Besancenot. Le jour où le vote blanc ne sera plus enfin considéré comme un vote nul, les mécontents qui l’émettent formeront-ils enfin un parti ? Et si l’on en revient à la proportionnelle, de combien de députés disposeront-ils ? Pour défendre quels programmes ? » Philippe Bouvard, Le Figaro magazine, 19 mai 2007.

 

 

« Le meilleur gouvernement est l’absence de gouvernement. (…) Je ne vote pas. (…) Je pense que pour qu’il n’y ait plus de gouvernement, il serait mieux d’avoir un mauvais président que d’en avoir un qui paraît bon. Et qu’après Ronald Reagan, si nous ne sommes pas débarrassés du pouvoir présidentiel, il faudrait en avoir un pire, pour que nous puissions nous en débarrasser à la fin. » John Cage, « Un entretien aléatoire avec John Cage, Los Angeles, 8 septembre 1987», film From Zero, de Franck Scheffer.

 

 

« Si les deux candidats soutiennent une mesure contre laquelle ma conscience se révolte, je peux poser l’acte politique de ne pas voter ou de voter blanc. » Cardinal Barbarin, Famille chrétienne, 5 mai 2007.

 

 

« … Le Mouvement républicain et citoyen appelle au vote blanc ou nul de préférence à l’abstention : le peuple français, en effet, ne doit pas laisser bafouer la volonté qu’il a démocratiquement exprimée le 29 mai 2005. » Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen, jeudi 14 mai 2009.

 

« On peut comprendre la revendication, formulée par certaines associations, de décompte officiel des bulletins blancs. En effet, il est désobligeant d'assimiler à l'abstention ou à un vote défectueux, le geste d'un électeur qui a fait l'effort de venir voter. » Conseil constitutionnel, Dossier spécial référendum 2005

 

« Déception des citoyens pour leur classe politique ? Mais on pourrait aussi être déçu des électeurs eux-mêmes ! Déception également à l'égard des militants des partis politiques : en septembre 2000, le Conseil constitutionnel a relevé, dans ses observations, la démobilisation des partis politiques, ceux-ci n'ayant pu désigner dans les bureaux de vote des assesseurs en nombre suffisant. » Conseil constitutionnel, Dossier spécial référendum 2005. [Le Conseil constitutionnel ose envisager de remettre en cause l'expression démocratique du peuple !!! On retrouve de façon inquiétante des propos exposés dans le dernier roman de Saramago.]

 

 

« J'ai voté la motion A (Delanoë). Je dois constater qu'aujourd'hui, elle n'existe plus. (...) Dans ces conditions, le vote blanc est à mes yeux le seul sens dans un parti qui n'en a plus, dans le respect de ce que j'ai défendu dans les débats du congrès. Après la tragédie, je refuse de participer à la comédie ». François Cuillandre, maire de Brest, Ouest-France, 19 novembre 2008

 

 

« Je voterai lorsque le vote blanc sera valide. » Albert Dupontel, comédien, Métro, 19 septembre 2006.

 

 “J’irai en juin exercer mon droit de vote pour ces élections, parce que c’est l’un des seuls droits dont je jouisse en tant que femme au Liban. Mais aucun d’entre vous n’aura ma voix, tant que vous ne présenterez pas un programme fondé sur l’égalité entre les sexes. En attendant, je vote blanc” Feminist Collective, Liban, élections mai 2009. Commentaire d'une affiche électorale qu'elles ont détounée parce qu'elles la jugeaient mysogine.

 

« Se résigner à l’immobilisme consubstanciel à l’unanimité sur le terrain majeur de l’Europe sociale et, plus grave encore, sur le terrain fiscal (…) serait se résigner à voir l’Europe se défaire petit à petit. Voilà pourquoi, tout bien réfléchi, je glisserai dans l’urne un bulletin frappé du drapeau européen avec un slogan simple : ‘Pour l’Europe sociale’.

(…) Mon bulletin sera comptabilisé parmi les blancs ou les nuls. Et alors ? C’est une attitude politique forte qui adressera un message clair. » Jean Glavany (ancien ministre de l’agriculture, député PS), Le Monde, 28 août 2004.

 

 

«Et je crois encore à la démocratie. C’est la baise mais, vous savez, quoi d’autre à la place ? Je pense que le Sri Lanka devrait ajouter juste une chose. La prochaine fois que nous voterons, je veux l’option ‘pour aucun des candidats’.» Indi (blogger srilankais), 14 août 2007.

http://www.indi.ca/2007/08/none-of-the-above/

 

 

"Le 7 juin, je serai présent, de blanc je serai vêtu, et blanc je voterai !
Je fais partie de ce pays, j’ai besoin d’un changement, mais je ne peux voter pour aucun de tous ceux qui prétendent être la solution. Ceux-là mêmes qui, trente ans durant, n’ont fait que détruire notre pays à petit feu." Nadim Jamous, libanais, journal L'Orient le jour, 5 juin 2009.

 

« Le vote blanc n’est pas pris en compte, ce qui est anti-démocratique. » Jean-François Kahn, blog Tourner la page, 12 mars 2010.

Il propose huit mesures dont:  "• La prise en compte des votes blancs dans le décompte des suffrages exprimés." Notre commentaire: « Ceux qui sont morts à Valmy ne sont pas morts pour ces votes utiles systématiques dont se contente J-F Kahn (nous n'avons pas de projets construits à vous proposer, nous n'avons pas respecté nos promesses quand nous étions au pouvoir mais votez quand même pour nous). En 1792, ils avaient plus d'ambitions. Ils avaient eu la chance d'entendre Mirabeau et d'autres. J-F Kahn n'est pas Mirabeau.

L'annulation du vote blanc est une décision "anti-démocratique". Entorse aux principes démocratiques qui a toujours paru à J-F Kahn très secondaire, acceptable. A l'Association pour la reconnaissance du vote blanc, nous sommes bien placés pour le savoir. Pour J-F Kahn ce n'est sûrement pas une cause suffisammentmédiatique pour mériter son indignation. Mais maintenant que le MODEM, depuis décembre 2009, a mis le vote blanc au fin fond de son programme, JFK glisse cette revendication dans une liste qui ne mange pas de pain. »

 

 

 "Le vote blanc est la base de notre constitution. C'est l'élémént essentiel qui assure a tous les citoyens un véritable choix. Que vous ayez un candidat préféré ou que vous ne sachiez pas encore à qui faire confiance, le vote blanc assure a tous la capacité de faire entendre sa voix. Pour moins d'abstention et plus de démocratie."

Mathieu Kassovitz, lepost.fr, 9 août 2010.

 

 

"Je dis à ceux qui votent blanc, si vous voulez que votre protestation soit prise en compte, votez pour moi !". Francis Lalanne, Laprovence.com, 6 avril 2009. 

 

 

« C’est le propre des démocraties de ne pas offrir aux électeurs un choix parfait, jugeant dès lors indispensable d’éduquer le citoyen pour l’inciter à choisir entre des candidats qui ne correspondent pas parfaitement à ses aspirations. J’estime que l’introduction du vote blanc aurait pour effet, au contraire, d’encourager les électeurs à la facilité. » Bruno Le Roux, député PS, débat à l’Assemblée nationale, janvier 2003.

Commentaire de l’Association : Orwell, c’est pour toi ! Chers électeurs ‘blanc’, apprêtez-vous à partir pour des camps de rééducation.

 

 

 

« Décider périodiquement, pour un certain nombre d'années, quel membre de la classe dirigeante foulera aux pieds, écrasera le peuple au Parlement, telle est l'essence véritable du parlementarisme bourgeois, non seulement dans les monarchies constitutionnelles parlementaires, mais encore dans les républiques les plus démocratiques. » Lénine, ‘L’Etat et la Révolution’.

 

« La prise en compte des votes blancs dans le décompte des suffrages exprimés. Mais, en même temps, la possibilité de demander à tout justiciable de présenter sa carte d’électeur pour justifier de son civisme, trois abstentions de suite jouant en sa défaveur, devant un tribunal, en cas de sanction. » Extrait du programme présidentiel proposé par la rédaction de Marianne, semaine du 6 janvier 2007.

 

 

«Vous dénoncez une rupture d'égalité dans l'expression du vote blanc, entre les électeurs votant au moyen de machines à voter et les électeurs votant de manière traditionnelle.(…) Si aucune disposition du code électoral ne prévoit expressément que des bulletins blancs soient mis à la disposition des électeurs dans les bureaux de vote qui n'ont pas recours à des machines à voter, rien n’empêche un électeur de voter blanc.Tout électeur peut ainsi mettre dans l'enveloppe électorale un bulletin blanc qu'il aura préalablement préparé ou ne glisser aucun bulletin dans l'enveloppe. Dans ces deux cas, son vote sera comptabilisé comme un vote blanc. » Ministère de l’intérieur et de l’Aménagement du territoire, lettre au Collectif du vote blanc, décembre 2006.     Erreur: les enveloppes vides sont comptabilisées comme des bulletins nuls. Commentaire. Le citoyen français n’est pas victime d’inégalité puisqu’il n’existe pas quand il vote blanc, qu’il y ait une machine à voter comprenant une touche ‘vote blanc’ ou qu’il se trouve dans un bureau électoral à l’ancienne sans bulletins blancs sur la table.

 

« Une chose m'étonne prodigieusement, j'oserai dire qu'elle me stupéfie, c'est qu'à l'heure scientifique où j'écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu'un ou de quelque chose. » Octave Mirbeau, Le Figaro, 1888.

 

"Le vote blanc, c'est un moyen de lutter contre l'abstention. C'est un vote démocratique. Quand quelqu'un fait l'effort d'aller dans l'isoloir, pour voter, tout en indiquant clairement que l'offre politique, le discours politique, le programme politique, ne lui convient pas, c'est un acte démocratique qui mérite d'être reconnu." Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, France 3, 30 janvier 2003.

"If liberty means anything at all, it means the right to tell people what they do not want to hear" George Orwell

 

 

"Les votes blancs seront évidemment comptabilisés (...) Ceux qui n'ont pas envie de voter pour Nicolas Sarkozy ne seront pas obligés de voter pour Nicolas Sarkozy." Valérie Pécresse, au sujet des élections pour la présidence de l'UMP avec un seul candidat. L'Express, janvier 2007.

I

 

«I have a confession to make. For the first time in my life, I spoiled my ballot paper. To be precise, I wrote: "None of the above".» Andrew Pierce, journaliste au Daily Telegraph, 5 juin 2009.

 

 

Raffarin était déjà Raffarin avant Matignon : « En ce qui concerne le vote blanc, je reviens au débat que nous avons eu hier soir et qui s’est clos avec l’intervention talentueuse de notre ami le président Arthuis. Celui-ci a repris une expression que j’avais moi-même employée, ainsi que M. de Broissia, en disant qu’il ne fallait pas opposer la République d’en haut et la République d’en bas. (…) Ce que nous voulons dire, c’est que, dans la République, l’énergie et l’influence peuvent partiraussi bien d’en bas que d’en haut. C’est la même République ! C’est à la fois une République attentive à son terrain et à son citoyen et une République susceptible de donner des instructions, des directives. Par conséquent, ce qui m’importe dans cette affaire de vote blanc, c’est la responsabilité du citoyen et, de ce point de vue, je serais assez défavorable à cet amendement. En effet, pour ceux qui défendent l’humanisme libéral, par opposition à ceux qui se réclament du matérialisme déterministe, au fond de tout, il y a le libre arbitre, ce qui signifie pour le citoyen la faculté de faire ses choix. Pour nous qui ne suivons ni M. Freud avec son inconscient, ni M. Marx avec ses classes sociales, ni le biologisme avec l’équation génétique, nous sommes libres, rien ne nous prédestine. C’est cette liberté qui fonde notre confiance en l’homme. Cela suppose à la fois le libre choix et l’engagement. » Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, débat au Sénat, 7 février 2001.

Commentaire de l’Association : C’est quand un électeur ne peut pas sortir du cadre imposé par les partis qu’il perd l’exercice de son libre arbitre. Jean-Pierre Raffarin devrait lire plus attentivement son quotidien préféré : « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur. » Ce sont les citoyens qui font la République et non une entité républicaine supérieure qui tient par la main les faibles citoyens. C’est à un vibrant hommage du paternalisme politique que s’est livré notre sénateur. Et quand on entend resurgir les vieux épouvantails illustrant les fantasmes de la droite conservatrice à l’époque de l’Union soviétique – matérialisme déterministe, freudisme, marxisme, et même s’il écarte d’un revers du petit doigt la sociobiologie de Wilson conotée Front National – on ne peut pas ne pas voir la dimension pétainiste de ce raisonnement.

 

 

« Le peuple Anglois pense être libre, il se trompe fort, il ne l’est que durant l’élection des membres du Parlement ; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien. » Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social.

 

 

 

« L’isoloir, planté dans une salle d’école ou de mairie, est le symbole de toutes les trahisons que l’individu peut commettre envers les groupes dont il fait partie. Il dit à chacun : « Personne ne te voit, tu ne dépends que de toi-même ; tu vas décidé dans l’isolement et, par la suite, tu pourras cacher ta décision ou mentir. » Il n’en faut pas plus pour transformer tous les électeurs qui entrent dans la salle en traitres en puissance les uns pour les autres. (…)

Sans doute y a-t-il au fond de nous-mêmes des exigences et des protestations, mais, faute d’être entérinées par les autres, elles s’écrasent en nous laissant des ‘bleus à l’âme’ et un sentiment de frustration. (…) » Jean-Paul Sartre, Elections, piège à cons.

 

 

« Dans la mesure où tout se professionnalise en politique, ne faudrait-il pas professionnaliser l'électeur ? » Pierre-Louis Seilier, politologue à l’IEP d’Aix, 24 mai 2009, La Provence.com

 

"Ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes." Joseph Staline

 

« La République n’est qu’une monarchie absolue, car peu importe que le souverain s’appelle Prince ou peuple : l’un et l’autre sont une ‘Majesté’. » Max Stirner, L’unique et sa propriété, 1845.

 

« Dans une république tous sont maîtres, et chacun tyrannise les autres. » Max Stirner, L’unique et sa propriété, 1845.

 

 

« Aujourd’hui, l’UMP, dont je fais partie, a posé clairement le problème. Après une convention sur les Institutions, que j’ai moi-même co-organisée, nous avons statué dans le sens d’une reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé. Une profonde réforme institutionnelle doit donc voir le jour au lendemain de l’élection présidentielle. C’est au travers de telles décisions que nous rendrons ses lettres de noblesse à la politique française, ce qu’aujourd’hui Nicolas Sarkozy et toute l’UMP s’efforce de faire. » Eric Woerth, actuel secrétaire d’Etat au budget, député-maire de Chantilly, lettre datée du 15 décembre 2006.

Dont acte.


Date de création : 11.09.2006 @ 12:12
Dernière modification : 10.08.2010 @ 10:46
Catégorie : Petits trucs sur le vote blanc
Page lue 3721 fois


Prévisualiser la page Prévisualiser la page     Imprimer la page Imprimer la page

react.gifRéactions à cet article


Réaction n°6 

par riAtlov le 02.09.2010 @ 08:56

Il est évidemment fondamental que le vote blanc soit jugé comme recevable, c'est-à-dire qu'il soit, dans les urnes, compté comme une opinion exprimée et non comme une erreur, un oubli, une négation, une abstention politique. C'est le choix de dire : "Aucun des choix proposés ne me convient... J'ai fait l'analyse des idées, des personnalités, des programmes, et rien, dans ceux-ci, ne me parait ni représenter mes propres idées, mes propres aspirations, rien ne me paraît porter des valeurs dignes ou susceptibles d'apporter à la société un bienfait quelconque ou, bien au contraire, je suis certain que ces options nuiront à cette société." Mon bulletin "blanc" n'est pas un non choix, une pleutrerie, une absence d'opinion ou un renoncement : il est un réel engagement de citoyen.
C'est un choix et il n'est pas à démontrer qu'il est tout à fait digne d'être reconnu. Même bien plus digne, peut-être, que beaucoup de votes "exprimés" dont le motif parfois est la haine, le suivisme partisan, l'ignorance, le dépit ou que sais-je..., mais votes qui cependant font le fonds de candidats, de partis...

Pour conduire une automobile, il convient de se former et d'obtenir un permis ; pour chasser, de même... Mais pour pouvoir voter, rien de cela. Aucune formation véritable et sérieuse, aucune connaissance élémentaire requise de la vie publique, sociale, des institutions... C'est un ancien élu local qui vous le dis : combien d'électeurs savent, par exemple, en quoi consistent les attributions, le travail d'un conseiller municipal, voire d'un maire ?, ...quels sont leurs devoirs ?...
Et, au droit de vote : aucune contrepartie. Rien qui incite (sans parler d'obligation) à s'intéresser vraiment à la vie locale ni même à l'existence de ses voisins, à participer à la vie associative ou à donner son opinion sur quoi que ce soit. Curieuse démocratie qui veut qu'une fois un bulletin déposé dans l'urne, on s'en remet (pieds et poings liés, en somme) à celui qui n'a peut-être été que le plus habile à ce faire élire... Et non pas le "meilleur" pour la collectivité.

C'est justement à ce niveau communal que la reconnaissance du vote blanc serait la plus fructueuse. Quelle que soit la taille de la commune. Pouvoir dire à des élus : "Vous avez été élus non pas pour faire ce que vous vouliez, mais pour diriger la ville, le village, c'est-à-dire pour apporter à TOUS des conditions, matérielles, sociales, éducatives, culturelles... favorables à leur vie, non pas pour privilégier certains au détriment d'autres ; vous avez été élus pour gérer, développer la ville et non pour favoriser vos intérêts propres ou ceux de vos amis ; vous avez été élus pour que des capacités, des compétences servent au bien collectif. Eh bien, nous avons estimé que vous, votre programme d'idées, d'intentions n'apportiez pas toutes les garanties que nous attendons d'un élu pour mener cette tâche à bien et nous avons exprimé cette défiance par un bulletin "blanc". Vous avez néanmoins été élus et nous respectons cette "règle du jeu démocratique", mais une partie (qui peut être très nombreuse) de la population, celle qui s'est exprimée par ce vote "blanc", reste en veille et sera attentive à ce que les intérêts de la ville, de la population soient respecté, garantis, à ce que leurs besoins soient couverts".

Arrivés à ce point, il convient de coupler la "reconnaissance du vote blanc" à une autre mesure politique : le référendum d'initiative populaire. En effet, des élus, l'ayant été par une majorité courte de la population avec une proportion parfois importante de suffrages "blancs", se verraient confrontés au "contrôle" de la population : "Oui, vous avez été élus, mais nous possédons le droit (et le devoir !) citoyen de ne pas accepter, du seul fait de cette élection, des décisions, des projets, des réalisations qui nous sembleraient contraires à l'intérêt général... Nous demandons donc que ces décisions, ces projets soient soumis à référendum."

Ce type de référendums n'est pas une complication pour la vie politique, il n'est que la possibilité pour le citoyen de rester attentif, en veille, de s'exprimer de façon responsable dans la vie publique. Bien des "dérapages", bien des "dérives" de gestion politique pourraient ainsi être évités.

Et si le mot démocratie a réellement un sens, on peut le trouver de façon évidente dans ces deux idées de vote blanc et de référendum d'initiative populaire. Une démocratie évidente, fondamentale, véritable et permanente.
• Éri Atlov


Réaction n°5 

par Fred le 18.05.2009 @ 02:23

Pourquoi voter blanc puisque le vote blanc n'est pas pris en compte, voire même pas différencié du nul ? Autant ne pas perdre son temps à aller voter, plutôt que de voter blanc. Il semble que lorsqu'il y a moins de 60% de votants, ça chagrine nos chers médias...


Réaction n°4 

par Alain le 20.05.2008 @ 01:06

EXEMPLE TYPIQUE DE QUELQU'UN QUI ECRIT SANS AVOIR PRIS LA PEINE DE LIRE. A QUOI BON FAIRE UN SITE AUSSI FOURNI SI C'EST POUR RECUPERER DES REMARQUES DE CE TYPE ? SI L'AUTEUR DE CES LIGNES LIT LES PROGRAMMES DES CANDIDATS COMME IL LIT CE SITE, CELA EST INQUIETANT.

Ce n’est pas pour mettre un bulletin de vote dans une urne que nos ancêtres se sont battus, mais pour qu’on puisse exprimer nos choix, dans les limites de ce qu’on nous propose.
Tout d’abord, n’oublions pas que le vote blanc est pris en compte pour le taux de participation (ce qui n’est pas rien).
Prendre PLUS en compte le vote blanc, c’est accepter que s’il gagne l’élection, il n’y ait pas d’élu… Mais alors, o­n fait quoi ? Et o­n fait quoi si ça se répète ? Je ne pense pas que cette optique soit institutionnalisable ! Si prendre en compte le vote blanc c’est juste changer les pourcentages, je ne vois pas l’intérêt, le nombre de voix reçues sera toujours le même !

Les gens o­nt mille interprétations de leur vote blanc, la plus logique est "ce que vous me proposez ne me convient pas, je vous mets tous dans le même panier, il n'y a pas de choix". Pour autant, elle ne représente pas tous les votes blancs.

Comment voudriez-vous que le vote blanc soit pris en compte ? Que faire s’il gagne l’élection ? Quel impact cela doit avoir sur les candidats ou les programmes (ils doivent faire du clientélisme pour récupérer les votes blancs ? Ne vont-ils pas perdre leurs électeurs d’origine ? Comment rassembler les votes blancs des anarchistes ou des monarchistes ou de toutes les multiples façons de ne pas être d’accord avec les candidats présentés ? )

Le problème est plutôt un problème de manque de candidat plutôt qu’un problème de vote blanc. Mais en quoi voter blanc va générer des candidats ?

On répète que le vote blanc n’est pas pris en compte et que si c’était le cas notre démocratie serait plus forte… Je ne vois toujours pas comment.

Je comprends qu’on puisse voter blanc parfois, surtout si les candidats sont du même parti, o­n peut même s’abstenir, mais au premier tour des élections, il y a toujours un peu de choix, et si le scrutin est proportionnel, o­n ne peut que voter !

Il faut faire des choix, c’est pour cela que nos ancêtres se sont battus !

Et, si j’étais “candidat mauvais comme vous dîtes qu’ils sont tous”, que je sois élu avec 10% des voix ou avec 38% ou 52% ne changerait rien à mes convictions. D’un point de vue mathématiques, cela ne change rien, c’est toujours le même nombre de voix !!!
Si telles sont les institutions, je suis élu, je défends mes idées, le reste, c’est du vent !

Je crois qu'on a tous fantasmé sur l'effet que pourrait avoir le vote blanc sur les consciences etc. etc. Je ne vois aucune institution qui pourrait vraiment générer ce changement... C'est changer pour changer, avec l'espoir que cela change vraiment les choses... mais cet espoir n'a pas de fondement, selon moi...


Réaction n°3 

par cyrilkebek le 22.04.2007 @ 00:21

Les candidats doivent nous montrer quelque chose : qu’ils aiment la démocratie française, qu'ils posent le peuple garant de la démocratie en lui donnant le pouvoir de contester, rejeter ses (futurs) représentants.

  

Vote blanc majoritaire !

Election à refaire !

Vote blanc majoritaire !

Président illégitime !

 

Démocratie sans débat !

Citoyens sans voix !

Démocratie sans débat !

Candidats sans voix !

Vote blanc blanc blanc !

 

Le vote blanc, o­n l'a pas !

Le vote blanc, o­n va l'prendre !

 

Vote blanc ! Vote sanction !

Politicards ! Au placard !

 

 

Et imaginez que vos voisins commencent à reprendre vos slogans, puis d’autres, puis de plus en plus…un véritable effet papillon !

 

A peu près 1 500 000 électeurs o­nt voté blanc au second tour de 2002, donc...

 

Le vote blanc, la Bastille du 22 avril 2007 !

 

 

 


Réaction n°2 

par sosilkao le 19.04.2007 @ 19:34

Apathi est vraiment un CHARLOT


Précédent

1 / 2

Suivant

[ 1 ]  [ 2

Le collectif européen

 

L’EUROPE DU

VOTE BLANC

S’UNIT

Siège à Bruxelles

http://www.cevb.org

 

 

 Le collectif réclame  l'obtention par les députés européens du vote blanc lors de l'élection du président de la Commission (lire notre échange épistolaire avec différents responsables au Parlement de Strasbourg en première page du site en cliquant sur le lien ci-dessus) et la mise à disposition des électeurs de bulletins blancs lors des élections européennes.

 

Notre bibliothèque

Bulletins blancs

206 pages
 

Couverture.jpg

 
Ce livre prend la suite de celui publié en 1999. Il défend la comptabilisation des bulletins blancs comme des suffrages exprimés. Il présente l'évolution politique en France et ce qui se passe à l'étranger.
 

 

livre A quoi bon aller voter aujourd'hui ?
Détail de l'ouvrage

A QUOI BON ALLER VOTER AUJOURD'HUI ? Sous la direction de Olivier Durand ; préface de André Gerin

rectoverso Questions contemporaines

ACTUALITÉ SOCIALE ET POLITIQUE

Le vote utile est devenu une panacée pour les professionnels de la politique. Il faut à tout prix dégager un vainqueur. Et tant pis si l'électeur se sent floué. On commente énormément les résultats électoraux mais on étudie rarement le rôle et les motivations de l'électeur entré dans le bureau de vote. C'est tout l'objectif de ce livre : retrouver l'esprit de l'acte électoral

http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=315

http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=335

 

 

livre LE VOTE BLANC
Détail de l'ouvrage

LE VOTE BLANC
Pour un suffrage vraiment universel

Olivier Durand
Préface d'Hervé De Charette

Questions contemporaines

Premier livre sur le vote blanc, cet ouvrage se veut avant tout une synthèse engagée. Il défend sans ambiguïté l'idée qu'il faut aujourd'hui donner plus de poids aux individus à l'occasion des consultations électorales en respectant scrupuleusement leur opinion, et donc en intégrant dans la catégorie des suffrages exprimés les bulletins blancs.

ISBN : 2-7384-7628-7 • 1999 • 240 pagesPrix éditeur : 19,85 €

 

La Lucidité

de José Saramago

Le livre du Prix Nobel Saramago où le vote blanc est le héros.

Saramago, José : La Lucidité  (Livre) - Livres et BD d'occasion - Achat et vente

Lire notre commentaire du livre

www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=106

 

The probability broach

de L. Neil Smith

The Probability Broach

Science fiction américaine publiée en 1980 dans un monde parallèle où le vote blanc (none of the above) va de soi.

http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=4348

   up  Haut  up  

Site fonctionnant sous GuppY v4.0.3 - Licence Libre CeCILL - © 2004-2006

Page chargée en 0.17 seconde