Nous lui demandons de réfléchir aux élections qui ne voient en lice qu’un seul candidat ou qu’une seule liste et pour lesquelles le vote blanc pourrait être comptabilisé comme un suffrage exprimé. Il nous répond tout à côté et ne nous parle que de seuils. HORS SUJET !!!!
Lire après la lettre notre commentaire.



A FORCE DE NE PAS ECOUTER LES SIMPLES CITOYENS
A la rentrée, la France entrera dans le vif de la campagne présidentielle. Dans moins d’un an une nouvelle équipe s’installera au pouvoir. Des observateurs craignent que le choix final ne se résume en un duel entre l’extrême droite et l’extrême gauche. Les raisons qui expliquent que ce risque est réel sont multiples. Ici, nous abordons celle selon laquelle serait répandu le sentiment que la base est dédaignée par l’élite. Nous aimerions pouvoir montrer que ce reproche est exagéré et que chaque composante du gouvernement fait au mieux
Malheureusement, l’expérience que nous venons de connaître avec le ministère de l’Intérieur fait que les bras nous en tombent et nous pousse à nous poser la question : Sont-ils incompétents ou nous méprisent-ils ?
Tout part des municipales du mois de mars. Une réforme impose aux communes de moins de 1.000 habitants de présenter des listes mixtes et complètes – ou presque complètes. Le panachage qui était pratiqué jusque-là est supprimé. Beaucoup de ces villages n’arriveront pas à proposer plus d’une liste. L’Association des Maires de France recense que sur la totalité du territoire, environ 23.700 communes sont dans cette situation. La frustration se répand, le taux de participation au niveau national baisse très sensiblement.
Contrairement à certains parlementaires, nous ne pensons pas que revenir sur la réforme de mai 2025 (listes mixtes) soit la bonne réponse. Nous écrivons donc au ministère de l’intérieur pour soumettre à son expertise et à sa sagacité une idée : que pour toute élection (législative, municipale…) où un seul candidat ou une seule liste est en lice, le vote blanc soit exceptionnellement compté comme un suffrage exprimé. Cela aboutirait à des résultats plus significatifs et instructifs que ceux enregistrés dans de telles situations et permettrait à plus de citoyens de se sentir entendus..
Le 16 juin, nous recevons la réponse du ministère signée par le ministre lui-même : Laurent Nunes. Il ne répond pas du tout à cette proposition et nous ressert les arguments habituels de la place Beauvau contre le vote blanc en général : il ferait monter les différents seuils (pour avoir un élu, pour accéder au second tour, pour obtenir le remboursement des frais de campagne…). Autant de mauvaise foi. Si M. Nunes est si soucieux de la représentativité des petites formations, pourquoi maintient-il le seuil pour avoir un élu aux européennes à 5% alors que l’UE dit que l’on peut le baisser jusqu’à 2% ?
Pourquoi méritons-nous une réponse aussi désinvolte et vexatoire ? Nous reposons la question : incompétence ou mépris ?

